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rocket raccoon - ain't no thing like me

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MISSIVES : 19
FT. : rocket raccoon
AKA. : rocket
COPYRIGHT : ROGERS ♥
DATE D'ARRIVÉE : 09/04/2018
//

Message Sujet: rocket raccoon - ain't no thing like me Lun 09 Avr 2018, 22:14

01
Rocket Raccoon
I live for the simple things... like how much this is gonna hurt.

ft. Rocket Raccoon.

©️️️ avatar : mellarkie
©️️️ icons : crédit
02
About

Prénom : Rocket
Nom :
Raccoon
Âge : Inconnu
Situation Familiale : Célibataire, pas qu'il s'en préoccupe de toutes manières.
Nom de Code : Son nom original était son numéro de sujet, 89P13. Rocket a pourtant vite fait de se trouver un nom plus agréable à porter.
Localisation : New-York 1945, bâtiment des docks
Origines : Rocket est né sur la planète Halfworld, où il a subi de nombreuses modifications génétiques et a fait l'objet d'expériences scientifiques.
Métier : Anciennement mercenaire et hors-la-loi, il fait désormais partie des Gardiens de la Galaxie, pour le meilleur comme pour le pire.
Particularités : Passé entre les mains de scientifiques et de robots, Rocket a subi de nombreuses modifications génétiques et motrices lui conférant des capacités particulières telles que des sens hyper-développés, une force et une endurance accrue, un intellect amélioré, et des connaissances de pointes dans le domaine des armes à feu, de la mécanique, l'inginérie et la stratégie. Il a également été modelé pour en faire un pilote hors pair.
Allégeance :Les Gardiens de la Galaxie.
Groupe : Anti-héros.
Compétences particulières
Technicien à la pointe de la technologie, spécialisé dans l'assemblage et la manipulation d'armes et la réparation de tout ce qui touche de près ou de loin à la mécanique. Rocket est également un tacticien expérimenté et parvient la plupart du temps à échaffauder des plans adaptés à toutes sortes de situations critiques - étant un expert en humour douteux et lourdingue, il est aussi capable de faire capoter lesdites situations critiques avec une pique mal placée.
Faiblesses
Ne supporte pas qu'on l'appelle "rongeur" "raton" ou tout autre mot qui lui fasse penser à un nom d'animal. Habitué à être méprisé et moqué par les gens, il se méfie de tout le monde et voit le mal partout, une paranoïa qu'il a bien du mal à soigner. Il a aussi très peur de s'attacher au gens et sa peur de l'abandon le pousse à se faire détester par les gens, car s'il n'a rien à perdre, il n'aura pas à souffrir. Mais si Rocket se voile la face sur beaucoup de choses le concernant, il réalise qu'il se ment à lui-même : il s'est attaché aux Gardiens, et malheureusement, il a quelque chose à perdre désormais. Et ça, ça le fait flipper plus que de raison, surtout après avoir perdu Drax très récemment.
03
Meet me

Anecdotes : Il s'est évadé de 23 prisons, en compagnie de Groot pour la majeure partie d'entre elles. Son casier judiciaire a été effacé par les Nova Corps après le sauvetage de Xandar, mais auparavant il contenait : 13 arrestations pour vol, 7 arrestations pour activité de mercenaires, 15 incendies criminels ainsi que ses nombreuses évasions de prison. Et ça, vous dirait-il, ce n'est que ceux où il s'est fait attrapper.
Sinon, à part ces glorieuses pages de son histoires, Rocket aime les armes et les explosifs de toutes sortes. Il aime bricoler, et se met à chantonner dans ses moustaches dès qu'il se met à fabriquer quelque chose.
04
Knowledge

Qu'avez-vous fait depuis votre voyage en 1945 ? : Pas grand chose à vrai dire, et ça ne va pas tarder à le rendre fou, le Rocket. Certes, il y a eu quelques trucs à faire les premiers jours, aider à remettre l'immeuble en état et compagnie, mais bon Rocket n'a pas vraiment été d'humeur volontaire depuis leur arrivée ici.
Ils sont arrivés dans la mauvaise époque, en laissant Drax derrière eux, et voilà maintenant qu'on leur dit qu'ils ne peuvent pas sortir et qu'il faut faire attention car les Terraniens de cette époque sont sensibles aux idées de vie extra-terrestre.
Tssk. Ridicules. Est-ce qu'ils pensent vraiment être les seuls pauvre fous dotés d'une vie dans cet univers plus vaste qu'ils ne peuvent le concevoir ? Stupides Terraniens.
Non, Rocket est de bein méchante humeur, et le fait bien ressentir. Il s'est quasiment enfermé dans l'appartement qu'il partage avec Groot, s'occupant à bricoler tel ou tel objet, fabriquant des systèmes explosifs malgé les vociférations barbantes de Quill. Non mais sérieusement. Rien ne fera exploser l'immeuble, ça va ! Les grenades sont rangées dans un tiroir. Seul un idiot les ferait se déclencher ici ! Franchement.
A part ça, il a quand même du boulot avec la surveillance de Groot qui n'est pas une mince affaire. Surtout qu'il s'ennuie, le pauvre. Rocket s'efforce de lui trouver des occupations, mais des fois ça lui casse les pieds lpus qu'autre chose. On ne peut décidément pas bricoler tranquille ici.
Comment avez-vous vécus vos derniers instants en 2019 ? : Dire qu'il a mal vécu ces moments serait un peu léger. Comme tous les gardiens, et la plupart des autres héros envoyés en 1945, Rocket vit mal le fait d'avoir laissé certains d'entre eux en arrière, condamnés à une mort certaines. Mais le pire, c'est que Drax faisait partie de ces fous qui sont restés, se sacrifiant pour la noble cause qu'est la survie de l'univers. Drax serait fier d'une telle fin, il le sait. Mais il n'empêche que ça fait sacrément mal. Le vide est encore bien visible, la blessure est encore fraîche. Ils ont perdu leur ami, leur frère d'armes et de rigolades. Ouais, c'est son rire qui lui manque. Il ne manquait jamais de rire à l'une de ses blagues, même quand elles n'étaient pas forcément drôles.
05
Behind the screen

Moi, mellarkie, certifie sur l'honneur avoir lu le règlement et pris conscience du contexte. Mon personnage est pv tiré d'un film. Mon personnage ne peut pas être amené à mourir au cours d'une intrigue. Mon personnage sera inspiré des Gardiens de la Galaxie . Mon avatar est
Code:
ᚖ Rocket (personnage original du film) <pris>➙</pris> Prénom Nom du personnage
, il a / n'a pas de pouvoir, s'il en a, ils sont
Code:
Super intelligence
Code:
Sens hyper-développés
Code:
Endurance
Code:
Vitesse

On veut apprendre à te connaître : Moi c'est Mellarkie, j'ai 24 ans et toutes mes dents ! J'ai découvert le forum via Bazzart pour la première fois, si je me souviens bien.



