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We're far from the shallow now || Thomas

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Message Sujet: We're far from the shallow now || Thomas We're far from the shallow now || Thomas EmptyVen 12 Oct 2018, 11:59


We're far from the shallow now
Thomas & Jessica

« I'm off the deep end, watch as I dive in, I'll never meet the ground. »
7 novembre 1945, après-midi

Ça fait maintenant deux mois que je n’ai plus eu de nouvelles de Thomas. Ça ne devrait pas m’atteindre, après tout, notre séjour à cette époque est censé être provisoire et m’attacher à une personne ici n’est pas recommandable. Mais je m’en veux. Je m’en veux de lui avoir menti, que ça se soit mal terminé, qu’il se soit senti trahi et d’avoir perdu toute sa confiance. Je pensais qu’il aurait compris que si je ne lui avais pas dit toute la vérité c’était simplement pour le préserver mais le silence radio long de deux mois en avait dit long. Il ne voulait plus me voir, c’était quasi certain. Ce n’était pas faute de m’être rendue à Time Square pour voir s’il se trouverait aux alentours de la boutique de sa famille pour récupérer des choses dans les gravats ou encore à ce café de Brooklyn où il avait l’habitude d’aller et où il m’avait emmenée le soir de notre rencontre. Je n’avais pas mis les pieds dans ce café, j’avais juste jeté un coup d’œil à travers la vitrine, espérant le voir. Je ne l’avais pas non plus vu sur des affiches de Broadway ou sur des affiches de films à venir. Rien, aucune nouvelle.

Ce soir-là, alors que tout était relativement calme et que toutes mes tâches au quartier général avaient été effectuées, j’avais décidé d’aller encore une fois me promener à Brooklyn. Ce n’était pas rien de marcher jusqu’à là-bas, je mettais généralement une bonne heure et demi aller et pareil pour le retour. Carol m’avait interceptée sur le pas de la porte, m’assurant que ça ne servait à rien d’y retourner encore. Elle me faisait comprendre que même si je le voyais ce soir, il n’aurait certainement pas envie de me parler. Elle me répétait sans cesse que cette rencontre était plus nocive qu’autre chose. Je me dis souvent que si Thor ne l’avait pas ramené après l’incident de Time Square, peut-être qu’il n’aurait jamais découvert la vérité. Peut-être aussi qu’il aurait succombé à ses blessures.

Je longeai donc le Sud de Manhattan, apercevant ce fameux pont de Brooklyn. Si j’avais mon appareil photo, j’aurais pu le photographier tant la vue d’ici est splendide. Depuis que l’on est ici, j’ai l’impression d’être une touriste. Pouvoir visiter des recoins de New York sans être submergée par la présence des touristes du monde entier et surtout d’une manière différente de 2019, c’est agréable. Le plus étrange, je crois, c’est qu’il n’y a ni tours jumelles, ni mémorial. Rien de tout ça n’existe encore. Il y a quand même quelques grands buildings, tout n’est pas plat. L’Empire State Building, par exemple, on peut déjà l’apercevoir, rayonnant et surplombant la ville. Je continue donc ma marche, dépassant le pont de Brooklyn, dépassant ensuite le pont de Manhattan pour finalement continuer encore et arriver au niveau du pont de Williamsburg. C’est le chemin habituel, je traverse toujours là pour me rendre dans la partie de Brooklyn où j’espère croiser Thomas. C’est le chemin que j’avais fait le tout premier soir.

Me voilà enfin devant la vitrine de ce fameux café. Rien n’a changé, je suis là et je regarde à travers la vitrine dans l’espoir de l’apercevoir. La seule différence, c’est que j’ai quelques pièces dans ma poche, quelques pièces trouvées ou échangées contre des objets retrouvés à Time Square. Je n’aime pas faire ça, mais j’avais besoin de trouver un peu d’argent. On ne peut pas continuer à voler de la nourriture indéfiniment. J’observe attentivement toutes ces personnes réunies à l’heure du thé, mon regard balaye doucement la salle lorsque je le vois. Thomas. Mes efforts n’étaient donc pas vains. Il est seul à sa table. Je repense à ce que Carol m’a dit, ça ne changera probablement rien. Faire un scandale dans ce café ne serait pas avisé, mais si je ne tente rien, je ne saurai pas. J’entre alors dans le café, une petite cloche signalant mon arrivée lorsque la porte s’ouvre puis se referme. Je m’avance jusqu’au fond de la salle, là où est installé Thomas.

« Je peux ? »

J’aurais pu simplement m’asseoir comme je l’aurais fait à une autre époque, mais je ne veux pas griller davantage mes chances d’avoir une vraie conversation et une véritable explication.

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Message Sujet: Re: We're far from the shallow now || Thomas We're far from the shallow now || Thomas EmptyDim 14 Oct 2018, 19:03

We're far from the shallow now
jessica & thomas

« qui est elle vraiment. n'est ce qu'un mirage ou une illusion ? il serait temps de se réveiller »
La matinée avait été plus que pourrie. Quoi de mieux qu’une petite balade à quatre heures du matin avec son patron dans des lieux pas vraiment fréquentables ? Non, mais franchement, dans quoi il fallait qu’il se retrouve pour accepter ce genre de situations ? Bien entendu, le fait qu’il n’ait plus vraiment d’argent à cause de la guerre et de tout un tas d’autres choses… surtout le fait que le commerce familial avait été détruit. Ça n’aidait pas ! Il fallait qu’il les aide. C’était une nécessité, mais il ne pouvait pas encore reprendre sa carrière d’acteur, il ne se sentait pas prêt. Il s’attendait déjà à toutes les questions qu’on pourrait lui poser, toutes les questions indiscrètes sur la guerre, sur ce qu’il avait dû faire, tout ce qu’il faisait comme cauchemar tous les soirs. Non, il n’était pas prêt à repartir sur ce genre de pente glissante ou il pourrait rapidement perdre les pédales. Alors ce petit boulot de chauffeur, ça lui permettait de subvenir aux besoins de sa famille qui avaient tout perdu durant cet accident… Ils s’en sortaient comme ils pouvaient, mais il devait continuer à travailler, trouver des solutions pour qu’ils puissent survivre le temps que tout soit reconstruit.

Alors il n’avait pas le choix, il devait prendre son travail au sérieux, même si cet homme ne semblait pas si honnête que ça, il n’avait pas de preuves, il ne savait pas ce qu’il faisait, mais il continuait à le faire. Il avait besoin de cet argent et fermait les yeux pour le moment, de toute façon, du moment qu’il ne trempait pas dans tout ça, Thomas ne ferait rien. Alors oui, la matinée avait été pourrie. Mauvais temps, du monde qui faisait chier, des lieux pas forcément nets et surtout une migraine qui ne voulait pas passer. Fort heureusement, sur les coups de midi, s’en était terminé et après l’avoir déposé dans un restaurant, Mr. Abbott le libéra de ses fonctions pour le reste de la journée… jusqu’au moment ou il aurait besoin de son aide dans la journée surement… il n’était donc jamais véritablement libre de ses mouvements, mais pour le moment, ça lui allait. Il décida de profiter du reste de l’après midi pour se reposer dans son café préféré. Il avait besoin de souffler, de se réconforter dans un lieu au chaud.

Sur une table, dans un coin, il était tranquillement installé. Café, journal, il pouvait voir pas mal de choses de sa place. L’entrée, les vitres, l’extérieur, le bar en lui-même. Une mauvaise habitude de la guerre, de toujours savoir où se trouve la sortie, ou il pourrait se planquer si tout partait en couille. Il n’aimait pas ce genre de réflexes, mais maintenant, c’était ainsi et il se doutait que ça n’allait jamais changer. La cloche sonna, annonçant l’arrivée d’une autre personne, il leva les yeux vers la porte et reconnu instantanément la femme qui s’approchait à présent de sa table. Il soupira. Il n’avait pas besoin d’une nouvelle confrontation. Elle se planta devant lui tout en lui demandant si elle pouvait… s’installer ici. « Nous sommes dans un pays de liberté. Ce siège est libre alors oui, tu peux t’y installer. » Quant à savoir s’il voulait bien qu’elle s’installe, c’était une toute autre affaire ! Depuis le début, il y avait quelque chose entre eux, mais il devait avouer que les derniers événements avaient tout changés. « Que fais-tu ici Jessica ? » Il ne lui offre même pas un regard, les yeux toujours perdus dans son journal qu’il n’arrive décidément plus à lire depuis que Jessica est entrée. « Si c’est ton véritable prénom. » Oui, était elle véritablement qui elle était ?

(c) DΛNDELION
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Message Sujet: Re: We're far from the shallow now || Thomas We're far from the shallow now || Thomas EmptyLun 15 Oct 2018, 21:35


We're far from the shallow now
Thomas & Jessica

« I'm off the deep end, watch as I dive in, I'll never meet the ground. »
7 novembre 1945, après-midi

Evidemment que j’angoisse à l’idée de lui adresser la parole. Ce n’est pas comme si on s’était quitté en bons termes. J’ai l’impression que tout ce que je fais, je le foire. Est-ce qu’il va me balancer sa tasse ou son journal à la figure ? Probablement. C’est ce que j’aurais fait, moi, si les rôles avaient été inversés. C’est donc la boule au ventre que je lui demande si je peux m’asseoir à sa table. Malgré mes mots, il ne daigna pas lever la tête, et cette ignorance faisait un peu l’effet d’un poignard dans le cœur. J’étais pourtant, selon lui, libre de m’asseoir. Ce n’était donc pas un refus direct mais le ton employé me faisait aisément comprendre qu’il n’était pas ravi de me voir. Je m’installai donc à cette place, puisque j’étais libre de le faire, d’après ses dires. Je l’observai un moment sans un mot, me demandant ce qu’il pouvait bien se passer dans sa tête alors que j’étais là, face à lui, deux mois plus tard. Il ne leva toujours pas la tête et me demanda ce que je faisais ici. J’allais ouvrir la bouche pour lui répondre mais il ajouta une remarque, le genre de remarque qui fait plutôt mal.

