RSS
RSS



 
AccueilRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
LA SSR RECRUTE !

SSR recrute des membres, 25$ seront offerts aux nouveaux à la SSR
Scénarios attendus

Carol Danvers, Vladimir, Dominic Fortune, Elyanna Skowalski,
Richard Rider & Alexi Shostakov sont très attendus.

Partagez|

Our youth has been stolen from us || Maggie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Voir le profil de l'utilisateur

MISSIVES : 127
FT. : Kit Harington
AKA. : Le Botaniste
CLASSE : Classe 2
STATUT CIVIL : Célibataire.
LOCALISATION : Manhattan, près de Central Park
MULTIFACE : Jessica Drew & Angharad Glanmor
COPYRIGHT : ROGERS. (ava)
DATE D'ARRIVÉE : 12/02/2018


Message Sujet: Our youth has been stolen from us || Maggie Jeu 31 Mai 2018, 22:56


Maggie & Christian

Our youth has been stolen from us


10 septembre 1945, fin d'après-midi.

Il y a tant de choses qui se sont produites durant ces derniers jours. Les incidents ou attentats de Time Square font beaucoup parler d’eux dans les médias. S’il n’y avait que ça alors je me porterais bien. Certes, j’étais présent là-bas mais je ne me sens pas du tout concerné par les dégâts qui ont été causés et je m’en suis sorti sans trop de dommages bien qu’ayant rencontré pas mal de difficultés. J’ai été chanceux dans ma malchance ce jour-là bien que mon pot de fleur soit resté à Time Square, ça, c’est assez tragique.

J’étais donc en train de lire le journal qui parlait majoritairement de ces attentats, pour reprendre leurs mots mais ce qui m’inquiétait, c’était un petit article me concernant dans la rubrique faits-divers. Visiblement, ma petite personne fait beaucoup parler, pas pour me déplaire. Cependant, je ne peux m’empêcher de penser qu’il s’agit de la jeune femme rencontrée quelques semaines plus tôt qui tentait d’exposer ma petite affaire au grand jour. Je n’en ai aucune certitude puisque je ne connais pas son nom et c’est bien là mon erreur, mais je me souviens l’avoir surprise à me photographier durant un échange, les photos auraient pu être commentées de n’importe quelle manière que ma réputation en aurait pris un coup, si je ne m’étais pas chargé de récupérer la pellicule à temps. Je l’avais pourtant mise en garde. A en lire cet article rien ne semble compromettre ma personne et ma réputation, ni ma famille d’ailleurs, mais je prends ça comme une sorte de provocation.

J’ai décidé de mettre un terme à ce petit jeu car contrairement à elle, j’ai de quoi la faire chanter. De mon côté, j’ai détruit toutes les preuves de ce qu’elle pensait avoir découvert ce jour-là mais je n’ai pas manqué de me renseigner sur elle. Je ne connais pas son nom, mais je sais ce qu’elle est vraiment. L’un de mes hommes l’a suivie et m’a rapporté ces faits : la jeune femme est une mutante. Elle est comme moi et en cela, je ne peux qu’avoir pitié d’elle puisqu’elle doit en avoir souffert voire en souffrir encore aujourd’hui. Elle pourrait en souffrir davantage si j’exposais la vérité à son sujet, preuve à l’appui. C’est pour ça que je veux la rencontrer aujourd’hui, histoire de mettre les choses au clair. Aucun article sur moi, pas même pour faire mon éloge, et son secret sera bien gardé par mes soins. Tout ce qui sera rédigé de sa plume au sujet de ma famille et de l’entreprise de mon père devra avoir été préalablement consenti par ma personne. Voilà les conditions que je veux lui proposer.

J’attends donc devant la sortie des bureaux de ce fameux journal pour lequel elle travaille d’après mes sources. Je l’attends afin de discuter avec elle, calmement dans un premier temps. Aussi jolie soit-elle, elle doit savoir qu’on ne joue pas avec un Abbott, du moins pas avec moi. Le journal sous le bras gauche, et une rose blanche dans ma main droite, je lui fais signe lorsque je la vois enfin sortir.

« Mademoiselle. »

Je lui adresse un sourire de manière à ne pas l’intimider et ne surtout pas la faire fuir.