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Message Sujet: Re: rocket raccoon - ain't no thing like me Lun 09 Avr 2018, 22:15

06
Learn
My history
Petite citation.
Le bruit des machines, un son aigu et lancinant qui déchire mes tympans sensibles, jour après jour, heure après heure, sans discontinuer. On pourrait dire que je m’y suis fait à cette douleur, comme à toutes les autres. Que chaque minute passée sur cette table d’opération n’est que la répétition d’un protocole monotone et nécessaire. On pourrait le dire, mais ce n’est pas vrai. Je ne sais pas ce que j’étais avant, mais je me souviens juste avoir eu l’impression de me réveiller d’un long sommeil, un sommeil plein de rêves de prairies à l’herbe douce et grasse, des paysages verdoyants à l’odeur de terre fraîche et humide. Cette terre je ne me souviens pourtant pas l’avoir un jour foulée. Je ne connais que ce laboratoire sombre et froid, celui qui m’a vu naître en quelque sorte.
Je ne sais pas qui j’étais avant, mais je me suis réveillé dans un corps douloureux et mutilé, prenant pour la première fois conscience de mon être et de mon existence.
Je ne connais que cette table, ces robots qui me parlent et m’ouvrent le crâne pour m’y fourrer tout un tas d’informations qui me donnent une migraine terrible. Ensuite ils me jettent dans cette cage qu’ils appellent ma chambre, mais que j’appelle ma cellule. C’est drôle, il y a encore quelques jours je ne savais même pas ce qu’était une cellule. Je n’avais même pas une vague idée de ce voulait dire le mot prison.

La porte de la salle s’ouvre, et je grogne en sentant une forte lumière venir agresser mes yeux, ce qui n’aide pas du tout à calmer cette fichue migraine. Je fais tout de même l’effort de me lever pour voir ce qu’il se passe, me tenant à un barreau de ma cage d’une main tout en protégeant mes yeux de la lumière avec l’autre. Je n’ai encore jamais vu la porte d’entrée s’ouvrir, pour m’emmener en salle d’opération ils se contentent de faire passer ma cage par un tunnel qui joint les deux pièces.
Je passe la tête entre les barreaux pour mieux voir, et grogne en voyant entrer l’un de ces robots bipèdes. Il tient une télécommande dans les mains, et derrière lui roule une cage en tout points semblable à la mienne. Le robot ne dit rien, ne m’accorde même pas un regard, affairé à installer la cage en face de la mienne. Après quelques minutes d’inspection et de vérification des données vitales, il finit par s’éclipser, laissant l’obscurité reprendre ses droits dans cette prison qui de toute évidence ne sera plus seulement la mienne. Dans l’autre cage, à quelques mètres de moi, quelque chose bouge. L’autre s’avance d’un pas craintif, hésitant, puis je vois une patte s’enrouler doucement autour d’un des barreaux. Le temps semble s’être arrêté, je retiens mon souffle, attendant la suite comme si ma vie en dépendait. L’autre finit par faire ce dernier pas, sortant de l’ombre, se révélant à mes yeux subjugués. Je ne saurais dire ce que c’est exactement, simplement que la vue d’un autre être prisonnier me remplit de sentiments confus – autant de crainte que de joie de n’être pas tout à fait seul dans cet enfer. Elle – je ne saurais dire comment, mais je sais que c’est elle – n’a pas l’air si différente de moi, en fait. Un peu plus grande, plus élancée. Son visage est plus mince et sa fourrure plus claire, de teinte fauve je dirais. De longues moustaches élégantes entourent son museau, et ses yeux me renvoient cette même expression de crainte mêlée à un timide espoir.
On se regarde pendant de longues secondes, puis mes yeux se posent sur la plaque surmontant sa cage. « 91P12 ? » je lui demande, et elle me répond avec un petit sourire. « Heureuse de te connaître, 89P13. »

………………………………….

Les heures passées dans ma cellule semblent moins longues maintenant que 91 est là. Les migraines sont plus supportables, et lorsque je ne trouve pas le sommeil, j’ai quelqu’un à qui parler. « Ça t’arrive à toi aussi, de rêver ? » me demande-t-elle un soir, alors qu’au fond de mon esprit se bousculent un tas de données sur la mécanique et l’électricité. Je cligne les yeux, essayant de me concentrer sur les paroles de 91. Je fronce les sourcils, les yeux fixés sur le plafond de ma cage que je regarde sans vraiment le voir. « Hmm, oui, des fois. » Des fois. Un doux euphémisme. « Moi ça m’arrive presque toutes les nuits, » me réplique-t-elle, et une fois de plus je me sens idiot de ne pas avoir dit la vérité du premier coup. « Je fais quasiment toujours le même rêve... » Sa voix est douce, lointaine, presque comme si elle était en train de rêver en ce moment même. « Je suis dans une grande plaine d’herbe verdoyante. Ça sent la terre, et je la sens rouler sous mes doigts. Je cours, le soleil est chaud et il y a ce vent doux qui me chatouille les moustaches... » J’entends presque le sourire dans sa voix, et quelque chose en moi se serre en entendant ses mots qui font écho à ces rêves que je n’ai jamais compris.
Je me redresse et m’assois sur le bord de ma couchette. « Il y a des fleurs aussi, j’aime aller sentir leur parfum, » continue-t-elle. « Je ne sais pas comment, mais je sais que ce sont des lilas. C’est absurde, je n’en ai jamais vu ! » Elle rit, un son clair et sincère, mais je reconnais très bien la pointe de tristesse qui marque ses mots. Je m’approche des barreaux pour mieux la voir, ressentant ce besoin inexplicable de connexion. « Je ne sais pas ce que c’est, un lylla, » dis-je, les robots préférant bourrer mon crâne d’informations sur les armes et la défense d’une planète qui m’est encore étrangère. « Mais ça ferait un beau prénom pour toi. »
Je la vois tourner la tête dans ma direction, comme si elle me regardait pour la première fois. Elle sourit, ce petit sourire doux qui sait apaiser même les pires douleurs que les robots peuvent m’infliger. « Lylla, » répète-t-elle doucement. « Je pourrais m’y faire, oui. »

Cette nuit-là, je ne rêve pas de soleil et de vertes prairies, je ne rêve pas d’arbustes ou de terriers sentant la pluie. Le sérum fait effet sur mon esprit et mon sommeil est agité, fiévreux, l’assimilation neuronale faisant son œuvre. Je me réveille trempé de sueur, accablé par des courbatures qui me sont beaucoup trop familières désormais. La migraine est passée cependant, et je suis soudainement conscient d’être un expert sur le montage et la réparation des vaisseaux spatiaux. Je me redresse, momentanément désorienté, et je vois 91 m’observer, assise sur sa propre couchette. Non, pas 91. Lylla. Elle me lance un regard compatissant, puis m’adresse un petit sourire malicieux. « Tu as parlé dans ton sommeil, » me dit-elle sur un ton léger. « Tu n’arrêtais pas de dire rocketship, rocket, rocket, » continue-t-elle, imitant avec malice ma voix, ce qui me fait lever les yeux au ciel. « Je ne parle pas du tout comme ça. » « Si, » insiste-t-elle en pouffant de rire. « Même pas vrai ! » Je pourrais avoir l'air plus indigné, mais son expression amusée m'empêche de la prendre au sérieux. « Si. En tout cas j’ai pensé à Rocket, pour toi. Qu’est-ce que tu en dis ? »

……………………………………………………..