« Je suis venue te voir, Thomas. »

On se vouvoyait au départ. Sûrement parce que je pensais que c’était le meilleur moyen de bien me faire voir dans cette époque, mais depuis qu’il a découvert mes mensonges, il n’y a plus d’effort dans la politesse. En temps normal, je me fiche pas mal de ça, mais j’ai bien le sentiment que venant de sa part, c’est une façon de montrer qu’il n’y a plus le même respect que les premiers jours. Je le comprends, mais c’est dur. Je n’aurais pas pensé que cette rencontre tournerait ainsi.

« Et Jessica est bien mon prénom. Je sais que j’ai dit des choses fausses à mon sujet, mais à ma place, tu aurais fait pareil. Cela dit, concernant mon identité, je n’avais aucune raison de te mentir. »

Ça ne m’excuse en rien, mais s’il pouvait comprendre mes raisons, ça faciliterait tellement les choses.  J’aurais dû lui dire que je venais du futur, que j’étais une femme aux supers pouvoirs et que je faisais des choses que les femmes n’étaient pas censées faire à son époque ? Il m’aurait claqué dans les bras si j’avais fait ça. Il aurait peut-être mieux fallu que je ne lui adresse pas la parole, que je n’accepte pas ce café. Je ne vois pas d’autre solution, à vrai dire.

« Je n’ai pas menti quand j’ai dit que je venais de San Francisco. J’y ai travaillé pendant plusieurs années. Je n’ai pas non plus menti quand j’ai dit avoir perdu mon petit ami pendant la guerre, seulement… il s’agit d’une autre guerre. »

Bon, il n’était plus officiellement mon petit ami, les choses ont fait que l’on avait rompu, mais il est mort durant la guerre contre Thanos. Jerry Hunt, cet homme qui ressemble tellement à Thomas. Des fois je me demande s’ils ne seraient pas liés tous les deux.

« Ecoute, Thomas, j’aimerais vraiment qu’on reparte de zéro, qu’on enterre la hache de guerre. J’ai été stupide, je le sais, mais tu ne crois pas qu’il faudrait passer à autre chose ? »

J’aurais pu passer à autre chose en décidant de ne plus le revoir, mais je ne sais pas, c’est plus fort que moi, je l’aime bien et ça me tracasse jour et nuit. En fait, je crois que je vois en lui Jerry, j’ai l’impression que je pourrais rattraper toutes mes erreurs commises avec Jerry dans le futur, mais là, c’est un peu mal parti…

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Message Sujet: Re: We're far from the shallow now || Thomas We're far from the shallow now || Thomas EmptyMar 16 Oct 2018, 17:39

We're far from the shallow now
jessica & thomas

« qui est elle vraiment. n'est ce qu'un mirage ou une illusion ? il serait temps de se réveiller »
Revoir le visage de la jeune femme lui faisait autant plaisir que de mal. Il ne savait plus s’il pouvait croire ce qu’il voyait en elle, si elle était bien qui elle prétendait être, si elle était bien le personnage qu’elle avait dépeint à Thomas durant ces heures qu’ils avaient passés à discutés ensemble autour d’un café ou d’une toute autre boisson. Bien que son visage fermé trahît la tension entre eux, il pouvait néanmoins décelait l’affection mutuelle qu’ils avaient l’un pour l’autre. Il était indéniable pour Thomas qu’il y avait quelque chose entre eux deux, mais si elle venait bien du futur, alors ça changeait la donne, ça changeait pas mal de choses à vrai dire, comme le fait que cette rencontre n’était qu’une sorte d’erreur. Il ne refusa donc pas à la brune de s’installer à sa table, comme dit, c’était un pays libre, cette table n’était donc point sa propriété, mais Thomas savait qu’elle n’était pas la pour partager un café, mais bien pour des explications et vu qu’il avait fuit cela pendant deux mois, il ne se sentait toujours pas prêt à ce genre d’affrontement verbal. Elle affirma qu’elle venait bien pour discuter, discuter avec lui. Quelle chance, lui qui voulait décompresser, il remettait le couvercle sur la bouilloire, est-ce que ça allait exploser sous la pression ?

Silencieux après lui avoir lancé une pique sur sa véritable identité, il la laisse s’expliquer. Non, elle n’avait pas menti sur son nom et prénom, elle était bien Jessica Drew, venant de San Francisco. Mais bien entendu d’une autre époque, d’une autre réalité, la ou elle avait perdu son petit ami pendant la guerre. Elle précisa que c’était une autre guerre et déjà l’esprit de Thomas était embrumé par les horreurs de la guerre, n’osant imaginer ce qui ce passait dans les tranchés des années plus tard ou l’armement devait être bien plus développé. Bien plus mortel, bien plus atroce. Toujours muet, tout en ayant bu une gorgée de café, il écoutait Jessica dans un silence religieux, elle voulait enterrer la hache de guerre, repartir à zéro, elle savait que lui mentir avait été stupide, mais qu’il était temps de passer à autre chose, repartir sur de nouvelles bases plus saines. Un soupire s’échappa des lèvres de Thomas qui se redressa tout en buvant les dernières goûtes de son breuvage avant d’aviser le serveur d’en apporter deux autres. Une façon de dire qu’il était d’accord pour discuter, pour le reste, c’était à voir. « Je peux… concevoir que me cacher la vérité était une nécessitée au début de notre rencontre, relation, ou que sais-je. » Ce n’était pas une relation qu’il pouvait vraiment définir. De l’amitié, une connaissance ? Une personne qu’il tentait de courtiser ? « Néanmoins, je me suis ouvert à toi, plus d’une fois. Mes peurs, rêves, ambitions, envies, secrets. Je n’ai pas menti une seule fois en ta présence. Je pense qu’au fil du temps, on peut appeler ça une relation de confiance non ? Ça ne te coutait rien de me le dire avant que tout ne dégénère et que j’apprenne ça comme un cheveu sur la soupe. » Il pousse légèrement sa tasse vide sur le côté et s’approche du visage de Jessica.

« Tu viens du futur, j’en conviens, je ne dis pas que je t’aurais cru du premier coup, même si j’ai vu des choses… qui sont tout bonnement inhumains durant la guerre, le voyage dans le temps me parait irréaliste. Néanmoins, tu m’aurais fait cette confidence et vu que ça venait justement de ta propre bouche, que je te fais confiance, je t’aurais donné le bénéfice du doute. » Il avait eu son lot d’horreurs en Italie, avait vu des armes qui n’étaient pas normales, avec compris que Capitaine America était plus qu’un super soldat, mais là, c’était le cran au-dessus. Il se remet à sa place, plus besoin de chuchoter pour ne pas paraitre fou de croire qu’une femme puisse venir du futur… « Je suis incapable de repartir à zéro. Même avec toute l’affection que j’avais pour toi, ce qui est fait est fait. Je ne pourrais pas oublier ce qui a été dit, ce que j’ai vu ce jour-là. Si notre relation doit se poursuivre, les bases seront les mêmes et l’honnêteté devra être totale, car je crois en la seconde chance. Ce n’était pas à mal que tu as fais ça, mais le sentiment de trahison reste identique. » Le mot était fort, trahison. Ce n’était qu’un mensonge pour se protéger elle-même, voir même Thomas lui-même, mais en tout cas, il voulait que ça face écho dans l’esprit de Jessica. Les deux cafés ne tardèrent pas à arriver et le chauffeur paya directement sans laisser le temps à la jeune femme de réagir. « Parle moi donc de la… véritable Jessica Drew. » C'était une façon de poursuivre non ?




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Message Sujet: Re: We're far from the shallow now || Thomas We're far from the shallow now || Thomas EmptyJeu 18 Oct 2018, 00:34


We're far from the shallow now
Thomas & Jessica

« I'm off the deep end, watch as I dive in, I'll never meet the ground. »
7 novembre 1945, après-midi

Je tentais tant bien que mal de me justifier sur mes actes. Je l’avais déjà fait, mais je voulais qu’il comprenne que mes intentions n’étaient pas mauvaises. A vrai dire, j’essaie de me mettre un peu à sa place et j’essaie d’imaginer comment j’aurais réagi si quelqu’un m’avait fait le même coup. Je serais probablement dégoûtée, fâchée, frustrée, contrariée… Je le comprends. Et pourtant, j’ai besoin d’un pardon, j’ai besoin d’une seconde chance. Si je ne la demande pas, je ne pourrai jamais savoir s’il me l’accordera un jour. Je fais la liste des choses qui sont vraies, car je n’ai pas tout inventé, je ne me suis pas inventé une toute autre personnalité, j’ai juste adapté les choses pour que ce soit cohérent avec son époque. Je dois avoir l’air minable, comme ça, à donner tout un tas d’argument. En temps normal, je n’aurais pas autant insisté. Il ne veut plus me voir, bien, je passe à autre chose. Le problème, c’est qu’ici, il est compliqué de rencontrer de nouvelles personnes sans que le mensonge n’intervienne de nouveau. Au point où nous en sommes, je sais qu’à présent, je n’aurai plus à mentir.