« Permettez-moi de vous emmener boire un café, j’ai à vous parler. »

Je lui tends la fleur, peut-être se sentira plus apaisée de cette manière et moi, j’aurai de quoi me défendre si jamais.
AVENGEDINCHAINS
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://ashesanddusts.forumactif.com/t806-maggie-owens-but-i-ve-l

MISSIVES : 49
FT. : Alicia Vikander
AKA. : Caleum
STATUT CIVIL : Célibataire
LOCALISATION : New-York
MULTIFACE : Aucun
COPYRIGHT : Avatar : dandelion, signature: astra
DATE D'ARRIVÉE : 26/05/2018


Message Sujet: Re: Our youth has been stolen from us || Maggie Lun 11 Juin 2018, 15:08


Maggie & Christian

Our youth has been stolen from us


10 septembre 1945, fin d'après-midi.

L’attaque de Time Square avait laissé des marques indélébiles. La guerre n’était pas terminée. L’horreur et l’effroi jaillissaient à nouveau et tendaient à faire de nouvelles victimes. Entraînant dans leurs méandres des injustices nouvelles desquelles des familles seraient décimées. Ainsi était-ce ce nouveau monde. Celui duquel nos ancêtres aspiraient au meilleur, implantant des colonies de-ci de-là cette nouvelle contrée, pour finalement rejoindre tout ce qu’ils avaient fuit. L’Humanité n’aurait de cesse que de chercher à étendre son pouvoir sur les uns et les autres. Elle ne s’arrêterait jamais et chercherait de plus en plus à infliger ses injustices partout. Le répit en devenait presque inaccessible, ou il l’était déjà. Et ceux qui désiraient survivre devraient se contenter de souffrir en silence et d’accepter leur solitude pour y entrevoir l’espoir d’un meilleur. Comment cela pourrait-il fonctionner sans accalmie ? Comment l’esprit humain pourrait-il aller en avant pour parvenir à construire de nouveaux élans ? Comment l’imaginaire serait à même d’y parvenir alors que le monde était cendres et poussières ? Je me laissais berner par les ombres, m’y réfugiais tant ces dernières me paraissaient épaisses au point de m’empêcher d’entrevoir la lumière par delà. Tout était perdu d’avance. Et ce que j’étais à même de pouvoir façonner m’échappait de plus en plus. Cette force à l’intérieur m’oppressait, m’étouffait, si bien que mes cauchemars n’en devenaient que plus violents et féroces. Je n’osais dormir par crainte de m’éveiller dans les décombres de l’immeuble dans lequel je vis. Craignant pour la vie autour de moi, pour ces âmes, qui, deviendraient mes victimes alors que je ne le désirai pas. J’étais un monstre et un danger. Comment vivre dans cette optique ? Comment avancer ? June demeurait mon espoir, alors que son visage se dessinait dans la poussière de mon appartement. Il souriait comme elle avait l’habitude le faire, mais ce dernier tendait à s’effacer de plus en plus, prenant des allures de reproches dans lesquels l’oubli et l’amertume se mêlaient sans retenue. Mon visage se crispe devant ce spectacle et mon effroi m’enveloppe autour de cette bulle poussiéreuse qui creuse de plus en plus le fossé entre le monde et moi. Comment m’en sortir ? La solitude me guette comme un adversaire de taille, le même, qui émacié mon visage et le creusait de plus en plus. L’aboiement à mes côtés effondre le mur de poussière. L’écrasant au sol comme si il n’avait jamais existé alors que mes yeux rejoignent la boule de poil qui jappe un peu plus encore. Andros a faim, il ne manque pas de me le rappeler et certainement était-il celui qui m’obligeait à prendre conscience de la réalité. Me redressant péniblement, j’ose le rejoindre pour une étreinte entre maîtresse et chien avant de lui promettre silencieusement de m’en sortir pour lui.