On a essayé de s’échapper, Lylla et moi, à plusieurs reprises. Mais plus le temps passait, et plus les robots nous laissaient miroiter une issue à cette galère sans fin. Plus nos cerveaux étaient formatés, plus nous en venions à aimer ce que nous faisions. Nous n’étions plus de simples sujets, mais de futurs éléments avec une mission importante. Les robots nous ont montré ce monde qui était le nôtre : Halfworld, une planète abritant une communauté d’humanoïdes fragiles mentalement et dont nous devions prendre le plus grand soin. Les prairies vertes dont nous rêvions Lylla et moi n’étaient pas imaginées : elles étaient bien là, entourant le complexe de ces malades qu’on appelait les Loonies et qui avaient besoin de nous. Les robots nous apprirent tout ce que nous devions savoir pour mener notre mission à bien, et petit à petit Lylla et moi en vinrent à accepter notre destin. Nous n’étions plus des prisonniers, nous étions des personnes avec des compétences et un but.

Le mien était simple : assurer la sécurité de la planète, garder ses frontières inviolées et maintenir la paix et la sérénité pour les malades et tous ceux qui s’occupaient d’eux. Je fus nommé chef de la sécurité et gardien de Halfworld, et l’on me donna un vaisseau que j’appelais très modestement le Rack’n’Ruin. Ouais, il faut bien mettre un peu de fun dans notre quotidien, vous ne trouvez pas ?
Je rencontrais vite mon second, Wal Rus, un morse un peu grincheux mais loyal et digne de confiance, avec qui je prenais plaisir à travailler. Quand à Lylla, elle créait et fabriquait des jouets pour occuper les Loonies, jouets qui eurent très rapidement un succès fulgurant.

Découvrir ce monde avait été un vrai bonheur. Sortir enfin du laboratoire était un soulagement, mais ce qui était vraiment incroyable c’était de faire partie d’un tout. De rencontrer d’autres de ces créatures qui avaient comme moi souffert aux mains des robots, pour au final se rendre compte de ce qui étaient attendu d’eux. Les robots disparurent de l’autre côté de la planète, délaissant les Loonies et les centaines d’animaux qu’ils avaient formés pour s’occuper d’eux. On ne les revit plus jamais.

Au fil du temps, une véritable société se construisit et si les premières années furent paisibles, je m’inquiétais d’avoir de plus en plus de travail. La planète était protégée par un champ de force la cachant aux yeux de l’univers, et je ne craignais pas de menace extérieure, bien que mes hommes et moi restions attentifs à la garde de notre frontière. Ce qui m’inquiétait, c’était plutôt ce qui se passait chez nous, au sein même de notre communauté. Le commerce et l’industrie du jouet, qui était l’activité principale chez nous, devint rapidement le terrain de jeu des plus avides de pouvoir et d’argent. Le succès retentissant de Lylla avait nourri les ambitions de deux entrepreneurs aussi sournois qu’impitoyables : Jakes Judson, une taupe détestable, et un lézard marteau se faisant appeler Lord Dyvyne – un timbré qui ferait passer les pires des Loonies pour des individus parfaitement équilibrés, si vous voulez mon avis. Leur soif de pouvoir ridicule, ne m’alertait pas plus que ça, bien que les règlements de comptes entre les deux clans devenaient peu à peu monnaie courante. Jusqu’au jour où Jakes Judson décida de passer à l’action. Il envoya trois de ses plus fidèles mercenaires assassiner Lord Dyvyne, histoire de tuer l’affaire de son concurrent dans l’œuf.

Mais pire encore que ça. Il fit enlever Lylla.

…………………………………….

J’imagine que c’est à ça que doit ressembler une véritable guerre : les rues de notre cité d’ordinaire paisible sont désertées, le moindre semblant de mouvement déclenchant immédiatement une salve de tirs de mitraillette venus d’un peu partout. D’après les rapports qu’a reçu Wal, les mercenaires envoyés par Judson auraient été retournés contre lui, et les combats auraient commencé ainsi, il y a quelques heures maintenant. Depuis un moment, le transmetteur de Wal est devenu muet, ne recevant plus la moindre notification en provenance de nos collègues. Il semblerait que tous aient fini par choisir un camp ou l’autre dans ce conflit, oubliant leur devoir pour répondre à l’appel de l’argent. Wal ne dit rien. Je sais qu’il est meurtri par cette trahison, et je vois à son visage fermé qu’au fond de lui, son sang bout de rage. Le mien aussi. Je suis en colère, j’en veux à ces bons à rien que je pensais dignes de ma confiance, mais pire encore, j’en veux à cet enflure de Judson qui a osé toucher à un poil de ma Lylla. Le plus drôle c’est qu’il croit vraiment en son conte de fées à deux balles, qui m’en ferait gerber mon déjeuner. Il a annoncé en fanfare son mariage à venir avec Lylla, trop heureux d’enfin épouser la créature de ses rêves, et surtout la meilleure créatrice de jouets de tout Halfworld. Depuis quand on kidnappe les gens pour les épouser ? Mais pour qui se prend-il, ce bigleux de mes deux ?
« Rocket, » chuchote Wal derrière moi. Il n’a pas hésité une seule seconde à se jeter dans la gueule du loup à mes côtés, et pour ça je lui en serai éternellement reconnaissant. « Tais-toi tu vas nous faire repérer. » Je retiens un grognement, ne m’étant même pas aperçu que j’avais pesté à haute voix, mais pas mécontent d’avoir exprimé le fond de mes pensées. Wal et moi nous sommes introduits dans l’immeuble appartenant à Jakes Judson, où il détient certainement Lylla sous bonne garde. Oh, je ne me fais pas de soucis pour Lylla, je sais très bien qu’elle peut se défendre toute seule et qu’elle a dû faire tourner ses ravisseurs en bourrique, mais je n’ai pas confiance en son futur prétendu époux. Tout le monde sait que Lylla déteste ce pervers de Judson. Tout le monde sait que Lylla n’épousera personne, si ce n’est moi.

On arrive dans un couloir où l’une des portes est gardée par deux animaux armés, ce qui ne laisse pas vraiment de doute sur ce qu’on pourrait y trouver de l’autre côté. Wal et moi n’avions pas de plan prédéfini avant de venir ici, prévoyant simplement de rentrer et de faire bouffer leurs dents à tous ceux qui nous empêcheraient de passer. Je crois que Judson s’attendait à ce que je fonce tête baissée pour récupérer Lylla, mais il avait dû drastiquement réduire les effectifs sur place pour s’adonner à cette petite guerre qu’il n’avait pas prévue, trop sûr que son plan d’assassinat fonctionnerait. Tant mieux pour lui, tant pis pour nous : ce sont les mots qui me viennent à l’esprit alors que Wal et moi réglons leur compte aux deux plantons qui nous barrent la route. Nous ne les tuons pas, car nous avons nos principes ; et c’est là une leçon que je tirerai plus tard de toute cette histoire.