Il dit concevoir que le mensonge eut été nécessaire. Ça crée une sorte de micro soulagement en moi, seulement j’attends venir le ‘mais’. Comme on le dit souvent, tout ce qui est dit dans la première proposition ne compte pas. C’est ce que l’on dit pour adoucir la vérité, pour que la pilule passe mieux, mais ça ne compte pas. Il explique donc s’être ouvert à moi, avoir partagé ses peurs, ses craintes, tout ce qu’il avait sur le cœur. Je conçois que tout a été assez peu équitable. Je le comprends, encore une fois. Il n’était pas obligé de le faire, certes, sauf que c’était plus facile dans son cas de ne pas mettre de filtre. Il n’a pas voyagé à travers le temps, rien de ce qu’il disait ne pouvait véritablement me surprendre, même s’il m’avait avoué être un mutant ou je ne sais quoi d’autre. Après avoir été enlevée par des aliens, je pense que je peux m’attendre à tout. Ce qu’il me reproche, à vrai dire, c’est de ne pas lui avoir tout avoué de moi-même. Je laisse échapper un rire nerveux, mais je ne réponds pas tout de suite, je le laisse terminer. Il explique qu’il m’aurait peut-être cru, peut-être pas, mais qu’il ne m’aurait pas prise pour une folle. Soit, avec des si, tout semble possible.

« Le problème, Thomas, c’est que je ne pouvais pas t’en parler de moi-même. J’avais des ordres, je ne devais pas parler de la vérité à qui que ce soit, en fait, je n’aurais même pas dû te parler tout court. Je ne sais pas si tu réalises que jouer avec le temps est quelque chose de dangereux. La première règle est de ne pas être vu, ou du moins, de ne jamais croiser son double du passé. Le simple fait que tu sois au courant… Je n’ose même pas imaginer l’impact que ça peut avoir sur mon présent. Dans un contexte tout à fait normal, oui, j’aurais dû t’en parler, mais là, tu ne peux pas me reprocher d’avoir essayé de préserver l’ordre des choses… Tu n’aurais jamais dû finir par apprendre la vérité, mais maintenant, c’est trop tard. »

Ça peut paraître complexe, en fait, même pour moi c’est complexe, mais je comprends juste que le temps n’est pas un jeu. Je vais en subir de lourdes conséquences, il se pourrait bien que certaines personnes finissent par ne jamais exister dans mon présent. Il m’explique ensuite qu’il est incapable de repartir à zéro comme je le lui ai suggéré. Dans un premier temps, ça me fait un pincement au cœur, malgré tout ce que je lui dis, malgré tout le cœur que j’y mets, il ne semble pas vouloir donner suite, mais il ajoute qu’il me donne plutôt une seconde chance, tout en gardant en mémoire tout ce qu’il s’est passé et qu’à présent, je devrai être honnête. Le mot trahison me fait assez mal mais je ne peux pas lui en vouloir de se sentir ainsi. J’ai honte, vraiment honte. Je ne suis pas ce genre de personne, je suis honnête et loyale, dans mon monde, à mon époque. J’espère ne pas louper cette deuxième chance. Peut-être que ce sera l’occasion pour moi de finalement avoir quelqu’un d’extérieur à toute l’histoire à qui me confier.

Les cafés arrivent à notre table et, je n’ai pas le temps de réagir que Thomas paie, encore une fois.

« Tu n’avais pas à payer… »

Mais il passe à autre chose, me demandant de parler de la vraie Jessica Drew. Il me donnait une chance de me rattraper, d’être honnête. Il n’était pas prêt à tout entendre, je pense, mais il l’aura voulu.

« Bien. Maintenant que tu sais mon plus gros secret, je pense que je peux tout te dire. »

Je regarde tout autour de nous. Tout le monde semble bien concentré sur ses propres histoires, l’attention n’est pas sur nous, alors je poursuis, d’une voix assez basse pour qu’aucune oreille indiscrète ne traîne.

« J’ai des pouvoirs. A mon époque, on m’appelle Spider Woman. »

Tout ce qu’il y a de plus normal, n’est-ce pas ?

« Et contrairement aux apparences, je suis née en 1925. J’aurais dû grandir et vivre à cette époque, mais mon père en a décidé autrement. J’étais très malade à cause de radiations, c’est pour ça que le sang d’araignée m’a été injecté. Suite à ça, on m’a enfermé dans un accélérateur génétique, un appareil qui était censé faire agir le sérum sauf que pour des raisons que j’ignore encore, on m’y a oubliée pendant soixante-dix ans et… Je me suis réveillée comme je suis aujourd’hui. J’ai trente-quatre ans biologiquement, mais si tu fais le calcul, j’ai récemment fête mon quatre-vingt-quatorzième anniversaire. »

Inutile d’en dire plus, je me doute que c’est déjà compliqué de tout assimiler. Pour moi non plus ce n’était pas évident quand je suis sortie de ce caisson après soixante-dix ans d’endormissement.

Tout dire est un énorme soulagement et pourtant, je vois le scénario venir, l'un des nôtres finira par lui effacer sa mémoire. Si ça n'a pas été fait ce jour-là, ce n'est qu'une question de temps. Ça m'attriste, mais je ne vois pas comment ils pourraient le laisser avoir toutes ces informations.

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Message Sujet: Re: We're far from the shallow now || Thomas We're far from the shallow now || Thomas EmptyJeu 18 Oct 2018, 18:36

We're far from the shallow now
jessica & thomas

« qui est elle vraiment. n'est ce qu'un mirage ou une illusion ? il serait temps de se réveiller »
Thomas trouvait encore une fois que les choses pouvaient rapidement changer en quelques paroles. Bien qu’il soit énervé et blessé à cause de Jessica, il n’avait jamais imaginé ce genre de propos venant d’elle, le comment du pourquoi elle n’avait pas osé lui dire la vérité sur ses origines du futur. Bien entendu, il l’écoutait, mais la déception mêlée à l’incompréhension avait amené l’ancien acteur à d’autres hypothèses qui semblaient à présent bien fausses lorsqu’il écoutait la jeune femme lui dire qu’elle avait eu comme ordre de ne rien dire sur sa véritable vie, sur les règles supposées du voyage dans le temps et que ce qu’elle avait fait avait surement un impact direct sur son présent et sa réalité. Une chose en entrainant une autre, Thomas se demandait alors pourquoi elle avait pris un tel risque ? Pourquoi était-elle revenue dans ce café pour lui expliquer sa nature profonde, qui elle était véritablement. Si ça avait un tel impacte, alors pourquoi pousser encore plus le vice ? Il ne doutait pas qu’elle était une bonne personne, mais là encore, c’était trop et Thomas se posait bien plus de questions qu’avant. « Pourquoi être revenue alors Jessica ? Tu ne penses pas qu’une autre rencontre avec moi pourrait encore… changer ton propre présent ou futur je ne sais plus. »  Il prend une seconde pour remettre ses idées en place. « Je t’apprécie beaucoup et je m’en voudrais d’être la cause de problèmes futurs, même sans m’en rendre compte, même sans être certain de comprendre ce que je pourrais changer, car ce que tu viens de m’avouer ne sera jamais répété. »  Il préférait être directement honnête. Elle lui faisait une confession lourde de conséquence et même s’il ne s’en rendait pas totalement compte aujourd’hui, il était témoin d’un événement qu’il n’aurait jamais cru possible. Le voyage dans le temps…

Payant le café de la jeune femme, il se doutait maintenant que ça devait être différent pour eux, de vivre dans le passé, les choses devaient être bien différentes à présent. Il aurait bien dit que ça lui faisait plaisir, ce qui était à demi vrai, mais il était gentleman avant tout et payait les consommations des jeunes femmes avec qui il allait boire un verre. Il avait été éduqué ainsi et ça ne changerait pas. Finalement, elle accepta de lui parler d’elle vu qu’il connaissait déjà son plus gros secret. Un dernier regard pour voir que personne n’était en train de les épier et elle commença à parler d’elle. De son pseudonyme qui fit presque rire Thomas qui tenta de garder son calme tout en la laissant parler. Franchement, Spider-Woman. Ça lui semblait tellement ridicule comme pseudonyme ! Thomas fut ensuite choqué de voir que malgré tout, elle était de son époque et qu’elle avait été… transformée dans une certaine mesure et qu’elle ne vieillissait pas autant qu’elle n’aurait dut. C’était vraiment une sacrée aventure cette femme, elle qui avait semble t’il été oubliée dans sa machine et réveillée des années plus tard. « Tu es plutôt bien conservée pour une femme de cet âge-là… »  Il ne sourit pas, mais c’est bel et bien un compliment. « Tu es au moins née dans mon époque… »  Oui, c’était beaucoup pour lui, même si elle n’y avait jamais vraiment vécu de ce qu’il venait de comprendre.

Il soupira longuement, c’était une sacrée histoire, mais finalement, il reprit le masque du sérieux et plongea son regard dans celui de la jeune femme. « Plus sérieusement… »  Il fit une pose de quelques secondes. « Ton pseudonyme c’est vraiment Spider-Woman ? »  Il se mit à rire gentiment en face de Jessica, comme s’il ne pouvait pas plus s’en empêcher. S’en était trop, vraiment ! « J’espère qu’on t’a donné ce surnom, parce que si tu l’as choisi… je te déconseille de le ressortir à notre époque ! On va tous se moquer de toi… vraiment hein ! »  Il rigole encore. Comme ci rien ne c’était passé, comme s’il n’y avait pas eu ce froid pendant deux mois entre eux deux. Il pose finalement sa main devant sa bouche, choqué par ce qu’il vient d’imaginer. « Tes pouvoirs sont de tisser des toiles pour enfermer tes proies et les manger ? Ou tu possèdes huit bras ? »  Il est vraiment curieux à présent, de voir pourquoi on lui a donné un tel surnom…

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Message Sujet: Re: We're far from the shallow now || Thomas We're far from the shallow now || Thomas EmptyDim 21 Oct 2018, 18:03


We're far from the shallow now
Thomas & Jessica

« I'm off the deep end, watch as I dive in, I'll never meet the ground. »
7 novembre 1945, après-midi

Thomas ne semble pas convaincu par mon explication. Je ne sais que dire de plus, en fait. Je dis la vérité, je lui explique que la situation était complexe pour moi, ça l’était de mon point de vue et même avec du recul, si je comprends sa frustration, je ne pense pas que j’aurais fait autrement. Il voit les choses d’un autre œil. Il ne comprend pas pourquoi je suis revenue et même moi, je me dis qu’il a peut-être raison. Le fait de le revoir, là, ça pourrait faire empirer les choses. Mais s’il savait quel était mon présent, la vie du temps de Thanos, je ne crois pas que ça puisse être pire. Je pense que maintenant c’est trop tard, il suffit d’une chose, d’une prise de conscience pour que tout soit bouleversé, alors une rencontre de plus ou de moins, ça ne doit pas être si conséquent. Je ne sais pas. Il dit ne pas vouloir être la cause d’un futur changé. Il a beau dire ne jamais répéter ce que je lui ai dit, le simple fait de savoir pourrait le faire agir différemment qu’à l’origine, un petit grain de sable en entraînant un autre, il pourrait ne jamais reprendre son métier, il pourrait décider de déménager en Europe, il pourrait, en pleine réflexion sur ces choses, se faire renverser par une voiture. Je ne sais pas quelle était sa vie initialement, mais il y aura forcément des divergences.