Mes pas me guident jusqu’au journal. Mes sens endormis ne cherchent même pas à partager des tirades avec certains de mes collègues. Je m’isole. Un journal traîne cependant, m’obligeant à en tirer quelques informations. Mais rapidement, mes doigts se crispent devant les témoignages, m’obligeant à refermer derechef l’ouvrage. Je ne peux en lire plus. Je ne veux pas le faire, tant la douleur m’en devient atroce. Mes yeux se ferment et j’inspire profondément dans l’espoir de retrouver contenance. Mes poings se serrent davantage et je crains déjà de perdre pied. Me faut-il me ressaisir en vitesse. Trouver un sujet, n’importe lequel, qui puisse me sortir de cette torpeur. Mes yeux s’ouvrent à nouveau et reprennent cette fois ci un fil de lecture par la fin du journal. Mes doigts s’arrêtent devant l’article. Frôle doucement certains mots pour appuyer les émotions que j’ai voulu leur apposer au moment de la rédaction. Ce temps me paraît si éloigné alors qu’il n’est pas révolu. Des bribes de conversations rejaillissent dans ma mémoire et son visage à lui se dessine distinctement. L’homme n’était pas un inconnu de la ville, son nom n’est pas l’un de ceux qui passe inaperçus et pourtant, je n’avais pas hésité à le suivre. Ma fougue m’avait trahi le temps d’un cliché, et même si il pensait l’avoir tari, il n’y avait aucun cliché. Aucune photographie comme entendu, de simples mots, desquels rien n’étaient véritablement exposés par faute de preuves. A cette pensée, mes yeux se redressent, presque attentifs aux diverses silhouettes qui se meuvent autour de moi. Il est étrange qu’il n’ait pas envoyé de message. A moins qu’il n’ait lu l’article ou bien que cela lui importe peu. J’opte pour la seconde option alors que j’ose investir mes pensées à une prochaine mission le concernant. Si le monde devait être injuste alors je n’étais pas prête d’en faire partie. Ainsi trouvai-je le sujet qui me permit de continuer ma journée sans craindre de représailles en raison de mes capacités.

Le temps en vint à me surprendre, tant l’écriture me prenait une nouvelle obsession à ce sujet. La voix de l’un de mes collègues m’informa qu’il était l’heure de quitter l’espace. J’obtempérai comme de coutume et me redressai de ma chaise pour rejoindre les extérieurs. Les bras chargés de nouvelles instigations, mon regard se redressa vivement au moment de cette appellation. Essuyant un léger sursaut, mes yeux rencontrèrent ceux du jeune homme et furent quelque peu étonné par sa présence.

- Monsieur Abbott.

Mes pieds se plantent devant lui sans appréhender les environs. Cela ne m’aurait pas étonné que certains de ses hommes soient postés dans divers recoins pour assurer sa sécurité. Mon regard n’en devenait que plus intrigué à mesure que je retrouvai des galanteries masculines propres à cette époque. Néanmoins, mon éducation m’obligea à tendre ma main libre pour me saisir délicatement de la rose qu’il me tendait.

- L’attention est délicate, merci. Il me semble que je ne sois en mesure de vous refuser quoi que ce soit.

Mon ton était propre à cette méfiance que je gardais intacte. D’autant plus que cet homme était un véritable mystère pour moi, dans la mesure où il était très difficile de comprendre si sa gentillesse était bon ou mauvais signe. Aussi m’enquerrai-je de suivre le chemin qu’il nous présentait sans pour autant en oublier la raison de sa présence.

- Je n’avais pas imaginé une seule seconde qu’un article vous aurez présenté directement à moi. Les termes ont pourtant étaient bien remplis, aucun cliché.

Mon rappel faisait écho à la conversation que nous avions eue au préalable. Conversation qui nous avait amené vers ce présent et donc vers cette rencontre dont je ne savais quoi en penser.

AVENGEDINCHAINS


† 'm bleeding out, said if the last thing that I do. Is to bring you down, I'll bleed out for you. So I bear my skin and I count my sins I'm bleeding out for you
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur

MISSIVES : 127
FT. : Kit Harington
AKA. : Le Botaniste
CLASSE : Classe 2
STATUT CIVIL : Célibataire.
LOCALISATION : Manhattan, près de Central Park
MULTIFACE : Jessica Drew & Angharad Glanmor
COPYRIGHT : ROGERS. (ava)
DATE D'ARRIVÉE : 12/02/2018


Message Sujet: Re: Our youth has been stolen from us || Maggie Ven 15 Juin 2018, 01:23


Maggie & Christian

Our youth has been stolen from us


10 septembre 1945, fin d'après-midi.

