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Let me help you. Ft Seàn

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There was no time for kissing but she wanted him to know that in the future there would be. A kiss in so much loneliness was like a hand pulling you up out of the water, scooping you up from a place of drowning and into the reckless abundance of air. A kiss, another kiss.
◊◊◊




Message Sujet: Let me help you. Ft Seàn Ven 15 Déc 2017, 23:08

Let me help you

- Alors comme ça, tu veux être une chanteuse plus tard ?

Je questionne la gamine tout en préparant l’aiguille. J’esquive, je détourne son attention pour ne pas qu’elle remarque que l’embout métallique s’approche de sa peau. Les enfants sont tous pareilles face à une aiguille, ils perdent leurs moyens et refusent qu’on s’approche d’eux. Alors, on avait tout développé la même technique : on les occupait, on les questionnait sur tout et n’importe quoi. Et pour la plupart, ça fonctionnait. J’écoute donc la petite parler de son métier de rêve alors que je me dépêche à suturer sa blessure.

- Et voilà ma jolie. Je t’avais dit que tu ne sentirais rien.

Je lui offre un petit sourire rassurant. Une moue surprise se dessine alors sur le visage de l’enfant, surprise que le supplice soit déjà fini. Un rire s’échappe alors de mes lèvres et après un dernier regard, je me lève déjà pour m’occuper d’autre chose. On est en sous effectif alors pas le temps de chômer. C’est sûrement pour ça qu’il m’ont embauché. Faut dire que je n’avais pas fait d’études pour ça. J’avais juste beaucoup de pratique grâce au camp. J’avais dû jouer les infirmières pour les autres et j’avais tout bien assimilé. Heureusement qu’il y avait eu cette infirmière dans le même dortoir que moi et qui m’avait tout appris. C’est comme ça que j’ai découvert que c’était ce que je voulais faire de ma vie. Alors, dès notre arrivée à New York avec Max, j’avais essayé de trouver un job à l’hôpital de la vie et j’avais eu le poste sans problème.

« Magda. Tu veux bien remplir le tiroir à compresses ? »

- Oui, bien sûr.

Je hoche légèrement la tête avec mon éternel sourire peint sur le bout de mes lèvres. Les gens se méprennent souvent à mon égard. Ils me voient comme la jeune femme toute douce et calme. Mais je peux facilement m’emporter lorsqu’on me cherche même si je suis bien plus souvent de bonne humeur. Je m’exécute alors et me rend dans la réserve. Aussitôt, quelque chose m’intrigue : la porte est entrouverte. Elle ne devrait pas l’être. On s’assure toutes de la fermer une fois sortie de la pièce. Je fronce alors les sourcils et m’aventure dans le cagibi. J’aperçois au loin une silhouette, une silhouette qui essaye d’être discrète, qui essaye de se fondre dans la masse. Ma curiosité est piquée. Mon instinct de survie me souffle de partir mais mon corps ne répond pas. Non. Ce dernier avance, il s’approche de la masse pour révéler un jeune homme. Mon coeur bat à la chamade, j’étais légèrement inquiète qu’il s’attaque à moi parce que je venais de le surprendre. Je remarque alors qu’il est blessé. Je décide alors de faire comme si de rien était, de lui donner une chance de s’en sortir tranquillement. Je n’ai pas envie de crier au loup.

- Je pense que vous vous êtes trompé d’endroit monsieur. Les urgences sont de l’autre côté. Mais, ce n’est pas grave. Je vais vous aider.

Un sourire se forme sur mes lèvres alors que je m’approche d’une des étagères pour m’accaparer des outils dont j’aurais besoin pour le soigner. Je me tourne vers lui avec un visage bienveillant et l’incite à s’asseoir sur une chaise qui ne se trouvait pas loin.

- Je m’appelle Magda. Je vais vous soigner si vous êtes d’accord. Promis, ça ira vite et puis, vous pourrez repartir.  


☆☆☆ Beerus

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Hydra
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bleh

Message Sujet: Re: Let me help you. Ft Seàn Dim 17 Déc 2017, 00:22




Magda & Seán
Let me help you




“Arrête de chouiner, relève-toi !” Au cœur d’une ruelle sombre et inanimée gît une forme tremblante. Animal blessé à la respiration erratique, ses vêtements sont teintés de carmin. Ces effusions d’hémoglobine ne lui appartiennent pas. Ou peut-être que si, il ne sait pas trop. Un geignement de douleur lui échappe alors qu’il tente de se dresser sur ses jambes, le mur froid et humide comme seule aide. Les voix de ses bourreaux lui chuchotent à l’oreille des ordres qu’il a entendu maintes et maintes fois. Parfois, celle de son frère aîné se joint à elles. “Relève-toi !”, “Arrête de pleurer !”, “Soit plus fort !”, “Tue-le !”. C’est ce qu’il a fait. Ses assaillants ne sont plus. Seán ne connaît pas leur identité. Peut-être n’était-il pas aussi dangereux qu’ils en avaient l’air. Et ils ne l’étaient pas, mais l’Irlandais a perdu ses moyens, en même temps que les souvenirs de l’incident. La seule chose qu’il lui reste, c’est du sang sur les mains.