« Je ne sais pas non plus quels seront les changements causés par mes aveux, mais tout a des conséquences. Si je suis revenue c’est… c’est parce que je ressentais le besoin de te revoir. Je ne sais pas pourquoi, j’aurais pu simplement tirer un trait, mais ça me travaillait de savoir que tu m’en voulais. »

Je me confiai finalement sur la femme que je suis vraiment, si l’on peut appeler ça une femme. J’ai été une victime de si nombreuses expériences que je ne suis plus certaine d’être un être humain. Je lui expliquais comment le monde me connaissait dans le futur et ce qu’il m’était arrivé, le pourquoi du comment, mon âge véritable. Il voulait connaître la vérité, il allait être servi. Je n’ose même pas imaginer le choc pour un pauvre homme de cette époque d’apprendre que certaines personnes peuvent être âgées de près de cent ans sans avoir pris une ride. Je sens que si le bruit court, on va vouloir m’ausculter pour connaître mon secret anti âge. La réaction de Thomas était normale et pourtant, ça m’amusait. Oui, je suis bien conservée. Toutes les femmes âgées aimeraient me ressembler, c’est certain. Il semblait apprécier le fait que je vienne de son époque. Malgré le voyage dans le temps, les années vingt ne m’étaient pas inconnues. Si j’ai grandi loin des Etats-Unis, dans les fins fonds des montagnes de Transie.

Il me posa une nouvelle question et vu comment il l’introduisait dans la conversation, ça semblait assez sérieux. J’appréhendais cette nouvelle question, peur que ce soit quelque chose de piège. Finalement, je ne m’attendais pas à ça et voir que ça le faisait rire, c’était un soulagement. Enfin, il se relâchait, il redevenait le Thomas que j’avais connu quelques semaines plus tôt. Il me faisait savoir à quel point il le trouvait ridicule, espérant que je n’ai pas choisi ce nom de moi-même. Il me demande alors quels sont mes pouvoirs pour que j’ai hérité de ce surnom.

« Je crois que ce surnom vient surtout du fait que mes pouvoirs m’aient été donnés par une araignée. Je ne tisse pas de toile mais je vole. Quant à mes huit bras… »

Je laisse un instant le doute planer dans l’esprit de Thomas, je veux juste voir sa tête s’il se met à croire que j’ai vraiment quatre membres supplémentaires, puis finalement je redeviens sérieuse.

« Non, je n’ai pas autant de bras, je te rassure. En fait ce surnom ne vient pas de moi, mais j’en ai eu énormément au cours de ma vie. Arachne notamment, mais j’ai tendance à préférer Spider Woman, malgré ce que tu peux en penser ! »

Ce n’est pas si mauvais comme surnom, si ? Personne ne dit rien à Peter pourtant il a le même pseudonyme que moi mais au masculin. Je reviens sur mes pouvoirs, autant l’éclairer sur ce que je suis capable de faire.

« En dehors du fait que je suis capable de voler, on va dire que je suis une surhumaine. Ma vitesse, ma force, ma résistance, mon ouïe et j’en passe, tout est décuplé. Je suis aussi capable de marcher aux murs et aux plafonds. Je peux aussi envoyer des décharges bio-électriques assez violentes à ceux qui m’embêtent un peu trop. »

Je bois une gorgée du café que l’on nous a apporté avant de reprendre.

« Ça va ? Tu ne regrettes pas de m’avoir demandé ? »

Les gens normaux partent en courant quand ils apprennent ce genre de choses. Je me souviens très bien du combat que ça a été tout au long de ma jeunesse, devoir accepter ce que je suis n’a pas été chose facile, je suis même passée par de nombreuses expériences pour me faire retirer mes pouvoirs. Finalement, ils ont été réactivés par Hydra, pour changer. Aujourd’hui, depuis un peu avant ma rencontre avec Carol, j’ai fini par m’accepter parce que le monde semble petit à petit accepter que certaines personnes ne soient pas tout à fait comme les autres. Merci Tony, merci Steve ou encore merci Peter. Ils sont ceux qui ont rendu mon image moins difficile à accepter.

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Message Sujet: Re: We're far from the shallow now || Thomas We're far from the shallow now || Thomas EmptyMer 24 Oct 2018, 23:16

We're far from the shallow now
jessica & thomas

« qui est elle vraiment. n'est ce qu'un mirage ou une illusion ? il serait temps de se réveiller »
C’était quand même quelque chose ce qu’il vivait actuellement. Apprendre que les gens du futur pouvaient voyager dans le temps, se retrouver à une époque plus ancienne sans le moindre problème. Enfin, sans le moindre problème était vite dit vu que le simple fait d’avoir appris ça allait forcément changer le futur. Il ne pensait pas changer ses habitudes après une telle nouvelle, mais s’il y avait des règles telles que celles que venaient de transgresser Jessica, c’était qu’il y avait des raisons et Thomas n’iraient pas trahir cette confiance en le criant sur tous les toits. Il n’était pas ce genre d’homme à trahir la confiance des autres. Surtout qu’elle lui avouer que même malgré tout ça, tout ce qu’elle venait de lui avouer, elle avait ressenti le besoin de venir mettre les choses au clair, de faire quelque chose parce qu’il lui en voulait de ne rien lui avoir dit. C’était… touchant, vraiment. « Je suis surpris que tu puisses prend un tel risque juste pour que nous restions en bon terme, malgré les risques pour ton futur. » Oui, c’était une action à double tranchant. Bien que ça pouvait régler la situation actuelle, ils ne savaient pas ce qui arriveraient dans x années, car il ne demanderait pas consciemment de quand elle venait… même si, quelques instants plus tard avec une petite adition simple il pouvait très bien savoir de quelle époque elle arrivait.

Le retour à la normale entre eux deux semble possible. Thomas devient petit à petit plus calme, moins sur la défensive. Elle lui offre de précieuses informations, des anecdotes sur ses pouvoirs, sur son statut de super héroïnes dans le futur. Il doit bien avouer que le Spider-Woman le fait bien rire et il ne tarda pas à lui faire la remarque. C’était ridicule, mais ça venait du fait que son pouvoir venait d’une araignée. C’était quand même assez fort ! Même s’il devait avoir des supers pouvoirs, il ne voudrait pas que ça vienne d’une araignée non… il était plutôt du genre à vouloir des pouvoirs plus grandioses, mais elle semblait avoir de sacrés pouvoirs grâce à ça. Il n’y avait pas autant de bras, elle laissa quand même planer le doute, ce qui lui fit peur pendant un instant. Ce n’était pas rien, fallait bien le dire, huit membres ! Y avait de quoi faire avec tout ça ! Tout comme ses pseudonymes qui semblaient être multiples ! « Autres époques… autres styles on dira hein ! Par contre, pouvoir voler… genre tu peux me porter et m’emmener faire un tour ? » C’était vraiment un rêve, pouvoir voler et elle, pouvait le faire. « Enfin, une araignée ça vole ? » Voilà une véritable question, ce n’était pas qu’il était un professionnel en araignée, mais il n’avait jamais entendu ça.

En tout cas, elle était totalement une surhumaine et dans son esprit, il se disait qu’il valait mieux pour lui de ne pas trop l’embêter sinon il pourrait bien y passer par inadvertance. Les décharges semblaient vraiment douloureuses de ce qu’elle semblait dire. Il prend une seconde le temps de boire encore un peu de son café. « Un homme averti en vaut deux d’après mon père. » C’était quelque chose qu’il croyait également. « Alors ça devrait aller. Je sais maintenant que ça ne servirait à rien de te défier dans pas mal de… compétitions sportives. » Souriant, il sait à présent qu’il pourrait se faire laminer dans un bras de fer… une course ou quoi que ce soit. Franchement, ces femmes du futur aux supers pouvoirs pouvaient être assez inquiétantes. Néanmoins, la curiosité reprend le pas une nouvelle fois. « Comme Captain America, tu avais un costume ? Arrête-moi si je t’embête avec mes questions, mais quand même. J’suis trop curieux là. » Oui, ce n’était pas des questions trop méchantes, mais fallait bien sache.