Lorsque l’on me demande si voir mon nom dans la presse me fait plaisir, je ne peux m’empêcher de sourire. Bien sûr que oui, je suis bien trop fier pour ne pas apprécier de voir que l’attention de certains journalistes se porte sur moi. Je suis également partagé avec ce sentiment de paranoïa. Mon affaire secrète est quelque chose que je me dois de préserver et seul le bouche à oreille peut se charger d’en faire la publicité. J’ai toujours fait en sorte que mon nom ne soit jamais associé à Ira pour des raisons évidentes de succession. Le jour où je serai finalement à la tête des laboratoires de la famille, les choses pourront devenir plus officielles et légales, je le sais. J’ai toujours peur de découvrir mon nom dans le journal qui serait associé à cette affaire. Seul le Botaniste peut être mis en cause.

Lorsque je me sens en danger, je n’ai qu’une seule et unique réaction : tenter de me débarrasser de la source de ce danger. Cela avait donc été le cas pour cette jeune femme, cette journaliste qui m’avait mis dans une sale posture. Elle est bien chanceuse malgré tout puisque je ne suis pas le genre d’homme à m’en prendre à une femme, du moins pas sans y réfléchir à au moins deux ou trois fois. J’ai moins de scrupules lorsqu’il s’agit d’un homme, allez savoir pour quelle raison. Cette femme doit donc s’estimer heureuse et je tâcherai de le lui rappeler. Pourtant, la voilà à commettre la deuxième erreur. Pour moi, cet article est de trop, même si je n’ai pas la certitude qu’elle en est l’auteur, mon instinct me pousse à vouloir vérifier cette information auprès d’elle. Rien de compromettant n’est cité dans cet article, tout semble s’accorder avec tous les articles que j’ai souvent lu à mon sujet, pourtant, ce matin, j’ai décidé que cet article ne me plaisait pas. La laisser écrire cet article bien qu’innocent pourrait lui procurer une certaine confiance pour finalement s’engager dans un sujet bien plus compromettant, si tant est qu’elle soit effectivement l’auteur de ces mots. Mon instinct me trompe que très rarement.

Pour ces raisons peut-être injustifiées je me suis donc rendu au pied du lieu de travail de cette jeune femme. Les choses n’ont visiblement pas été suffisamment claires. Aucun cliché n’a été publié, certes, mais je vois cet article comme un affront, à moins que ma paranoïa ne me joue des tours. Lorsqu’elle finit par sortir et que je m’adresse finalement à elle, je me retiens de grimacer lorsque je l’entends prononcer mon nom. Evidemment qu’elle sait qui je suis, mais ça me conforte dans cette frustration de ne même pas connaître son nom. Je pouvais lire dans son regard de l’étonnement. Bien, il ne m’en faut pas moins pour effacer ma frustration passée. Sans changer mes habitudes de gentleman je lui offre une fleur bien qu’elle soit pour moi bien plus qu’une délicate attention, comme elle le souligne.

« En effet, il serait plus sage si vous ne me refusiez pas cette invitation. »

Un sourire est toujours sur mon visage bien que légèrement crispé. Je lui fais signe de me suivre pour la mener jusqu’à un café non loin de son lieu de travail. Les mots qu’elle prononça ensuite confirmaient alors mes doutes.

« C’était donc vous, je n’ai donc pas fait d’erreur en venant vous voir. »

Mon sourire s’effaça alors. Peut-être qu’au fond j’avais espéré qu’elle n’ait pas osé franchir cette limite car même si comme elle le disait les termes avaient été respectés. Je n’avais pas précisé à un seul instant qu’un article ne devait pas paraître et peut-être aurais-je eu l’air d’un froussard.

« J’ai décidé qu’il était temps de changer les termes de notre accord. »

Je me tournai vers elle brièvement avant de pousser la porte du café et de tenir cette dernière pour laisser entrer la jeune femme. Même dans les pires moments, la galanterie est une qualité qui ne me sera jamais retirée. Une des employées de l’établissement nous installa à une table libre et nous indiqua le tableau des spécialités du jour alors que je m’installai.