La porte s’ouvre avec grand fracas et je rentre dans la pièce avec précipitation, sursautant presque en voyant une boule de poils clairs me foncer dessus. « Rocket ! » Je me relaxe instantanément, passant mes bras autour d’elle, sentant sa chaleur et son odeur réconfortante irradier mes sens. Elle brise notre étreinte et se recule, consciente que nous devons faire vite. « Wal ! » Elle s’écarte pour aller le serrer lui aussi dans ses bras, et j’ai le temps de constater qu’il y a un garde inconscient sur le sol. J’ai un sourire appréciateur. Sacrée Lylla. « Il faut qu’on bouge avant qu’un des gars ne prévie-, » commence-t-il avant d’être coupé par une sonnerie d’alarme qui retentit alors dans tout le bâtiment. Ni une, ni deux, j’attrape la main de Lylla et nous fonçons derrière Wal dans le couloir, prenant le chemin inverse, courant vers la sortie. On entend des bruits de pas venant d’un peu partout, et je pense que jamais mon cœur n’a battu aussi vite. Wal nous guide vers une cage d’escalier mais s’arrête en pleine course alors qu’il allait descendre la première marche.
Je ne me souviens pas avoir entendu de coup de feu, mais j’ai compris ce qui venait de se passer en voyant l’un des gardes qu’on avait épargnés un peu plus tôt, assis en bas des marches, son arme fumante pointée vers mon ami fauché dans son élan. Je distingue à peine Lylla se précipiter vers Wal pour freiner sa chute, mes yeux aveuglés par la rage concentrés exclusivement sur cette enflure, là, en bas des escaliers. Mon arme est déployée dans la seconde, double viseur enclenché sur sa tête de lâche, et quand j’appuie sur la détente son immonde boîte crânienne s’en va décorer le mur grisonnant derrière lui.

Le reste de notre fuite est flou, ces souvenirs ont dans mon esprit la couleur du sang, de la colère, la sensation d’ivresse que confèrent la rage et le chagrin. J’ai fourré une arme dans les mains de Lylla, et oublié tout principe, toute retenue. En partant, j’ai laissé toutes mes grenades rouler sur le sol de l’atrium, impatient de voir cet immeuble s’écrouler sous les explosions de ma confection.

Quelques minutes après, Lylla et moi sautons dans le Rack’n’Ruin, laissant derrière nous ces idiots qui s’entre-tuent, ces idiots qu’on avait pensé un jour pouvoir appeler amis, ces idiots qui nous avaient fait aspirer à autre chose qu’une prison dorée. « Nous ne devons plus rien à cette planète, » dis-je, ma voix sonnant plus faible et plus étranglée que je ne le pensais. Le Rack’n’Ruin décolle, et je lance la pleine puissance vers les étoiles au-dessus de nos têtes, traversant pour la première fois la frontière qui nous séparait du reste de l’univers.

Alors que notre vaisseau atteint le plein espace, l’adrénaline qui transpirait en moi depuis si longtemps finit par retomber, et la triste réalité de notre situation me frappe alors en plein dans les tripes, me coupant le souffle. Nous avons quitté Halfworld. Wal est mort. Mon co-pilote et ami, qui se tenait habituellement dans ce siège à ma droite, n’est plus. Je n’ose pas tourner la tête pour regarder Lylla, conscient que des larmes se fraient un chemin jusqu’au coin de mes yeux, larmes que je ne me sens alors pas capable de refouler.

Une patte douce et familière se pose sur la mienne, alors crispée sur le joystick de contrôle. Le contact me rassure autant qu’il me rend plus vulnérable, et je garde les yeux fixés droit devant moi, de peur de perdre le peu de contrôle qu’il me reste. « Je sais, » dit-elle simplement.

…………………………………….

« Tu sais Rocket, je pense qu’on pourrait vivre heureux ici, » me confie Lylla quand nous visitons une troisième colonie établie sur une petite lune dans le système d’Adhara.

Mais il semble qu’il n’y ait pas de place pour des rongeurs ou des parasites dans le système d’Adhara, pas plus qu’ailleurs.

Nous reprenons la direction des étoiles, et Lylla est silencieuse à mes côtés, le regard perdu, cherchant désespérément une explication, se demandant ce qu'on avait bien pu faire de mal. 
Je connais les réponses à ses questions, mais je sais qu’elle ne voudra pas les entendre. 

…………………………………….

Classique. C’est le coup classique du trop bon trop con, j’aurais dû m’y attendre. C’est de la faute de Lylla tout ça, son optimisme maladif doit commencer à déteindre sur moi.
C’était une bande de marchands qui faisaient pitié avec leur mini-pod complètement rouillé, accidentés sur le bord d’une route pas loin de là où Lylla et moi on s’est installés. Ils avaient leurs airs de chien battus là, et m’ont avancé une bonne somme si je voulais bien les dépanner. C’était du gâteau à réparer, ce vieux tas de ferraille, et ils avaient l’air bien contents de moi.

Ouais, tu parles qu’ils étaient contents. J’ai compris ce qu’ils voulaient quand j’me suis pris cette fléchette dans le cou, et voilà que je me réveille dans une cage trop petite pour moi, me forçant à rester à quatre pattes comme un vulgaire animal. Ils ont retiré mes vêtements et ont prit tout ce que j’avais sur moi, ces espèces de connards d’esclavagistes de mes deux. On est sur le marché que je reconnais pour y avoir été plusieurs fois afin d’acheter des outils et du matos pour le vaisseau. S’il y a des gens qui me reconnaissent, ils ne le montrent pas et en ont sûrement rien à carrer que ces enflures cherchent à me vendre comme du bétail. Un rongeur qui parle, qu’ils scandent fièrement, et il y a des passants qui me pointent du doigt en riant. Ça fait marrer les enfants, et il y a des gens qui me lancent des insultes pour voir si je réagis, et si c’est vrai que je parle.
J’ai passé de longues minutes à cracher les pires insultes possibles et imaginables, mais quand j’ai vu que c’est ce qu’ils cherchaient, j’ai fermé ma gueule et me suis maudit pour ma naïveté. Avant de les maudire eux, tous, femmes, enfants, vieux, jeunes, tous sans exceptions. Regardez-les, ces bandes de fainéants bons à rien. Ils ne ressemblent à rien, avec leurs trois yeux et leur peau verdâtre, qu’est-ce qui peut leur faire croire qu’ils ont le droit de se penser supérieurs à moi, hein ? Ah, qu’est-ce que je donnerais pas pour avoir mon arme préférée et foutre le feu à leur vieux marché pourri.

La vie est une raclure, si vous voulez mon avis. Mais parfois, je dois reconnaître qu’il y a des moments plutôt fantastiques, comme quand j’entends ce bruit de moteur si familier, que je reconnais en quelques secondes. C’est le Rack’n’Ruin, pas de toute possible. Je me colle aux barreaux et regarde vers le ciel, tentant de trouver d’où vient ce bruit qui sonne comme une douce musique à mes oreilles. Il est là, à ma gauche, fonçant à toute vitesse sur le marché. Un rire un peu hystérique s’échappe de ma gorge quand je reconnais Lylla assise dans le fauteuil de pilotage, toutes dents dehors et une expression de pure haine sur le visage.
Les canons de mon vaisseau adoré se déploient, et Lylla ouvre le feu sur les stands où c’est le chaos total. Les gens s’enfuient et hurlent, voyant les étals prendre feu à droite et à gauche. Lylla crashe le vaisseau en plein milieu du marché, et quand la poussière retombe, je la vois debout sur une aile, deux énormes fusils dans les mains – deux de mes favoris, je salue son choix – ouvrant le feu sur les quelques abrutis qui sont venus pour lui résister.

A partir de ce jour-là, Lylla et moi arrêtons de chercher à nous installer quelque part. Cet univers ne veux pas de nous, très bien. Il devra donc essayer de nous arrêter, s’il l’ose.