D’un revers de la main sur son visage, l’agent cherche à se redonner une contenance. Geste qu’il regrette à la seconde où une douleur lancinante dans l’épaule lui arrache une plainte de douleur. Est-ce qu’il s’est fait… Tirer dessus ? À vrai dire, il ne saurait être sûr sans jeter un œil à sa blessure. Mais il ne peut faire ça ici et s’il se pose quelque part, il n’est pas sûr de pouvoir repartir dans l’immédiat. De plus, il va avoir besoin de matériel pour refermer cette plaie, quelqu’en soit sa cause. Malheureusement, il n’a plus rien chez lui depuis sa dernière rencontre avec Max. L’Irlandais réfléchit à la meilleure manière de procéder, mais il se perd rapidement dans ses pensées. Au final, il décide de se rendre à l’hôpital, non pas pour les urgences, mais pour emprunter leur matériel. Ils ne remarqueront certainement pas quelques compresses et bandages manquants. Puis, Seán préférait encore commettre un petit délit plutôt que de se rendre à la pharmacie la plus proche et acheter ce dont il a besoin lui-même. Cela voudrait dire parler avec le gérant, expliquer son cas, sentir les regards de jugements de toutes les personnes présentes et l’agent veut à tout prix éviter ça.

C’est non sans mal qu’il arrive enfin dans le couloir menant à la réserve, à bout de souffle, mentalement et physiquement épuisé. Plus jamais. Plus jamais il ne traverse la ville pour des soins médicaux. Après tout, il aurait pu arranger ça chez lui, seul et au calme. Au lieu de ça, il a slalomé entre la puanteur des rues et le bruit assourdissant des voitures et des conversations. Heureusement, il garde la tête baissée et esquive les contacts oculaires. Il n’a pas vu les regards inquiets des curieux s’arrêtant un peu trop longtemps sur sa carcasse.

Seán observe les déplacements du personnel, attendant le bon moment pour se faufiler dans cette pièce. L’endroit est presque désert, juste une infirmière un peu distraite quittant la réserve. C’est sans effort qu’il l’envoie dans une autre pièce, laissant la porte entrouverte, juste le temps pour lui de se glisser à l’intérieur. L’Irlandais s’autorise quelques secondes pour souffler, l’esprit embrumé par sa blessure à l’épaule. S’il est d’ordinaire assailli de pensées dans tous les sens, c’est encore pire lorsque son corps n’est pas capable de suivre la cadence. Il se marmonne les injonctions qu’il a tant de fois entendues, persuadé qu’elles vont le faire tenir debout plus longtemps. Son frère les a prononcées, comment pourrait-il avoir tort ? S’il lui a dit de se relever, c’est qu’il le pouvait.

Le nez dans les fournitures, il sursaute et renverse quelques boîtes lorsqu’une voix féminine l’interpelle. « Je pense que vous vous êtes trompé d’endroit monsieur. Les urgences sont de l’autre côté. Mais, ce n’est pas grave. Je vais vous aider. Je m’appelle Magda. Je vais vous soigner si vous êtes d’accord. Promis, ça ira vite et puis, vous pourrez repartir. » Seán retient son souffle. Surpris et particulièrement effrayé, il recule de plusieurs pas. Il bafouille, cherche ses mots, tente de remettre ses idées en place. « N… Ne vous approchez pas de moi ! » Il recule de plus belle, jusqu’à ce que son dos heurte la surface dure d’un mur. Il balaye frénétiquement la pièce du regard, prenant grand soin de ne pas croiser celui de la jeune femme, à la recherche d’une sortie. Évidemment, la dénommée Magda se trouve devant. « Je… Je… Je ne vous ferai pas de mal s… Si vous me laissez tranquille. » Il n’hésitera pas une seule seconde. Si elle le retient ici, si elle tente quoi que ce soit, il n’hésitera pas. Peut-être n’en sera-t-il pas l’instigateur direct, mais ce genre de situation est déjà arrivé auparavant. Il sait comment ça a fini. Lui est toujours là, les autres non.
Fiche codée par Koschtiel

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