« Tout d’abord, j’aimerais connaître votre nom. Je crois qu’il y a entre nous une inégalité incontestable. Vous connaissez mon identité alors que j’ignore la vôtre. »

Ce n’était pas une réelle justification, mais j’ose pourtant espérer qu’elle me donnera au moins son prénom. Au-delà de créer une certaine équité entre nous, je m’en voudrais de ne pas savoir comment cette jeune femme s’appelle. Aussi dangereuse soit-elle, elle n’en demeure pas moins séduisante. Je suis factuel, tout simplement.

L’employée revient alors vers nous pour nous demander si nous avons choisi.

« Je prendrai un simple expresso, s’il-vous-plaît. Pour vous ? »

AVENGEDINCHAINS
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://ashesanddusts.forumactif.com/t806-maggie-owens-but-i-ve-l

MISSIVES : 49
FT. : Alicia Vikander
AKA. : Caleum
STATUT CIVIL : Célibataire
LOCALISATION : New-York
MULTIFACE : Aucun
COPYRIGHT : Avatar : dandelion, signature: astra
DATE D'ARRIVÉE : 26/05/2018


Message Sujet: Re: Our youth has been stolen from us || Maggie Mer 20 Juin 2018, 20:55


Maggie & Christian

Our youth has been stolen from us


10 septembre 1945, fin d'après-midi.

L’imaginaire avait autant de bien fondés que de mauvais épisodes. Il puisait dans des alternatives d’où émanait des directives guidant les plus ambitieux. Le pouvoir avait déjà prouvé qu’il n’avait aucune limite et qu’il s’aveuglait dans ses méandres pour éradiquer ceux qu’il avait pris en grippe. Des millions de vie avaient été prise. Des millions d’âmes qui n’avaient rien demandé et qui s’était montrées telles des victimes, elles le resteraient à tout jamais. Par chance, je ne faisais pas partie de ceux qui devaient apposer cette étoile sur leurs pourpoints. La distance était bien trop grande pour que cette dichotomie n’en vienne à nous frapper ici. Chance… Ce terme n’avait plus aucune ampleur me concernant alors que ce fait en était simplement qu’une chose malléable de plus. Je n’avais aucune chance aujourd’hui, je n’en n’aurai pas demain non plus, je n’en aurai jamais plus. Survivre était aussi difficile que le reste. Et pourtant, je maintenais l’allure pour que cette constante puisse un jour atteindre un seuil pareil à celui de celle qu’on m’avait prise. Celles qu’on m’avait prises trop tôt d’ailleurs. Je n’existais plus. Je n’étais qu’une encre couchée sur le papier, que des mots, qui, alignaient bout à bout transposaient des messages que n’importe qui pouvait lire. Je n’étais que ces lignes détrempées. Laissée à l’abandon sous la pluie et dans le coin d’une ruelle, prête à se laisser immerger complètement par le reste pour fondre finalement. Comme je n’existais plus. Je me craignais moi-même, déplorant plus que de coutume ces réflexes dont le contrôle m’échappaient. J’en admettais des raisonnements justes en direction de celui que j’avais haï pendant des années entières. J’étais ce monstre qui méritait d’être enfermé dans une institution. J’étais celle que l’on devait faire souffrir pour éradiquer ce fléau dangereux. Je ne disposai que d’un seul droit pour survivre : celui de le faire au travers de ma sœur. Alors que faire de l’imaginaire ? Comment lui attribuer une place bonne ou mauvaise ? Je m’enfonçais un peu plus dans mes dédales, m’isolant du reste, ne dénonçant que mes propres défauts sans oser entrevoir mes qualités. Je n’en avais plus.