…………………………………….

Ça fait un an et trois mois qu’on avait pas été arrêtés, mais il faut croire qu’on a été trop gourmands sur ce coup-là. On avait réussi à voler un de ces artefacts bizarres que les collectionneurs aiment tant, mais il était beaucoup trop tentant d’emporter le reste des objets contenus dans le coffre tant qu’on y était. Mauvaise idée, évidemment, et même si on avait réussi à faire sauter le bâtiment derrière nous, les miliciens avaient fini par nous chopper avant qu’on puisse retourner sur le Rack’n’Ruin.
Nous voilà donc de retour à la case prison, mais plus pour longtemps. J’ai un plan du tonnerre. Ce soir, on sort.

…………………………………….

Mon plan était presque parfait.

Presque.

Il ne nous restait plus qu’à franchir cette dernière porte, celle qui menait à une chute des eaux usées, l’endroit parfait pour s’échapper.
Sauf qu’ils ont réussi à nous suivre, avec leurs robots je ne sais pas comment. J’écrasai de mon poing le bouton pour faire se lever la porte métallique, pestant contre le mécanisme usé, entendant Lylla derrière nous qui nous couvrait à l’aide d’une arme qu’on avait récupérée au passage. CRAC ! La porte s’ouvrait enfin, déversant les eaux usées en une cascade haute d’une vingtaine de mètres. Ça ne serait pas agréable d’atterrir là dedans, mais au moins nous aurions une chance d’en sortir. « Lylla, » dis-je en me retournant, arme au poing, criant pour me faire entendre par-dessus le bruit des tirs et de la cascade, « c’est maintenant ! »

Mais Lylla se cramponne à moi soudainement, et je remarque qu’elle a une plaie béante sur le flanc droit. « NON ! » Je la soutiens comme je peux, mais d’autres de ces robots continuent à arriver et je suis obligé de leur tirer dessus. « Rocket, » me dit Lylla d’une voix faible, « saute. » « N’y pense même pas, » je lui rétorque, essayant de la traîner avec moi vers la porte. J’entends le mécanisme se remettre en route et je tourne la tête, horrifié de voir la porte se refermer progressivement. C’est fini. Un cri étranglé s’échappe de ma gorge, et je tire Lylla pour la remettre debout, mais ses jambes ne répondent plus. « Lylla, Lyl- » Un robot nous tire dessus, et c’est Lylla qui l’abat en plein vol. D’autres approchent rapidement, et je tente de tirer Lylla avec moi avant que la porte ne se referme, mais elle pointe alors son arme sur moi en grognant. « Qu- » « Saute. » Il y a un clic, et je suis projeté en arrière par un rayon d’énergie me frappant en pleine poitrine.
Sonné, je distingue la porte qui se referme après mon passage, les dernières vagues d’eau sale accompagnant ma chute dans le précipice.

Je ne sais pas comment je réussis à sortir de là, mais après m’être fait porter par le courant je me retrouve sur la rive, couvert de déchets et empestant l’urine et le moisi. Je marche quelques mètres et finit par m’écrouler sur le sol, incapable d’avancer plus. Le museau dans la terre, je n’ai même plus la force de hurler ou de pleurer.


…………………………………….

La vie est une raclure. C’est tout.

…………………………………….

L’alcool m’embrume le cerveau. Je ne sens plus mes doigts, je ne sens plus mes jambes me porter. J’adore cette sensation. C’est comme quand j’ai mon arme à feu favorite entre les mains et que je la laisse cracher ce qu’elle a dans le ventre, déversant la puissance de son feu en riant à gorge déployée. Là je me sens vivant. « Dix unités qu’il se foire ! » Je parle plus fort que les autres, à moitié monté sur la table. Le bar est bondé, comme tous les soirs. Ici les pires crapules de tout le quadrant viennent faire affaire ou se bourrer la gueule, faisant très souvent les deux en même temps d’ailleurs. Et là il y a ce pirate xandarien qui essaye de jongler avec une bouteille, promettant à son public d’ivrognes qu’il réussirait à attraper le goulot avec sa bouche. Évidemment, il se rate et le bar rugit d’un rire gras, et le xandarien se fait pousser par terre et certainement rouer de coup par un bandit un peu trop enthousiaste, histoire de célébrer son échec hilarant. Une fois mon fou rire passé, je regarde le gars avec qui j’ai parié. C’est un gros tas, pas sûr que ce soit des muscles ou du gras. Il a un gros visage et un seul œil, mais une dentition sacrément pointue, et sale en plus. « Allez mon gars, avance les unités. » Je lui adresse un sourire carnassier et lève mon verre en l’honneur de ma victoire. Il a pas l’air d’accord, mais moi non plus. Je finis mon verre d’une traite, l’alcool me brûlant la gorge et me confortant dans mon bon droit. Je le pointe du doigt, toute trace de sourire disparue de mon visage. « Avance le fric, j’te dis. » Un sifflement moqueur retentit, et je me rend alors compte que tous ceux qui sont autour de la table nous regardent – me regardent. Le gars qui a sifflé ricane, et je sens mon sang ne faire qu’un tour. Je grogne et montre les crocs. « Qu’est-ce que t’as toi ? Il y a un truc qui te fait rire ? » Ouais, ça le fait marrer apparemment. Et pas que lui. Il faire genre de reculer, mime le gars qui tremble de peur. Les autres rigolent bien, mais je vois rouge. Ils se moquent de moi. « Oh, attention les gars, le rat va vous mordre ! » Éclats de rire. « [Qui a dit ça ? » Je crie, lâchant toute la rage contenue dans mes tripes, et putain j’en ai. Ma main attrape la poignée de mon gun dans mon dos, tâtonnant, l’alcool rendant mes gestes moins précis – mais pas moins déterminés. Leurs expressions changent un peu en voyant l’arme pointée sur eux, mais j’entends encore des rires. Je tourne à chaque fois que j’en entends un, cherchant qui rit, qui se moque, qui m’insulte. Ils ne me prennent pas au sérieux. « Là, vous faites plus tant les malins hein ? Alors les grandes gueules ? » J’enclenche le mécanisme qui lance des mini-explosifs, tremblant de colère et d’anticipation. Il y a de l’agitation, les gens s’écartent mais j’entends encore des rires. Quelqu’un crie venez voir, y a un rongeur qui s’énerve ! et le bar entier explose de rire.
Fou de rage, couvert de honte, je grimpe sur la table et pointe mon arme sur le bar. L’explosion est violente, des débris de verre sont expulsés partout dans la salle. Les meubles prennent feu et je me délecte d’entendre des cris de douleur faire s’éteindre les rires. Le gros tas de tout à l’heure me fonce dessus, et j’appuie sur la détente sans me faire prier.

Quelques heures plus tard, je suis dans un vaisseau en partance pour la plus proche prison.

…………………………………….

Ils m’ont mis dans une cellule partagée. J’aime pas partager ma cellule. J’aime personne.
C’est mieux que les prisons où ils nous font tous dormir dans une espèce de fosse commune, mais n’empêche. J’aime pas les gens.

Enfin, les gens. Je sais même pas si ça s’applique dans son cas.

Je partage ma cellule avec un arbre.