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Message Sujet: Re: We're far from the shallow now || Thomas We're far from the shallow now || Thomas EmptyJeu 25 Oct 2018, 02:15


We're far from the shallow now
Thomas & Jessica

« I'm off the deep end, watch as I dive in, I'll never meet the ground. »
7 novembre 1945, après-midi

Comme Thomas ne semblait pas convaincu, je lui expliquais pourquoi malgré tout ce que la vérité pouvait provoquer, je continuais à lui parler et à essayer de réparer les pots cassés. Certaines personnes que j’ai connues m’ont toujours dit de vivre au jour le jour. Actuellement, je vis à cette époque, je ne suis plus dans le futur ou dans le présent, je ne sais plus trop. Là, maintenant, j’ai envie qu’il me pardonne, tout simplement. Je lui explique, simplement, sans filtre et si ça ne passe toujours pas, au moins j’aurais dit ce que j’avais sur le cœur. Je lui aurais dit la vérité. Thomas dit être surpris. Je n’ai moi-même pas vraiment de justification à cette prise de risque, je dirais que c’est simplement mon instinct. Je lui réponds d’un simple haussement d’épaules et d’un léger sourire.

Vu la tournure de la conversation, je serais d’avis que tout n’est peut-être pas perdu. Il ne me poserait pas autant de question sur moi, sur mes pouvoirs, sur mon pseudonyme. Le voir rire est agréable même si je ne vois pas en quoi Spider Woman est ridicule. Je lui énumère une partie de mes pouvoirs, les plus importants afin qu’il se fasse une idée de ce que je suis capable de faire. Il ne semble toujours pas convaincu par mon nom et met ça sur le compte des différences entre nos deux époques. Ce qui le perturbe à présent, c’est ma capacité à voler. Ce n’est pas tant le fait que je sois capable de flotter dans les airs qui l’intrigue, à ce que je comprends, il est plutôt sceptique à l’idée de voir une araignée voler.

« Je suppose que le sang d’araignée qui m’a été injecté provenait d’une araignée un peu spéciale… Mais sinon, oui, je pourrais te porter et t’emmener où tu veux. »

Dit comme ça, on pourrait croire que je suis une sorte de taxi du futur. Je ne porte que très rarement les gens dans les airs, je le fais en cas d’urgence, quand il faut évacuer quelqu’un ou quelque chose. Il n’est en tout cas pas le premier à me questionner sur l’envol des araignées. Y en a même que ça fait flipper, ils ont toujours peur de se retrouver face à une araignée volante un de ces jours. C’est une idée qui m’amuse. Après tout ce récit concernant mes capacités légèrement spéciales, il semble finalement assimiler les choses. Je suis étonnée de sa réaction assez neutre. Il dit être averti et avoir compris qu’il n’aura aucune chance contre moi si l’on participe à une épreuve sportive quelle qu’elle soit. Il sourit et je souris à mon tour. Ce n’est plus le même homme que celui que j’ai vu en entrant dans ce café.

« Tu pourrais essayer et je pourrais faire des efforts pour voir si tu gagnes quand même, si tu veux ! »

Je m’y suis si souvent entraînée pour passer inaperçue lorsque j’enquêtais sur des hommes pourris jusqu’à la moelle. Au début, j’ai dû casser un ou deux bras sans le vouloir, mais aujourd’hui je sais me contrôler, encore heureux. Il me posa finalement une toute autre question et je ne pouvais m’empêcher d’éclater de rire, à tel point que la table un peu plus loin se tourna vers moi. Je me reprends, je commence à me relâcher un peu trop et je vais me faire remarquer.

« Oui… Comme lui, j’avais un costume. »

J’évite de dire son nom pour ne pas attirer davantage l’attention sur nous.

« Il était rouge et jaune, intégral, avec un masque pour cacher mon identité. Je te vois déjà imaginer le pire, mais je t’assure que c’était plutôt classe ! »

Les costumes ont évolué avec le temps, ça n’a plus rien à voir avec ce que certains films et certaines BD pouvaient montrer. Déjà, la cape, ce n’est juste pas possible et pas pratique. Plein de héros sont morts à cause de leur cape.

« Tu ne m’embêtes pas avec tes questions, je t’assure. En fait, ça fait du bien, parce que je n’en avais jamais vraiment parlé à qui que ce soit en dehors de personnes comme moi… »

Je suis en train de briser toutes les règles établies tout au long de ma vie mais, en réalité, ça ne me fait absolument rien si ce n’est du bien. Je crois que j’ai mal vécu ma condition justement à cause de ce secret. J’ai menti à beaucoup de personnes durant ma vie.

« Et toi ? Aucun pouvoir caché ? Tu réagis presque comme quelqu’un qui trouverait normal ce que je te raconte depuis tout à l’heure. Ou alors tu ne réalises pas encore. »

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Message Sujet: Re: We're far from the shallow now || Thomas We're far from the shallow now || Thomas EmptyJeu 25 Oct 2018, 19:06

We're far from the shallow now
jessica & thomas

« qui est elle vraiment. n'est ce qu'un mirage ou une illusion ? il serait temps de se réveiller »
Tout semblait revenir à la normale entre Jessica et Thomas, si tant est que la nouvelle normalité était que la jeune femme venait du futur, possédait des pouvoirs extraordinaires et que finalement, elle était née à son époque et n’avait pas vraiment vieillie. C’était beaucoup d’informations qui transitaient dans son esprit qui n’était pas si fermé que ça. S’il l’avait rencontré avant la guerre, il aurait surement rigolé à ce genre de propos, mais il avait vu des choses trop spéciales et inhumaines en Europe qu’il ne pouvait pas laisser une chance à Jessica. Surtout avec tout ce qu’il avait vu à Time Square également, c’était une nouvelle réalité et comme pendant la guerre, s’il ne s’adaptait pas vite, il pourrait en faire les frais. Donc cette femme qu’il avait rencontrée était capable de voler et déjà, il s’imaginer sur son dos en train de voler vers une autre ville, vers une île ou ils pourraient passer du bon temps ! Pratique n’est-ce pas ? Surtout pour un rêveur tel que lui, mais il ne devait pas non plus s’imaginer d’aussi belles choses, car elle ne devait certainement pas utiliser ses pouvoirs à mauvais escient si elle était une super héroïne non ?  « Merci mademoiselle l’araignée alors ! Tu pourrais m’emmener ou je veux… Ne me tente pas Jessica ! Je connais pas mal de coins qui pourraient être sympa à visiter. » Oui, il avait vu du pays, des pays en quelques années en tant qu’acteur. On lui avait montré des endroits insolites et franchement magnifiques.

Même si elle avait le pouvoir de voler, ce qui était déjà énorme en soit, elle était… encore plus que cela. Des rayons étranges, de la super force, vitesse et tout le reste. Autant dire que si elle le giflait pour telle ou telle raison, il pourrait avoir la tête qui s’envole dans les cieux. Une chose qu’il n’apprécierait pas, c’était certain ! Aucune chance pour lui de la battre à des épreuves physiques, mais elle voulait bien faire des efforts pour… ne pas être trop forte, être normale, mais Thomas leva ses mains devant lui comme pour l’arrêter.  « Quel homme digne de ce nom apprécierait une victoire faussée ? Non non, si je dois te mettre une fessée à quoi que ce soit, je veux que ce soit fait à pleine capacité, autant pour toi que pour moi. » Il montre un peu son biceps qui n’était pas tant développé que ça, mais il cachait bien son jeu, même s’il ne pouvait pas déformer une barre de fer par exemple. Elle avait de l’avance, c’était certain, mais il pourrait bien trouver un petit quelque chose non ? Une feinte, ou un subterfuge. Il verrait en temps et en heure, ce n’était pas encore le moment de toute manière. Il préfère lui demander si tout comme Capitaine America, elle avait un costume et c’était bel et bien le cas ! L’uniforme fait le Héros, c’était ça !

Il resta néanmoins septique sur la couleur du costume. Rouge et Jaune. Elle lui confirma même que c’était plutôt classe comme costume. Il haussa les épaules.  « Je veux bien te croire, tout te va très bien de toute façon. Alors des couleurs flash comme celles-ci… pourquoi pas ? » Elle n’était pas de cette époque et pourtant portait très bien les tenues qu’elle avait trouvée. Elle lui affirma également que ses questions ne la dérangeaient pas et que c’était plutôt une bonne chose de parler de ça à quelqu’un de normal, car apparemment, elle n’en avait parlé qu’à des personnes comme elle. C’était triste en un sens, devoir cacher son identité, tout ça. Ne pas pouvoir parler de sa vie avec ceux qui pouvaient avoir une certaine relation avec elle.  « Je prend ça comme une marque de confiance et ça me touche. » Il sourit timidement alors qu’elle lui demande à son tour s’il n’a pas de pouvoir, car il semblait plutôt bien réagir à la situation. Une nouvelle fois, il hausse les épaules.  « J’ai vécu la guerre. Tu sais ce qui s’y est passé avec les Nazi et Hydra. J’ai vu des armes bien trop meurtrières qui n’avaient rien à voir avec nos propres armes. J’ai vu les exploits de Capitaine America… puis j’ai vu ce que vous saviez faire à Time Square. On va dire que je commence à m’y habituer en un sens. » Il termine son café.  « Mais je suis un peu jaloux, j’aimerais pouvoir voler. » Il reste silencieux et rêveur pendant un instant.

« Tu avais… a un copain dans le futur ? Comment ça ce passe à ton époque les relations avec les autres ? » Question assez ouverte, mais ayant tout de même un certain but dans cette affaire la.