Alors je cherche à me sortir de ma torpeur. Découvrant de nouveaux sujets, comme celui du combat incessant contre l’injustice. J’y accorde surement un peu trop de ferveur, mais June en aurait fait de même. Voilà pourquoi ma limite s’étiole alors que la passion m’anime. J’y ai laissé quelques égratignures mais les leçons sont dures à apprendre. Si bien, que, j’ose croire que ce dernier article prouvera de ma témérité. A moins qu’elle ne soit de l’idiotie. Nombre aurait arrêté leur main, alors que la mienne couchait sur le papier des présentations qui se devaient d’être transmises au reste de la population New-Yorkaise. Les grands abattent les petits. Plus personne ne doutait de cette théorie alors pourquoi se taire aujourd’hui ? L’article m’a arraché un mince sourire. Fier de ce que je lis, j’en dégustais les moindres lettres comme si je les découvrais pour la première fois. Aucun mot ne se voyait plus haut que l’autre. L’allusion en était presque imperceptible, comme si elle n’existait pas à son tour. J’en connaissais les définitions, pouvais aisément pointer telle ou telle ponctuation. Ainsi prouvai-je que je n’étais qu’un passage, qu’un coup de pied lancé dans une fourmilière et ce, sans même en revendiquer le geste. J’osai espérer que mes collègues puissent s’interpeller sur les raisons de cet article, peut-être chercheraient-ils un scoop concernant le jeune homme ? Christian Abbott avait de ce charisme déterminé et déterminant. Sa figure de leader l’emportait, au point de l’élever sur un piédestal que tous lui octroyaient volontiers. Moi-même en étais parfois bernée, tant sa prestance s’avérait admirablement élégante. Son physique de bel-homme lui ouvrait des portes à n’en point douter.

Nos silhouettes l’une face à l’autre expriment cette évidence que nous ne pouvons dissimuler. Sa frustration se joint à mon étonnement alors que nos salutations confirment le pourquoi de notre rencontre. Son geste veille à mettre en évidence sa galanterie et son charisme duquel je me vois ravi de retrouver. Ses mots, eux, me préviennent sans vergogne de la véracité de l’échange à venir. Mes yeux s’éclipsent rapidement des siens pour chercher des silhouettes éloignées. S’étonnent de leurs absences, pour finalement retrouver les onyx qui me toisent d’une manière évocatrice. Mon caractère discret m’oblige à ne pas rétorquer devant l’avertissement donné. Mes pas suivent sans attendre le chemin tracé par le jeune homme, qui, de son élégance, dévoilait une dextre envoutante. La disparition de son sourire amena l’accroissement de ma méfiance. La révélation n’était pas sans lui plaire, je le constatais sans difficulté alors que mon regard se portait vers le chemin que suivaient mes pas, ses pas.

- Je suis heureuse de l’entendre. Tant et si bien que vous me laissiez enfin user de mon don pour la photographie.

Le solennel conspire avec son avertissement. Comme si, je désirai simplement lui prouver que je ne le craignais pas. Et pourtant, peut-être aurai-je du … Sa domination sur la ville n’était plus à prouver depuis des années maintenant. Mais que perdre lorsque l’on considère que l’on a déjà plus rien ? Mon regard isole le sien pour quelques secondes, lui témoigne d’un message non-dit dans lequel les mots n’avaient pas de place. Il s’agissait bien là d’une certaine lassitude de la vie dans son intégralité. Celle là même, qui, aveuglait sur tout le reste. Je ne me méfie plus et suis docilement l’employée jusqu’à la table qu’elle nous présente. M’y installant dans cette grâce acquise durant mes années de danse, je finis par redresser mon regard pour ainsi prendre conscience des gestes du gentleman m’accompagnant. Ses mots m’atteignent et me révèlent l’importance de l’anonymat.

- Un visage parmi la foule ne vous satisfait-il pas ? Mon nom ne vous sera d’aucune utilité pour chercher à appuyer un quelconque chantage. Je n’ai ni famille, ni ami, pas même une personne avec laquelle vous pourriez tirer du profit.

Ainsi lui laissai-je entendre que je n’étais pas dupe et n’en n’oubliai pas sa nature et son pouvoir.

- Mais si vous insistez, pour vous, je serai Maggie.

Qu’avais-je à perdre en lui révélant mon prénom ? Les garçons de cette époque appréciaient mettre des prénoms sur les visages de jeunes filles. Cela leur rappelait des réceptions avant ce devoir pour la patrie. Ces adieux, qui, n’en n’étaient pas véritablement. Et puis, je me sentais soulagée de pouvoir avoir partagé mon prénom. Sans en expliquer la véritable raison, je me sentais actuellement exister devant ses yeux et cela me rendait moins triste. Nos regards se perdirent l’un dans l’autre durant des secondes supplémentaires, nous avions besoin de temps pour assimiler les informations. J’en avais besoin. Durant ce laps de temps, je pu comprendre que la conversation n’en serait pas aussi dangereuse que je l’aurai conçu au préalable.

