RSS
RSS



 
AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
LA SSR RECRUTE !

SSR recrute des membres, 25$ seront offerts aux nouveaux à la SSR
Scénarios attendus

Carol Danvers, Dominic Fortune, Richard Rider
Alexi Shostakov & Elliott Proctor sont très attendus.

Partagez|

Clear of the damage [Julian]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Avengers
Voir le profil de l'utilisateur http://ashesanddusts.forumactif.com/t961-anthony-e-stark

MISSIVES : 555
FT. : Robert Downey Jr
COPYRIGHT : Bucky (avatar), Lady (signature), jesaispasqui (gif)
AKA. : Iron Man
STATUT CIVIL : Fiancé
DATE D'ARRIVÉE : 05/07/2018
ZONE LIBRE : Un coup de pouce de Fate (dés en folie du 02/09/18)
Un coup de pouce de Fate (dés en folie du 06/09/18)
Un coup de pouce de Fate (dés en folie du 16/09/18)
I have survived so many fires, I can no longer tell, if I am alive, or if I’m still burning.

Message Sujet: Clear of the damage [Julian] Ven 14 Sep 2018, 19:54

Clear of the damage
« I think that we all do heroic things, but hero is not a noun, it’s a verb. » RDJ





12octobre 1945

Athéna. Athéna était le nom que j’avais finalement donné au chien qui n’en était pas un. Je n’avais rien demandé à Loki, malgré le fait que je lui ai parlé. Compte tenu du fait que j’étais toujours en vie et en un seul morceau, c’était pas mal. C’était un nom qui lui allait bien, et vu la tête qu’elle tirait chaque fois que je l’employais, elle avait l’air de l’apprécié aussi. J’avais travaillé également, l’emmenant avec moi autant que possible : elle avait besoin de se dégourdir les pattes à un point tel que je n’avais pas le temps de m’encrouter. Le parc était souvent la meilleure solution. Pepper n’appréciait que moyennement que je quitte le foyer pour gamberger autant dehors, mais elle ne pouvait trop m’en vouloir : je m’occupais de la chienne, faisais des rondes en même temps que du sport. C’était autant de temps que je ne passais pas penché sur mon armure, à boire autre chose que de l’eau et à ne pas dormir. J’avais toujours mal à l’épaule également, mais c’était devenu quelque chose de supportable. Lancinant, gratouillant, mais supportable. Athéna n’avait pas grandit, pas beaucoup tout du moins, et elle consommait des somme astronomique de bouffe. J’avais beau tenter de savoir ce dont elle avait exactement besoin, c’était assez compliqué... Conclusion, elle recevait des repas sensiblement pareil aux nôtres, les assaisonnements en moins.

Les cours particuliers me donnaient assez de temps et d’argent pour faire d’autres choses, telles des réparations dans les maisons, en cas de besoin. Je m’étais presque fait un petit nom, et de fait, la famille du gamin qui apprenait le russe avait parlé de moi à une autre famille qui était venue me trouver pour savoir quelles langues exactement je parlais et si j’avais des papiers qui prouvaient mes capacités. Je n’avais pas de papiers, mais assez de voyages à mon actif pour les rassurer. Les gens entendent souvent ce qu’ils veulent entendre... Et donc je fus engagé chez une jeune demoiselle, une adolescente aux cheveux blonds bouclés et aux grosses lunettes. Elle aurait pu être adorable sans ces dernières d’ailleurs. Le français était la langue demandée. Inutile de dire que l’accent de la pauvre enfant rendait ses pauvres mots quasiment incompréhensibles et lui enseigner la phonétique n’était pas réellement utile. Bref, c’était un peu plus d’argent, et j’étais certain que mon père rirait de moi en voyant ce à quoi j’en étais réduit. Je n’avais pu lui parler ou même le voir lors de la foire scientifique, et même si la journée n’avait pas été perdue, n’empêche que j’en étais toujours au même point.