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Message Sujet: Re: We're far from the shallow now || Thomas We're far from the shallow now || Thomas EmptySam 27 Oct 2018, 11:21


We're far from the shallow now
Thomas & Jessica

« I'm off the deep end, watch as I dive in, I'll never meet the ground. »
7 novembre 1945, après-midi

Je confirmai à Thomas la possibilité pour moi de l’emmener où il veut, en théorie. Je m’étais attendu à une réaction différente, à ce qu’il rigole, se moque de moi et me dise que ce n’était pas la peine. Même à l’époque à laquelle j’ai vécu, qui se veut plus libre pour les femmes, on m’a souvent répété qu’on n’avait pas besoin d’une femme pour ça, qu’il y avait des avions. C’est sûr que c’est plus confortable, mais ce n’est pas le même prix, quand bien même je n’aurais probablement pas fait le tour du monde avec quelqu’un dans mes bras, ça ne serait pas très discret et j’aurais probablement eu des problèmes avec le SHIELD, quand Fury était encore mon mentor. Thomas, lui, semblait vraiment emballé à l’idée que je puisse l’emmener où il veut et il disait même que le tenter n’était pas une bonne idée.

« Je pourrais en théorie, mais je ne suis pas certaine que tes compatriotes aient l’habitude de voir une femme volante avec un homme dans ses bras. Ça soulèverait tout un tas de questions. L’inverse surprendrait moins, je suppose… »

Concernant le reste de mes pouvoirs, Thomas semblait convaincu qu’il ne fallait pas me chercher des problèmes au risque d’en prendre pour son grade. J’avais quand même fait une offre généreuse en proposant de contrôler ma force pour que le combat soit équitable et il ne semblait pas apprécier l’idée. Encore fois, j’étais surprise qu’un homme de son époque soit aussi peu touché par l’idée qu’une femme puisse le battre. Pour certains, ce serait totalement inadmissible et fantaisiste. Lui, il ne voulait pas d’un affrontement faussé et j’aimais bien cette manière de penser, même si je pense que dans les faits, il regretterait mon offre.

« Soit, si tu préfères un combat sans filtre et finir avec tes deux bras dans le plâtre, c’est ton choix ! Tu as encore beaucoup de chemin pour atteindre ma force mais peut-être qu’avec énormément d’entraînement tu y parviendras. »

Ce dont je doute puisque ma force n’est physiquement pas possible à atteindre par un entraînement normal, même intensif. Seules les modifications génétiques pourraient l’aider et je ne lui souhaite pas de passer par là. Je ne suis pas certaine que Steve le lui conseillerait non plus, pour ne citer que lui. En tout cas, c’était amusant de le voir convaincu. Thomas me montra même son biceps et ça m’amusait. Je lui aurais bien montré le mien mais je ne suis pas certaine qu’une femme soit censée faire ce genre de chose et puis de toute manière, ils n’ont rien de particulier, ma force ne réside pas dans la taille de mes muscles.

Lorsque le sujet du costume vint sur la table, je m’attendais à une réaction similaire à mon pseudonyme. Ce n’est pas évident sans photo parce qu’il est vrai que, dit comme ça, en décrivant simplement les couleurs, même moi je ne serais pas convaincue et pourtant, je suis fière de l’actuelle version de mon costume. La réponse de Thomas me fit presque rougir, il disait que tout m’allait bien et que, de ce fait, il me croyait. Je ne sais pas si c’est la vérité mais, étrangement, ça me touche qu’il me dise ça. Moi qui pensais ressembler à la fille dans la petite maison dans la prairie avec cette robe… Je ne peux même pas y faire référence, je ne crois pas que la série existait déjà en 1945. Pendant un moment, j’en oubliais presque où j’étais et ce que je faisais ici. J’aurais presque oublié que j’étais de retour plus de soixante-dix ans dans le passé quand, en essayant d’attraper mon téléphone dans mon sac, j’ai réalisé que je n’avais plus de téléphone. Pourquoi ce vieux réflexe me revenait ? Peut-être parce que le moment était si agréable et simple que j’avais le sentiment d’être à mon époque. Thomas me rappelle tellement mon ex, Jerry, que ça me donnait l’impression d’être dans le futur.

Je crois que je suis parvenue à le convaincre à laisser derrière cette tension qui s’était créée. A ce que je lui dis concernant mon soulagement à lui raconter toutes ces choses, il dit prendre ça comme une marque de confiance. C’est un peu ça, oui. Je me sens en confiance et je suis sûre que si quelque chose venait à fuiter, ce serait probablement la faute des gens avoisinant, mais je suis sur mes gardes. Mon regard se pose régulièrement sur nos voisins de tablée, sur la serveuse et sur tout le monde. Je termine alors mon café avant qu’il ne soit froid et imbuvable avant de retourner les questions. Je lui demande s’il a lui aussi des pouvoirs. Je suppose que non mais je m’amuse à le lui demander malgré tout. Il justifia sa réaction avec son expérience de guerre et ce que Hydra avait pu démonter, il justifia également sa réaction par les exploits de Captain America ainsi que par ce qu’il avait vu à Time Square. Avec tout cela, il disait s’y habituer.

« Si tout le monde pouvait s’y habituer comme toi, ça nous faciliterait les choses pour retourner d’où on vient. »

On pourrait aller rendre visite à Howard Stark et à la SSR pour qu’ils nous filent un coup de main. Pour le moment, ce n’est pas souhaitable. Je me mis à repenser à notre véritable difficulté dans cette époque lorsque Thomas me tira de mes pensées en disant qu’il était jaloux car il aurait aimé pouvoir voler. Je lui souris.

« Je peux toujours retrouver l’accélérateur dans lequel je suis restée, t’injecter du sang d’araignée et… tu serais comme moi. »

Je pourrais mais en théorie, à cette époque, je suis toujours dans le caisson et si je m’y enlève pour mettre Thomas, je pourrais bien disparaître instantanément ou devenir très vieille soudainement. Puis le sujet changea du tout au tout. Thomas me demanda si j’avais un copain à mon époque et comment se passent les relations de mon temps. Je souris, c’est une question très indiscrète M. Hunt.

« Si tu savais à quoi ressemble le monde d’où je viens… Je ne vais pas entrer dans les détails parce que parler de l’avenir tel quel n’est pas possible, mais je n’avais plus de copain avant de venir ici. »

Il est mort depuis un moment et nous étions de toute manière séparée. Face à Thanos, nous avions d’autres idées que de nous mettre en couple bien que certains besoins se faisaient sentir parfois. C’est d’ailleurs comme ça qu’avec Steve, nous avons eu cette… aventure ? C’était agréable de savoir que ce n’était pas à cause de mes phéromones mais ça nous a distrait de la réalité qu’un court moment. Il a fallu très vite revenir à la réalité.

« Les relations sont beaucoup plus libérées de mon temps. Aux Etats-Unis, il n’y a plus vraiment de mariage arrangé ou de mariage pour l’argent. On parle davantage de mariages d’amour, mais aussi beaucoup de divorces. Tu le verras par toi-même, mais les choses vont beaucoup évoluer maintenant que la guerre est terminée. »

Je ne peux lui donner des détails ni des dates, il faut qu’il découvre les choses par lui-même. Les choses, logiquement, ont déjà commencé à changer. Avec la guerre, beaucoup de femmes ont commencé à travailler et je suis certaine que ça commence déjà à faire parler depuis quelques mois. Du coup, je suis curieuse à mon tour concernant sa vie privée. Il me demande alors je suis en droit de lui demander.

« Et toi ? Tu as une fiancée ? Une épouse ? »

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Message Sujet: Re: We're far from the shallow now || Thomas We're far from the shallow now || Thomas EmptySam 27 Oct 2018, 22:04

We're far from the shallow now
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« qui est elle vraiment. n'est ce qu'un mirage ou une illusion ? il serait temps de se réveiller »
La jeune femme n’avait pas fondamentalement faux. L’époque actuelle n’était pas vraiment à la libération de la femme. Il le savait, il l’avait vécu avec ses sœurs qui avaient toujours désirées avoir plus… mais qui ne le pouvait pas. Il l’avait également vu au cinéma, ces femmes qui tentaient de percer dans le showbiz, mais qui étaient toujours utilisées pour mettre l’acteur principal en avant. Thomas s’en rendait compte aujourd’hui. Il y a plusieurs années, il s’en serait bien fichu, il aurait même trouvé l’idée de voir Jessica voler totalement folle. Mais la guerre avait changé sa vision des choses. Mieux encore, il voyait le monde d’un œil nouveau. L’atrocité des hommes sur le champ de bataille. L’abnégation des infirmières à les sauver, mais aussi toutes les autres, celles restées au pays qui avaient travaillées sans relâche pour participer à l’effort de guerre. Elles avaient brillé par leur façon de prendre les choses en main et maintenant que c’était terminé, il voyait le retour à la normal d’un mauvais œil. C’était sans compte les femmes qu’il avait rencontré en France et en Italie. Ces Résistantes qui avaient combattus sur différents fronts, armées de leur courage et de cet avantage que d’être une femme : non seulement elles n’étaient pas prises au sérieux, mais pire encore, on ne les voyait que comme du bétail. Non, il ne croyait plus une seule seconde à la supériorité des hommes. « Tu as surement raison. Mais moi ça ne me dérange pas. De nuit ça pourrait se faire. » Il l’imaginait bien, mais ça semblait bien compliqué comme affaire.

Thomas rigole nerveusement lorsque Jessica lui parle de finir avec les deux bras dans le plâtre s’il décidait d’affronter cette dernière ! Elle allait vite en besogne, il ne voulait pas d’un tel affrontement, il ne voyait pas ça comme ça ! « Oui bon, je ne voulais point d’un tel combat quand même ! Faudrait… que je t’en veuille bien plus que ça pour commencer un tel suicide ! » Oui, elle pourrait facilement le faire taire, l’enterrer six pieds sous terre ou tant d’autres choses ! Ils commencèrent à discuter comme si rien n’était arrivé. Comme si la jeune femme avait dès le début avoué son origine lointaine et finalement pas si lointaine. Ils pouvaient de nouveau rire ensemble, se lancer des piques, bien que Thomas fût celui qui envoyait le plus de question depuis le début. Il fallait dire qu’elle avait vécue tant de choses dans le futur… mais il préférait lui poser des questions sur elle, lui faire même un compliment ou deux. Oui, il commençait à s’y habituer et comme elle pouvait le dire, ça les aiderait à retourner à leur époque si tout le monde était comme lui, enfin, avait la même façon de penser que lui. « Ce serait bien, mais il faut une certaine dose d’horreur et de choses terribles avant d’avoir ce genre de… lucidité. » Chose qu’il ne voudrait pas faire partager aux autres.