- Un café allongé s’il vous plaît.

Ma commande s’exécute à la suite de celle du jeune homme. Mes yeux ne l’abandonnant pas une seule fois afin de m’assurer que tout allait comme il le désirait. J’osai croire qu’il en était de cet ordre.

- Une main de fer dans un gant de velours est une expression qui vous sied parfaitement.

Osai-je lancer alors que l’employée s’éloignait. J’en affichai un léger sourire en coin, probablement, le premier qu’il me voyait. Mais si la beauté en était désuète, l’amertume, elle, n’en n’était que plus réelle.

- Dois-je  profiter de mon dernier repas avant l’exécution commandée ?

La tentation était bien trop grande pour la laisser s’échapper. Je ne pouvais pas rester pantoise à attendre qu’il brise la glace le premier. Je n’étais pas naïve à ce sujet et ne me laisserai pas berner par de belles manières, aussi séduisant pouvait-il l’être.


AVENGEDINCHAINS


† 'm bleeding out, said if the last thing that I do. Is to bring you down, I'll bleed out for you. So I bear my skin and I count my sins I'm bleeding out for you
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur

MISSIVES : 127
FT. : Kit Harington
AKA. : Le Botaniste
CLASSE : Classe 2
STATUT CIVIL : Célibataire.
LOCALISATION : Manhattan, près de Central Park
MULTIFACE : Jessica Drew & Angharad Glanmor
COPYRIGHT : ROGERS. (ava)
DATE D'ARRIVÉE : 12/02/2018


Message Sujet: Re: Our youth has been stolen from us || Maggie Dim 22 Juil 2018, 12:31


Maggie & Christian

Our youth has been stolen from us


10 septembre 1945, fin d'après-midi.

Mes gestes doivent être précis tout comme doivent l’être mes paroles. Aussi plaisant soit-il d’avoir une si jolie demoiselle devant mes yeux, elle n’en est pas moins une personne nocive pour ma réputation et pour mon futur héritage. Les journalistes ont toujours été des êtres spéciaux, autant dangereux que bénéfiques pour de nombreuses choses. Dans le cas de cette jeune femme, elle a été témoin de quelque chose de bien trop compromettant pour que je ne puisse la laisser s’exprimer librement. Parfois je me dis que je ne devrais pas laisser de chance aux femmes, j’aurais probablement mieux fait de me charger de son cas dès le départ, cela aurait évité la parution d’un article comme celui que je suis venu à lire ce matin-même, l’article qui m’a valu ce déplacement jusqu’au lieu de travail de la jeune femme. Si elle a pu faire paraître cet article, c’est bien parce que mon grand-père m’a toujours enseigné que les femmes devaient être respectées et choyées.

A défaut de pouvoir m’en débarrasser tout simplement, je dois user de mes charmes et de mes talents de gentleman pour la convaincre de ne plus jamais recommencer. Bien entendu, me comporter comme un simple gentleman ne sera pas suffisant pour parvenir à mes fins, la preuve en est cet affront qu’elle m’a fait cette fois-ci. J’ai souvent du mal à réaliser qu’un si petit corps puisse contenir autant de danger pour ma personne. Il en faut pourtant beaucoup.

Je me posais pourtant des questions quant au fait que la jeune femme était réellement consciente des menaces implicites que je lui faisais ainsi que les réelles conséquences qu’un nouvel article pourrait engendrer. Se rend-elle au moins compte que même si le contenu de l’article du jour ne comprend à priori rien de très embêtant, d’autres journalistes pourraient se demander pourquoi subitement je deviendrais le centre d’intérêt d’un journal New Yorkais. Ainsi lorsque j’avais évoqué l’envie de changer les termes de notre accord – puisqu’elle semblait si certaine de les avoir respectés – elle semblait s’imaginer que ces termes allaient assouplir les conditions. Elle sembla si déterminée à poster des clichés de moi. Ce détail est à la fois flatteur car je sais que si elle obtenait ces clichés et le droit de les publier, elle obtiendrait une certaine reconnaissance de ses pairs et ce, grâce à moi, mais c’était aussi très énervant. Ce n’est pas comme si j’ignorais à quelles fins elle voulait utiliser ces clichés. Lui donner l’autorisation de publier un cliché de moi comme un simple portrait la pousserait à finalement faire publier ce qui est compromettant.