Je n’ai aucune envie de faire la conversation, mais je ne peux tout simplement pas me taire en le voyant entrer dans la cellule et s’asseoir en face de moi. « Ben ça alors, » dis-je avec un petit rictus. « Où est-ce qu’ils t’ont trouvé, toi ? » Ma question est purement rhétorique, bien sûr. Mais mon nouveau camarade hausse les épaules et me regarde. C’est bizarre d’être observé par un arbre. « Je s’appelle Groot. » Je lève les yeux au ciel. « Rocket. Mais ne t’attends pas à c’qu’on fasse ami-ami, toi et moi. Tu restes dans ton coin, moi dans le mien, et ça ira très bien, pigé ? » Je le pointe du doigt, lui adressant mon expression la plus asociale possible. Il cligne des yeux et semble mettre quelques secondes avant de comprendre. « Je s’appelle Groot. » Je lâche un soupir exaspéré et hoche la tête, agacé. « Tu l’as déjà dit, ça. T’as un cerveau sous ton feuillage ? » Je me tape la tête du bout du doigt pour imager mes paroles.  « Et d’abord on dit ‘Je m’appelle Groot’. Pas ‘je s’appelle’. Tss. » Je hoche de nouveau la tête puis, n’ayant rien d’autre à faire de mieux, je tourne le dos à ce Groot et me couche.

…………………………………….

Je crois que je vais commettre un meurtre.

« Qu’est-ce que je t’ai déjà dit ? » Mon poing se crispe autour de ma cuillère en bois, et je la pointe sur l’arbre géant qui me suit partout depuis des jours. Tous les matins, c’est la même chose. Il prend son plateau et vient s’asseoir en face de moi au petit-déjeuner. « Dégage ! Arrête de me coller ! » Et tous les matins il prend cette expression heurtée qui me donne encore plus envie de lui faire avaler ses feuilles. « Je suis pas ton jardinier, ok ? Alors ciao ! Va voir ailleurs ! » Il me regarde quelques secondes, puis tourne les talons. Je souffle et plante rageusement ma cuiller dans cette bouillie qu’ils nous servent à tous les repas. C’est pas bon, mais j’ai faim alors je me la ferme et je mange. Je ne vais pas me laisser crever ici alors que j’ai une évasion à prépa… Le banc bouge sous mes fesses, et je ferme les yeux, essayant de garder mon calme. Il s’est assis au bout de la table. A ma table. Si j’ouvre les yeux et qu’il est vraiment là, je vais probablement effectuer le premier meurtre à la petite cuillère de l’histoire de cette prison.

J’ouvre les yeux. Il est là, tranquillement assis à deux mètres à peine de moi. Il mange sa bouillie sans rien dire, ce provocateur. Je sens la moutarde me monter au nez, agacé à l’idée que même cette plante verte ne me prenne pas au sérieux, lorsque soudain une chose froide et gluante me frappe en plein sur la tête.

Surpris, désarçonné, je me passe une main sur le front, reconnaissant la bouillie qui est servie dans les plateaux. Quelqu’un m’a jeté de la bouillie en pleine face.

Ceux assis aux tables voisines qui ont assisté à la scène rient de bon cœur, et il n’est pas difficile de trouver qui est l’auteur de cette blague désopilante : celui qui rit le plus, à la table en face de moi. Sa main est couverte de bouillie, et il me montre les restes de son plateau. « Petit petit petit ! » m’appelle-t-il, et si le fou rire pouvait tuer, ses voisins de table seraient déjà morts. « Viens manger la bonne bouillie ! » Vert de honte, je ne dis rien. Mes poings se serrent et je baisse les yeux, tremblant de colère, frustré par mon impuissance.

Et là, il se passe une chose des plus étranges.

La table devant moi se met à bouger, et je sens un poids se lever du banc sur lequel je suis assis.  « Je s’appelle Groot. » Sa voix est plus grave et plus puissante que d’habitude, et quand je lève les yeux pour le regarder je suis surpris de voir une expression aussi menaçante sur son visage. J’en oublie ma honte pendant une seconde, impressionné par l’intensité de son regard. Il fait le tour de la table et s’avance vers celui qui m’a lancé la bouillie. « C’est quoi ton problème ? » Le silence est tombé dans le hall, toutes les paires d’yeux figées sur cette scène captivante. Groot déploie ses branches et attrape le prisonnier par la gorge, le soulevant de sa chaise pour le monter bien haut à la vue de tous, tandis que d’autres branches viennent étrangler ses voisins de tables qui s’étouffent avec leur bouillie. Ébahi, je regarde Groot se tourner pour regarder les autres prisonniers autour de lui, clamant un « JE. S’APPELLE. GROOT. » qui ne laisse aucune place à l’interprétation. Personne ne bouge, et au bout de quelques secondes, Groot relâche ses prises, laissant le gars retomber sur le sol de tout son poids avant de retourner finir son petit déjeuner.

Les secondes passent, et petit à petit les discussions reprennent dans le hall, le spectacle étant passé et la leçon comprise. Je finis de m’essuyer les poils, encore quelque peu secoué par ce que je viens de voir, m’interrogeant sur la marche à suivre.

Les minutes passent en silence, puis je finis par tourner la tête, hésitant. « Merci. » Il penche la tête et me sourit aimablement, comme s’il ne venait pas juste de violenter quatre personnes d’un coup et de menacer une prison toute entière. Je ne peux m’empêcher d’avoir un petit rire stupéfait, mais cette fois-ci il n’y a aucune moquerie dans mes propos. « Tu est vraiment spécial, toi, hein ? » Il semble y réfléchir une seconde, puis acquiesce. « Je s’appelle Groot, » dit-il en me désignant du bout d’une branche, et sans vraiment me l’expliquer, je pense avoir compris. « Oui, je suppose que tu as raison. On fait une sacrée paire, toi et moi. »

…………………………………….

Ha, les Xandariens sont une sacrée espèce de rigolos aussi. Ils sont heureux de vivre dans leur petit confort idyllique, trimant comme des timbrés pour jouir de leur semblant de liberté achetée à coups d’unités et de petites maisons colorées aussi moches que leurs faces d’endives. Non mais sérieux ! Et ce vieux pervers là-haut, il n’a vraiment rien d’autre à faire que draguer des gonzesses qui auraient l’âge d’être ses petites filles ? Quans je me retourne pour partager mon hilarité avec Groot, je le retrouve bien sûr en train de s’abreuver au jet de la fontaine. Je lève les yeux au ciel. « Ne bois pas de l’eau de la fontaine, idiot ! C’est dégoûtant ! » Beh ouais, on ne sait pas ce qu’ils mettent dans leur eau, les Xandariens. Groot fait son petit air innocent, fait semblant de ne pas comprendre. Mais je t’ai pris sur le fait, gros bêta ! C’est pas à moi qu’il va la faire, j’vous jure. « Ne dis pas le contraire, je t’ai vu le faire ! Pourquoi tu mens ? » Il hausse les épaules. Il insiste, têtu comme il est ça ne m’étonne pas. Je secoue la tête en signe d’exaspération quand soudain ma tablette sonne, ce qui ne peut vouloir dire qu’une chose : on a un contrat qui se balade sous notre nez. « On en tient un, on dirait, » dis-je à mon ami. Je fronce les sourcils, un peu excité à l’idée d’avoir trouvé une cible, et j’observe ce qui s’affiche sous mes yeux. Un signal d’alerte rouge me guide un peu sur la gauche, et je ne mets pas longtemps à trouver l’origine de cette excitation électronique : un gars sur le pont au-dessus de nous occupé lui aussi à drageur de la Xandarienne. Un humain, si on en croit la couleur de sa peau. « Ok l’humain. Voyons à combien ta tête est mise à prix. » Il s’appelle Peter Quill, et est recherché vivant. Super, j’aime bien les prisonniers vivants. Ils râlent et se débattent et ça nous fait toujours bien rigoler avec Groot… Quarante mille uni- « Quarante mille unités ? » je m’exclame, agréablement surpris. C’est assez rare d’avoir une telle récompense pour une seule personne ! C’est notre jour de chance. « Groot, on va être riches ! »

…………………………………….