Prenant en quelque sorte son courage à deux mains, il demanda si dans son futur à elle, elle avait laissé un copain ou une famille. Après tout, elle était la depuis un moment et de ce qu’il avait compris, ce n’était pas encore qu’elle allait rentrer. Elle n’avait donc personne et lui expliqua que dans le futur, les choses changeaient après la guerre. Les mariages n’étaient plus arrangés, mais plus par amour, bien que les divorces étaient bien plus fréquents. Ça lui semblait tellement étrange, mais c’était le futur. N’importe qui pouvait être choqué par de tels changements non ? Surtout dans une époque ou les choses étaient aussi… encadrées ? S’il pouvait dire ainsi. Il resta pensif à toutes ces possibilités jusqu’à ce qu’elle lui retourne la question. Secouant la tête comme pour faire s’échapper ses pensées, il reprend de son sérieux. « J’avais une petite copine avant la guerre. » Ca n’avait rien de très sérieux, ni de très long terme. « Mais je suis partis, on a décidé de se séparer. J’ai appris par la suite qu’elle avait rencontré quelqu’un et c’était mariée avec. Elle serait actuellement enceinte de lui. » Un riche homme d’affaire à ce qu’il avait entendu dire. Assez riche et pas assez patriotique pour partir sur le front. M’enfin, il chasse les anciennes images de son ancienne vie d’un revers de main.

« Bref, c’est une histoire passée et aujourd’hui, rien de tel. Qui se soucierais du déchet que je suis devenu pendant la guerre hein ? Je ne suis que l’ombre de moi-même. » Les cafés terminés, ils n’avaient plus grand-chose à faire ici. « Tu veux un autre café ? Autre chose ? Ou on change d’endroits ? » Pour lui, elle semblait avoir du temps devant elle. « Les femmes se font toujours courtiser à ton époque ? Je suppose que la donne à changer non ? C'est quoi le rencard type ? »

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Message Sujet: Re: We're far from the shallow now || Thomas We're far from the shallow now || Thomas EmptyMar 06 Nov 2018, 13:00


We're far from the shallow now
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« I'm off the deep end, watch as I dive in, I'll never meet the ground. »
7 novembre 1945, après-midi

Thomas semble déterminé à ce que je l’emmène faire un tour en volant. C’est amusant et ça me soulage. Dire qu’il y a quelques minutes, je pensais qu’il ne me pardonnerait jamais. Là, il semble prêt à tout pour me voir voler et pour voler avec moi, même de nuit. Ça me fait sourire, évidemment, mais ce n’est pas possible. Même dans l’obscurité, il ne faut pas que je prenne ce risque ou alors il nous faudrait partir loin. Je dois être à disposition du groupe, je ne peux pas quitter New York comme ça. Si besoin est, je n’ai pas de téléphone portable pour être joignable, alors malheureusement, malgré le côté alléchant de cette idée, ce ne sera malheureusement pas possible.

Je le taquine concernant cette histoire de combat. Je n’ai aucune envie de me battre ou de faire un bras de fer avec lui. Ce n’est pas mon genre et tant qu’il ne me cherche pas de problèmes, il n’y a aucune raison que cette situation arrive. Il semble prendre mes dires au sérieux et dit ne pas vouloir de ça. Tout va bien alors. Il me fait savoir que pour en arriver à un tel point, il faudrait qu’il m’en veuille davantage et c’est tout à fait réciproque. Je ne m’en prends pas à qui que ce soit sans qu’il n’y ait une raison valable. Ça n’a pas toujours été le cas, mais je ne suis plus la Jessica des débuts, faibles, naïve et influençable par Hydra. J’ai appris à discerner le bien du mal, à peser le pour et le contre, à me contrôler tout simplement.

Cette conversation semble stupide, mais de pouvoir rire et blague comme cela avec lui, ça me fait du bien. Ça me fait presque oublier la réalité des choses, l’horreur qui nous a forcés à quitter notre époque, les malheurs qui semblent nous suivre malgré tout. Non, là, je suis bien et il me pardonne. Je ne pouvais espérer mieux de cette journée. Carol qui me disait que c’était une idée stupide… Je comprends tout à fait qu’elle m’en ait dissuadé, le contraire m’aurait fait mal, mais finalement, c’était un risque à prendre. Ça en vaut la peine. Je lui dis à quel point ça nous changerait si tout le monde pouvait, comme lui, s’y habituer mais ce qu’il me répond me fait un pincement au cœur. Il a vu des choses que personne ne voudrait voir, que personne ne voudrait vivre. Je me sens désolé de l’avoir presque obligé à dire ça et par réflexe, je pose ma main sur la sienne, en guise de compassion. J’ai aussi vu des horreurs mais il est vrai que la Seconde Guerre mondiale a été atroce.

Nous avons changé de sujet, parlant alors de choses un peu plus intimes. Je ne dirais pas sérieuses, mais c’est un tout autre degré que de savoir si je porte des collants quand je joue à sauver le monde. Je lui réponds donc que je n’ai pas de copain et que là d’où je viens, c’est également le cas. Je lui donne également un petit aperçu des relations du monde qui m’est contemporain. Evidemment, je fais référence à nous, humains des Etats Unis. Je ne pourrais parler pour le monde entier, mais il s’agit de comparer quelque chose de comparable. Je lui renvoie la question, finalement curieuse de savoir ce qui se trame dans la petite vie de Thomas, hormis cette affaire familiale. Je connais sa famille car il m’en a longuement parlé, et le fait qu’il n’ait pas mentionné une fiancée, je me dis qu’il n’y en a peut-être pas ou alors il ne voulait pas m’en parler. Il me répond alors qu’avant la guerre, il avait une copine. Le ‘avant’ me rend nerveuse. Je commence à m’imaginer toutes sortes de scénarii qui auraient provoqué cette rupture mais j’attends, suspendue à ses lèvres, qu’il me dévoile l’histoire. Il m’explique donc que c’est la guerre qui les a séparés alors qu’ailleurs, certains se sont fait des promesses avec cette guerre. Il ajoute qu’elle a fini par rencontrer quelqu’un, qu’ils se sont mariés et qu’elle attendrait à présent un enfant de lui.

« Je suis désolée qu’elle ne t’ait pas attendu. »

Je pensais que c’était ce que faisaient toutes les femmes de cette époque lorsque la guerre a éclaté. Je trouve cette idée à la fois archaïque et pourtant si romantique. La part de moi qui aime tant se bercer d’histoires à l’eau de rose connaît une certaine frustration. Elle aurait pu avoir la décence de l’attendre. Il se reprend, dit que c’est à présent une part de son passé, reprécisant qu’aujourd’hui il n’a personne. Il se considère comme un déchet et je me retiens de lui foutre une baffe. Je n’aime pas que l’on se sous-estime de la sorte – pourtant je suis la première à le faire – mais je ne veux pas attirer l’attention sur nous davantage.

« Ne dis pas ça Thomas. Ce que tu as fait était brave. Tout le monde n’aurait pas laissé une carrière comme la tienne pour aller défendre son pays. Tu avais tout : le succès, une famille, une petite amie et tu as décidé de choisir ta patrie. Alors je t’interdis de te traiter de déchet. Tu es un héros. »

Nous avions terminés nos boissons et Thomas demanda si je voulais autre chose, si je voulais aller ailleurs. Je n’avais pas vraiment envie de partir alors que nous étions si bien lancés pour nous raconter toutes ces années perdues. Rencontrer quelqu’un, c’est toujours avoir des années de retard sur ce que l’on a à se dire.

« Tu connais un endroit sympa ? »

J’en connais quelques-uns, mais je n’ai aucune idée de s’ils existent déjà à cette époque. Il saura mieux me guider. Il me questionne alors sur la façon dont les femmes se font courtiser, comment se déroulent les rendez-vous. C’est qu’il est curieux, à croire qu’il a une idée derrière la tête. Je ne peux m’empêcher de lui sourire malicieusement avant de lui répondre.

« Le mot courtiser n’existe plus vraiment, on dit plutôt draguer. C’est devenu compliqué à mon époque, parce que la subtilité, ça ne vous connaît plus à vous les hommes. Certains aiment venir nous aborder dans la rue alors que nous avons autre chose à faire et si nous ne répondons pas favorablement… on a souvent droit à des insultes pas très belles à entendre. »

Ici, je n’ai pour le moment pas expérimenté ce genre de désagrément, à croire que c’est vraiment quelque chose de notre époque à nous.

« Quant au rendez-vous type… Ça dépend, on peut aller au cinéma, à la foire, au restaurant, dans un bar… Il n’y a pas de rendez-vous type ! »

Je me souviens encore quand on me disait qu’il fallait attendre le troisième rendez-vous avant d’espérer embrasser un garçon et pourtant sur les dernières années, certains ne s’embêtaient pas à brûler des étapes. Il n’y a même plus de rendez-vous et c’est bien triste.

« Je vais dire quelque chose qui va probablement te choquer, mais à mon époque, les femmes ne laissent plus les hommes les inviter. Elles invitent elles-mêmes ou alors elles demandent à payer leur part. »

Finit les codes de la séduction et du romantisme. Nous les femmes cherchons l’égalité.