Finalement, je me disais qu’elle savait parfaitement dans quoi elle s’était embarquée. Elle jouait. Elle disait que son nom ne me serait d’aucune utilité prétendant n’avoir aucune famille ni aucune attache. J’avais du mal à croire que ce soit totalement le cas, mais malgré tout, cette révélation en disait beaucoup plus qu’elle ne le pensait. Finalement, elle daigna me donner son prénom. C’était après tout, tout ce que je lui demandais. Ne pas pouvoir mettre un prénom sur ce visage, sur cette personne, c’est d’une frustration sans pareil.

« Maggie… C’est un joli prénom. »

C’était effectivement un prénom si banal et populaire qu’il me serait difficile d’en savoir davantage à partir de cette information précise. Ce qu’elle ignorait c’est que j’en savais déjà beaucoup sur elle. Ce ne sont pas des choses écrites ou dites par cette personne, mais je connais grâce à mes hommes quelques-unes de ses habitudes et surtout un secret qu’il m’est important de garder pour moi pour l’instant. Elle commanda ensuite un café allongé, les choses sérieuses pouvaient alors commencer, mas ses mots étaient toujours très bien choisis et tombaient toujours lorsque je ne m’y attendais pas. A croire que je n’avais pas un total contrôle de la situation. Je ne peux que lâcher un rire suivi d’un soupire à ce qu’elle dit de moi. Elle sous-entendait que ce café serait le dernier avant une certaine exécution. C’était assez pessimiste de la part d’une femme qui daignait aller à l’encontre de ce que je lui avais demandé sachant pertinemment le risque qu’elle encourait.

« Vraiment ? C’est ainsi que vous me percevez ? Je suis blessé par ces mots, Maggie. Ne pouvez-vous pas simplement apprécier cet instant en ma compagnie autour d’un café ? Je ne vous mets pas la corde au cou et vous êtes libre de partir. »

Mais si elle part, elle aura pris une décision irréversible, mais il est inutile de le lui préciser, elle le saura rapidement.

« Il est vrai cependant que je ne suis pas simplement venu ici pour parler de votre prénom. Vous devez probablement savoir de quoi je veux parler. »

Je sortis le journal du jour que j’avais gardé dans l’intérieur de ma veste et le jetai sous les yeux de la jeune femme sans violence, je ne voulais pas trop la brusquer pour le moment. Cependant mon regard se voulait moins charmeur, vexé de voir qu’elle n’avait pas été capable de s’en tenir à notre accord.

« Vous pouvez m’expliquer ? Je pensais pourtant avoir été clair. »

Je ne voulais pas passer pour un parent qui gronde son enfant pour une bêtise stupide mais je n’arrive pas à me montrer avec les femmes comme je me montre avec les hommes qui ne respectent pas les marchés que nous passons. Les femmes sont probablement ma faiblesse, c’est ainsi.

« Vous cherchez à m’exposer ? Ne pensez pas être la seule ici à détenir un secret important. Je vous connais mieux que vous ne l’imaginez, Maggie. Cet article… Vous n’avez pas intérêt à en écrire d’autres et mieux encore, si vous parvenez à faire arrêter l’édition du journal d’aujourd’hui, alors je me montrerai peut-être plus clément. »

Nul besoin de faire des ronds de jambes puisqu’elle savait qui j’étais. Une main de fer dans un gant de velour.

AVENGEDINCHAINS
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Message Sujet: Re: Our youth has been stolen from us || Maggie

Revenir en haut Aller en bas

Our youth has been stolen from us || Maggie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Maggie Green [Validée]
» Nikita - Maggie Q
» Maggie ♥ |End|
» [F] Maggie Q (négociable) - Indépendants
» (F) Maggie Greene - Lauren Cohan

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Back to the Past :: New York City :: Manhattan :: Downtown-