Quand je disais riches je penser qu’on allait gagner 20 mille unités chacun. J’ai jamais pensé qu’on allait devoir se battre contre Ronan avec ce Quill, une tueuse verte complètement barrée et un espèce de gros musclé qui ne comprend rien au sarcasme.

J’y crois pas vraiment, mais… peut-être qu’on a gagné des amis, en fait.

…………………………………….

Ooh child, things are gonna get easier, ooh child things will get brighter.

La musique résonne dans le silence assourdissant qui suit notre chute, semblant venir de très loin, comme dans un rêve. Quand j’ouvre les yeux, des cendres tombent du ciel et se coincent dans ma fourrure, neige funeste et désolante.
Chaque petite parcelle de mon corps me fait mal, mais rien ne peut m’empêcher de me relever. Je me traîne sur le sol, grattant la poussière à la recherche d’une branche, d’une feuille, d’un bourgeon,  m’accrochant à l’espoir de trouver la moindre petite preuve qu’il est encore là.  
Nous s’appelle Groot. Ses mots résonnent encore dans mon esprit, dans un écho qui se fait de plus en plus lointain alors que je dois me rendre à l’évidence qu’il est parti. Je ramasse un petit bâton et le tient au creux de mes mains. Pas un mouvement, pas un soupir. Ma vue se brouille.
Il n’est plus là.

…………………………………….

Quand tout est fini, que Xandar est sauvée et nos casiers judiciaires sont en bonne voie d’être effacés, je demande à l’un des membres des cohortes un vase, un peu de terre et d’engrais. Si ma requête leur semble un peu étrange, personne ne fais de commentaire, et je finis par replanter le plus gros bâton que j’ai pu trouver sur le site du crash. Je refuse de laisser tomber. Je sais que Groot pouvait se régénérer – combien de fois l’ai-je vu faire repousser un ou plusieurs membres arrachés ? - alors je garde bon espoir.

Et parfois, les étoiles sont avec nous, il faut croire. Au petit matin, après une nuit difficile, je me réveille auprès du pot pour y trouver un minuscule bébé Groot. L’esprit encore endormi, je cligne des yeux, pas certain d’être vraiment éveillé ou simplement en train de rêver. Quand le petit Groot baille, je sais que ce n’est pas un rêve.

Drax ne dit rien quand je le réveille en criant de joie. Il sourit simplement et partage cette nouvelle avec bonheur.

Je crois que Groot avait raison, au final. Nous s’appelle Groot.


…………………………………….


C’est étrange d’avoir des amis. C’est sûr, on se prend la tête, on se gueule dessus à longueur de temps, mais… on rit pas mal aussi. On est là les uns pour les autres. Et puis il y a bébé Groot.

C’est étrange d’être avec des gens qui me considèrent – nous considèrent, Groot et moi – comme étant plus qu’un animal ou une plante verte. J’ai du mal à me faire à cette situation.


Je sais comment ça finit ces choses là. Ça finit toujours mal. Faut pas que je m’attache à eux.

Pas plus, en tout cas.

…………………………………….


Yondu était un salopard, c’est clair. Mais c’était un loser tragique, un gars paumé qui essayait de faire au mieux. Si j’écoute les mensonges que je me répète à longueur de temps, je me dis qu’il détestait l’univers à peu près autant que moi. Mais je sais maintenant. Je sais que c’est faux.

Les lumières lancées par les navettes des ravageurs illuminent l’espace devant nos yeux, nous offrant un spectacle grandiose et touchant. Un peu à l’image de Yondu, au final.

Il n’a pas abandonné Quill. Les ravageurs ne l’ont pas abandonné. Quelque chose en moi résonne, un éclat de compréhension fugace qui me tord l’estomac. « Ils ne l’ont pas oublié, » que je souffle, les lumières se reflétant dans mes yeux humides. « Non. » C’est la voix de Quill. J’entends son sourire triste à sa façon de prononcer ce simple petit mot. « Même s’il leur criait dessus et qu’il disait des trucs méchants... » J’te connais par coeur, parce qu’on est pareils. « Et qu’il a volé des batteries dont il n’avait pas besoin. » Je baisse les yeux, acceptant de m’ouvrir un peu. Il n’est rien de plus difficile que de dire pardon, même ainsi. J’espère qu’il comprendra.

« Bien sûr que non. »


…………………………………….


Thanos, le plus grand des connards que la galaxie ait jamais connue.
Et pourtant il y en un sacré paquet, de connards !

Tout s’est enchaîné à partir du moment où on a appris ce que le grand titan violet timbré avait prévu comme avenir pour la galaxie. Un sacré plan de malade mental si vous voulez mon avis, mais le pire c’est qu’il avait des chances d’y arriver le salaud. Faut dire que le gars fait pas rire. J’ai beau le détester cordialement, il faut reconnaître que le bonhomme était à prendre au sérieux. Une menace pour l’univers à lui tout seul, sans déconner. Et le pire c’est qu’il n’était pas tout seul, oh non.

J’aurais préféré découvrir Terra sous d’autres circonstances, mais on n’est pas venus ici pour faire du tourisme avec les autres Gardiens.
On a fait la connaissance des soi-disant « héros » de cette planète – dont certains ont des costumes assez ridicules faut l’avouer, vous avez vu ce clown de Deadpool avec son latex qui lui moule l’entrejambe ? Quel idiot celui là ma parole. Enfin, il nous a fallu nous allier avec eux pour défendre la galaxie, encore une fois. Et si au début j’ai râlé car c’était du suicide, plus on m’en parlait et plus je me rendais compte qu’on avait pas vraiment le choix que de se battre jusqu’à la mort.

Et putain des morts, il y en a eu.

Ça a été un combat long et douloureux. Mais le pire dans tout ça, c’est qu’on n’en voyait pas la fin.

Il n’y avait pas d’issue possible, pas de moyen de gagner. Je n’arrivais plus à y croire, mais il fallait continuer à se battre coûte que coûte.

Et puis la solution arriva, désespérée, tout comme on l’était.

Revenir dans le temps pour empêcher cette merde de commencer. J’aimais pas cette idée, bordel, je l’aimais pas. Faut pas jouer avec ces choses qu’on maîtrise pas, voilà ce que ça donne après. Des cataclysmes à l’échelle de l’univers.

Le portail a été ouvert, et on s’est engouffrés dans la brèche. J’ai pas voulu réfléchir plus que ça, même si j’aimais pas l’idée : mes amis y allaient, alors j’y allais aussi. Pas moyen que je les laisse se battre sans les aider. J’ai suivi Groot et les autres Gardiens.