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Message Sujet: Re: We're far from the shallow now || Thomas We're far from the shallow now || Thomas EmptyMer 07 Nov 2018, 21:01

We're far from the shallow now
jessica & thomas

« qui est elle vraiment. n'est ce qu'un mirage ou une illusion ? il serait temps de se réveiller »
Se remémorer sa vie avant la guerre lui renvoyait pas mal d’images de sa vie décadente. Il n’en avait pas assez profité à son humble avis ou plutôt : il n’en avait pas profité autant que les autres. Drogues et autres plaisirs n’étaient pas dans ses habitudes à l’époque, il n’était pas ce genre d’homme à partir dans des histoires aussi dangereuses. Il jouait bel et bien son rôle d’acteur sulfureux, confiant, mais n’allait pas plus loin, ne brisant pas des limites qui pourraient lui être néfaste au fil du temps. Il avait vu des collègues, des connaissances devenir l’ombre d’eux même avec une trop grande consommation d’alcool ou de drogue qui arrivaient sur le marché à vitesse grand V. Son ex petite copine n’avait pas attendue Thomas et ce dernier ne pouvait lui en vouloir. Ça avait été long, attendre une lettre comme quoi l’homme envoyé sur le front avait été tué avait été une boule au ventre pour toutes les familles américaines. Jessica en semblait désolée. « Ne le soit pas. La guerre nous impose des choix et je ne voulais pas qu’elle mette sa vie en attente ne sachant si je survivrais ou non. » C’était une page qu’il avait tourné.

Beaucoup de ses frères d’armes avaient une femme, des enfants, une famille qui les attendaient au pays lorsqu’ils étaient sur le champ de bataille. C’était une source de motivation pour eux, survivre pour voir leurs enfants grandir, ou bien fonder une famille. Thomas lui, n’avait point cela, mais avait tout de même sa famille à retrouver, ses sœurs, ses parents. C’était bien assez pour lui ! Jessica ne tarda pas à le remettre en place sur ses propos. Pour elle, elle était un héros et non un déchet. Le mot utilisé était surement dur, mais c’était ainsi qu’il se voyait. Néanmoins les paroles de la jeune femme étaient réconfortantes, vraiment.  « Merci, mais je ne suis plus le même, tu dois bien savoir que quand on joue aux héros, on perd une partie de sois. » Tuer ou être tué. C’était une façon de penser terrible et horrible. Il aurait préféré faire des prisonniers, mais quand ils étaient des milliers, armés jusqu’aux dents, ils n’avaient pas le temps de viser les jambes ou une autre partie moins meurtrière. Ils devaient tirer pour empêcher les ennemies de répliquer et surtout de tuer plus. Les horreurs de la guerre.

Les cafés terminés, il proposait d’aller ailleurs si elle avait le temps. Elle lui demanda s’il connaissait un coin sympa et bien entendu, il répondit à l’affirmative alors qu’ils sortaient. Il était toujours aussi curieux, comment se passaient les relations entre homme et femme, si les hommes continuaient à courtiser les femmes à son époque. Ce que lui apprend Jessica est tout à fait bluffant ! Les hommes de son époque auraient bien besoin de cours pour être de parfait gentleman ! Indiquant une direction à prendre, il continuer d’écouter les propos provenant du futur.  « Il y a aussi des hommes ayant de mauvaises intentions à notre époque… Comme quoi, notre faiblesse ne cesse de nous poursuivre. » Ceux qui agressaient les femmes étaient les pires. Thomas ne pouvait s’empêcher de venir en aide à celles qui étaient des victimes de ces monstres. Comme venait de le dire Jessica, Thomas fut choqué d’apprendre que les femmes ne se faisaient plus inviter par les hommes, payant leur part de la note, allant même jusqu’à inviter à la place de l’homme ! « Je suis effectivement choqué ! Mais ça semble être une évolution logique… les femmes ont prouvées qu’elles pouvaient faire le travail des hommes durant la guerre alors les choses doivent changer en un sens. » Ils s’arrêtèrent devant une nouvelle enseigne un peu plus loin.

« Mais vu que nous sommes à mon époque, je t’invite manger et boire du vin. C’est un petit restaurant italien. Le cuisinier est un ami d’enfance et il cuisine divinement bien. » Il reste devant la porte. « A moins que ça te gène ? » Ca pouvait être mal vu par la jeune femme, surtout que ça ressemblait bel et bien à une façon de la courtiser ou plutôt de la draguer comme elle venait de le dire.

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Message Sujet: Re: We're far from the shallow now || Thomas We're far from the shallow now || Thomas EmptyJeu 15 Nov 2018, 02:30


We're far from the shallow now
Thomas & Jessica

« I'm off the deep end, watch as I dive in, I'll never meet the ground. »
7 novembre 1945, après-midi

Quand je dis que je suis désolée qu’elle ne l’ait pas attendu, je suis sincère. Je trouve ça assez triste que quelqu’un n’ait pas le courage de surmonter une difficulté pour la personne qu’elle aime. Ce n’est parfois pas forcément synonyme d’un amour inexistant ou superficiel. Parfois c’est justement parce que l’on aime trop quelqu’un que l’on fait des choses que l’on regrette par la suite. Peut-être qu’elle regrette aujourd’hui. Si d’après ce qu’il dit, elle a refait sa vie, ça ne veut pas forcément dire qu’elle ne rêverait pas, là, de tout quitter pour le retrouver et dire ô combien elle est désolée de ne pas avoir été assez forte. Pourtant, je comprenais ce que Thomas voulait dire. Ne pas vouloir que quelqu’un mette sa vie sur pause sans savoir ce que le futur lui réserve, ça peut être destructeur. Ce n’est pas facile mais le mal est fait à présent.

En revanche, je n’ai jamais supporté que quelqu’un se descende autant, aussi difficile soit la guerre. Le fait qu’il dise être un déchet, je ne peux l’accepter. Mais qui suis-je pour donner de telles leçons de morale ? J’ai été pareille il fut un temps, quand tout le monde me détestait pour des actes que je n’avais pas commis – du moins pas directement. Je dis de lui qu’il est un héros parce qu’il me semble en être la définition parfaite et pourtant, il marque de nouveau un point sur la justesse de ses mots. Evidemment, on perd une partie de soi. Je reste d’avis que changer ne fait pas pour autant de nous quelqu’un à jeter. Il n’y a pas tout de mauvais chez lui, même si je ne le connais pas tant que ça. Je ne peux pourtant pas dire qu’il ne m’a donné que les meilleures facettes de lui-même, au contraire, il s’est confié sur toutes ses parts sombres. Je ne vais pas le reprendre, je ne veux pas en rajouter une couche. Je veux simplement qu’il sache que je ne le vois pas comme un déchet.

« Je le sais bien. En tout cas, sache que moi, je ne te vois pas comme un déchet, comme tu le dis. Après, de là à savoir si mon avis compte vraiment… Mais au moins tu le sauras. »

Il ne suffit parfois que d’une personne, nul besoin d’être apprécié de tous. Oui, je pense que j’apprécie Thomas. Je ne saurais définir cette relation qui, il y a un moment plus tôt dans la journée, semblait fichue. Une amitié ? Le début de quelque chose ? Je ne sais pas. Je ne suis pas là pour cela, c’est vrai, mais si je suis venue aujourd’hui c’est parce que déjà je ressentais cet attachement et ça n’a pas changé. Je me confie à lui et je me sens bien, comme avec Carol mais avec quelque chose de différent et je ne saurais dire quoi.

Il était temps de quitter cet endroit. Ça ne pouvait pas nous faire du mal que d’aller ailleurs. Après tout, on pouvait dire que ce café était le symbole de notre première rencontre et de notre seconde première rencontre. Il était temps de tourner la page et de passer à autre chose. Je remets notre destin entre ses mains, demandant s’il connait un endroit sympa puis je réponds à ses interrogations concernant les relations types, les façons de se séduire, de mon temps. J’ai l’impression de parler comme une grand-mère alors qu’au final, c’est lui le grand-père dans l’histoire, mais bon. Il me rassure en me disant qu’il n’y a pas qu’à mon époque que certains hommes ont de mauvaises intentions. Enfin, le mot rassurer n’est pas le bon, ce n’est en rien rassurant, mais ça prouve que ce n’est pas simplement générationnel. C’est encore plus triste, quand on y pense. Je ne peux m’empêcher de rire quand il dit être effectivement choqué par ce que je lui apprends. Je ne pouvais imaginer que les choses autrement et pourtant, malgré cela, il y trouve une raison logique. Je crois que cet homme m’étonnera toujours. Je ne pensais pas tomber sur quelqu’un avec une réflexion que je qualifierais de progressiste. Il y a du chemin, mais pour lui, rien ne lui semble impossible concernant les femmes, conscient de leur impact sur la guerre.

« Les choses ont changé oui, pourtant, même dans soixante-quinze ans, sache qu’il y aura encore beaucoup de boulot avant de penser à une quelconque égalité. »

Le mot était lancé et c’était probablement encore un mot qui allait le perturber, mais c’est de ça dont il est question, qu’il l’accepte ou non. Il reprit la parole, disant que puisque l’on était à son époque, il allait m’inviter à manger, prétendant connaître une adresse où travaille l’un de ses amis d’enfance. Comment dire non à un bon repas italien ?

« Ça ne me gêne absolument pas ! Montre-moi un peu tes goûts culinaires et surtout montre-moi ce qu’est un véritable gentleman de ton époque ! »

En réalité, je n’ai pas le luxe de lui dire finalement que je veux payer. Je n’ai pas un sou sur moi, à part le peu que j’avais pour un café. C’est loin de pouvoir payer un repas alors… non, je ne vais pas refuser. On est alors sorti du café, en direction du restaurant auquel il veut m’emmener. Je lui présente mon bras.

« Je vous suis, monsieur Hunt ! »

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