Seul Drax est resté en arrière, et bordel… J’lui en veux putain, j’lui en veux. Je sais qu’il a fait ce qu’il pensait devoir faire mais… il me manque, lui et son sens de l’humour toujours à l’ouest. Ouais il me tapait sur le système quand il comprenait rien à nos métaphores, ou quand il nous rabâchait toujours les mêmes histoires de sa fécondation et compagnie mais quand même… Drax, merde.

Enfoiré.

…………………………………….

1945.

Déjà que ce plan laissait à désirer, en plus on s’est planté d’époque.

Mais quelle équipe de bras cassés j’vous jure.

…………………………………….

C’est encore pas les bonnes circonstances pour visiter Terra on dirait bien. On peut pas sortir, assignés à résidence dans un vieil immeuble laissé à l’abandon. « Les terraniens n’ont pas l’habitude de voir des extra-terrestres à cette époque, gnagnagna –  » Pfff, sérieusement.
Et alors ? On est vraiment obligés de protéger leur pauvre sensibilité de petits ignorants fermés au monde ?

Quill a décrété qu’on aurait l’avant-dernier étage, et c’est pas plus mal car on peut aller sur le toit au moins, à défaut de sortir. Mais franchement, je pense pas que ce couvre-feu obligatoire tiendra longtemps. Au bout de six heures dans l’appartement, Groot était déjà en train d’essayer de sortir par la fenêtre. Nan mais vous avez vu dehors aussi ? De l’herbe, des arbres, normal qu’il veuille sortir ! On ferait tous pareil à sa place.

Alors ok, je vais le surveiller parce que c’est pas le moment de paniquer tout le monde, mais faudra pas non plus compter sur moi pour le retenir s’il pète un plomb. Oui, c’est un ado relou qui fait sa crise, mais c’est Groot et c’est mon ami.

Et puis franchement, je vais pas tenir dix ans non plus à tourner en rond dans cet immeuble. J’ai de quoi m’occuper, ça va, mais ça va vite m’ennuyer. Pas de truc à faire exploser, pas de petite bagarre, pas de courses de navettes… cette époque est pas très excitante, surtout quand on est coincé entre quatre murs. On est ensemble au moins, c’est sûr. Mais Drax est plus là et son absence n’aide pas à apaiser les tensions habituelles entre nous.

Enfin bon, on verra. Je sais qu’il faut pas oublier notre objectif, mais franchement, j’ai le droit d’être cynique cette fois. Parce qu’on était pas vraiment sensés atterrir ici à la base. Alors faudra nous excuser si on est un poil à cran.



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Message Sujet: Re: rocket raccoon - ain't no thing like me Lun 09 Avr 2018, 22:16

Bienvenue Rocket

Et bonne chance pour cette fichette



-  Little party trick  -
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Message Sujet: Re: rocket raccoon - ain't no thing like me Lun 09 Avr 2018, 22:17

Rocket
Bienvenue par ici mon co-pilote et ami

Si jamais tu as des questions, surtout n'hésite pas à nous mp



I must have been through about a million girls, I'd love 'em then I'd leave 'em alone. I didn't care how much they cried, no sir, their tears left me cold as a stone. But then I fooled around and fell in love, I fooled around and fell in love, yes I did. I fooled around and fell in love. I fooled around and fell in love.
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Message Sujet: Re: rocket raccoon - ain't no thing like me Lun 09 Avr 2018, 22:41

ROBERT : Merci beaucoup Dr Banner !

PETER : Merci Peter ! Je vais aller lire ta fiche pour voir un peu où en sont les gardiens, j'hésiterai pas à envahir ta boîte à MP si besoin
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Steve a une passion méconnue du grand public. Mais c'est un peintre et dessinateur qui a déjà vendu quelque toiles il y a quelque années pour survivre à la faim et pauvreté. ⍟ Il n'est pas qu'un guerrier mais aussi une personne calme et pleine de maîtrise vers qui se tourner en cas de doute, si on a besoin de conseil. Mais s'il a toujours été vu sous son jour d'homme bon, il cache au fond de lui un côté très sombre de sa personnalité qu'il vaudrait mieux ne jamais, ô grand jamais réveiller.


Message Sujet: Re: rocket raccoon - ain't no thing like me Lun 09 Avr 2018, 22:45

Rockeeeeeeeeeet

Bienvenue j'ai une petite idée de lien récent, si jamais


UNTIL THE END OF THE LINE
even when i had nothing, i had Bucky.
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Message Sujet: Re: rocket raccoon - ain't no thing like me Lun 09 Avr 2018, 22:45



Normalement entre le PV et ma fiche tu as ce qu'il faut.
Mais oui mes mp sont ouverts surtout qu'il y a 2-3 petits détails que je joue qui sont pas dedans



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Message Sujet: Re: rocket raccoon - ain't no thing like me Lun 09 Avr 2018, 22:57

STEVE : Merci Captain ! Ah, un lien, je suis tout ouïe

PETER : Ok ça marche ! Je vais lire ça et je pense que je te prépare un p'tit MP pour demain alors
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Hope is not pretending that troubles don't exist. It is the hope that they won't last forever. That hurts will be healed and difficulties overcome. That we will be led out of the darkness and into the sunshine


Heroes are made by the paths they choose, not the powers they are graced with


One day, you're going to have to make a choice. You have to decide what kind of man you want to grow up to be. Whoever thant man is good character or bad, it's going to change the world



Message Sujet: Re: rocket raccoon - ain't no thing like me Lun 09 Avr 2018, 23:56

Petite boule de poiiiiils !

Bienvenue par ici et bonne rédac de fichette !


Let beauty come out of ashes
You're wounded. It's a wound that stays with you. Changes you. You'll see the pain of this world more readily. You know it's there now. You won't be able to ignore it. You'll see that life is temporary. Fragile. That every life is worth protecting ▬ Itsy Bitsy Spider
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Message Sujet: Re: rocket raccoon - ain't no thing like me Mar 10 Avr 2018, 00:15

Est-ce que c'est ça, un mouton ?

Bienvenue m'sieur et have fun avec ta fiche
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Message Sujet: Re: rocket raccoon - ain't no thing like me Mar 10 Avr 2018, 08:22

Bienvenue la peluche et courage pour ta fiche


It's raining money, hallelujah
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Message Sujet: Re: rocket raccoon - ain't no thing like me Mar 10 Avr 2018, 15:10

Hhihihih Rocket

Bienvenue et bon courage pour ta fiche ^^


The Mockingbird
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Message Sujet: Re: rocket raccoon - ain't no thing like me Mer 11 Avr 2018, 10:50

Une boule de poil qui parle, j'en suis tout retourné
Bienvenue par ici monsieur Raccoon
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Message Sujet: Re: rocket raccoon - ain't no thing like me Mer 11 Avr 2018, 13:30

Hey la belette ! Bienvenue !!

Bon courage pour ta fiche



feel the fury closing in
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Message Sujet: Re: rocket raccoon - ain't no thing like me Ven 13 Avr 2018, 13:30

je s'appelle Groot ♥️♥️



I am Groot
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Message Sujet: Re: rocket raccoon - ain't no thing like me

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rocket raccoon - ain't no thing like me

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