La différence peut-être était que j’avais revu Julia deux fois et que ces rencontres avaient été... calmes ? Si cela n’aidait pas ma méfiance à s’endormir, au moins parvenais-je à parler plus librement et être plus amusant. Quelque chose du genre. Je restais diablement attentif, mais je semblais moins paranoïaque. Les discutions étaient polies, quoi que je doutais pour l’autre. Il restait un sale gosse irritant et peut-être aurais-je trouvé ça amusant... à un autre moment. Ou pas. En attendant, on pouvait penser que je prenais à cœur ma décision de vérifier que la bestiole allait bien. Je n’avais pas vraiment peur du contraire : le gars semblait apprécier les animaux, et leur porter plus de considération que beaucoup ici. Je me rendais donc à l’hôtel, où nous avions convenus de nous retrouver à une certaine heure. Ca évitait de sonner et d’attendre comme un couillon devant une porte close. J’avais également fait des recherches sur lui, mais si tout était désespérément pauvre. Je n’avais pas Jarvis pour m’aider, ni même Friday. Toute recherche d’informations se faisait donc à l’ancienne : en posant des questions et en cherchant dans des papiers. Et donc conclusion : je n’avais rien ou pas grand-chose. Il en allait de même avec moi je présume : j’avais commencé à faire d’actives recherches pour savoir où me procurer des papiers et un nom était ressorti plus rapidement que les autres. J’avais à payer et vu que l’argent n’était jamais un problème avec moi... je n’avais pas hésité.

Les gens de l’hôtel me connaissaient à force. Probablement parce que j’avais fait deux réparations chez eux en plus de mes visites chez Julian. Ce qui signifiait un peu d’argent en plus, de la reconnaissance et une possibilité de venir quand ça me chantait. En somme j’avais la confiance des gens d’ici : il en fallait souvent assez peu. Evidemment, je n’emmenais pas Athéna. La demoiselle avait commencé son entraînement au dressage, elle répondait favorablement quand elle le voulait, prouvant une intelligence certaine et une jeunesse qui la rendait imperméable à certains ordres. Je ne voulais pas non plus la confiner dans une chambre d’hôtel, donc je la dépensais avant de venir ici.

Quant à moi... J’avais juste un mauvais pressentiment. Peut-être était-ce juste un mauvais jour, peut-être était-ce à cause de ces deux hommes qui parlaient, l’un étant un réceptionniste de l’hôtel et l’autre un futur client ou un demandeur d’emploi ou n’importe quoi du genre. L’un semblait d’un grand calme, tout n’était qu’apparence, bien sûr, destiné à calmer l’autre énergumène qui semblait de plus en plus s’agiter. J’hésitai un instant à intervenir : cela ne me regardait pas, j’avais autre chose à faire.

Codage par Libella sur Graphiorum



grande iconepetite icone
LADY SUR EPICODE
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Mutant
Voir le profil de l'utilisateur

MISSIVES : 147
FT. : Daniel Sharman
COPYRIGHT : Anthony Stark
AKA. : Anthité
CLASSE : Classe 3
STATUT CIVIL : Célibataire
LOCALISATION : Rôde dans New-York
DATE D'ARRIVÉE : 28/07/2018


Message Sujet: Re: Clear of the damage [Julian] Mar 18 Sep 2018, 17:58

CLEAR OF THE DAMAGE

ft. Anthony Stark

Informations.

Je n'étais pas retourné voir ma pauvre petite victime, à l'animalerie. Conscient que Stark risquait bien de retourner à la boutique un jour ou l'autre, j'avais du me refréner à trop m'approcher ou même me montrer. La provocation faisait aussi parti du jeu, mais c'était déjà risqué, ce que je faisais. Aussi, le pauvre homme ne pourrait expliquer cet instant terrifiant qu'à travers d'étranges formes qui rampaient sur les murs, avant de voir sa vision être obscurcie. Puis envahi d'images terrifiantes. Ca devait être quelque chose, comme à chaque fois... Je me demandais toujours ce que cela pouvait être. L'influence que j'avais sur les cauchemars étaient... Assez limités. Je ne pouvais pas donner n'importe quoi ; il fallait que ça touche, que ça blesse. Pour ça, mieux valait connaître la personne ou en tout cas, avoir une idée de ce qu'elle pouvait craindre. Là, tout de suite, à part une petite bestiole blanche capable d'ouvrir les portes tel un raptor miniature, je ne savais pas trop ce qui pouvait le rendre énervé ou terrifié. Perdre son business, peut-être. Mais ce n'était pas le genre de peur viscérale que j'aimais ressentir. Aussi, j'avais simplement laissé son propre subconscient faire le travail. Poursuivi par des monstres, ne pas pouvoir se cacher, entendre des murmures inquiétants... Quelque chose comme ça, c'était pas mal. Et j'étais resté pas très loin du magasin pour ressentir tout ça, pendant que quelques passants se demandaient ce qui lui prenait à hurler comme ça, ou bien tentaient de l'aider...

Et puis, j'étais retourné à l'hôtel pour prolonger mon séjour. Ça signifiait donc un besoin d'argent dont je m'occupais... A ma façon, et une mise à jour de mon statut. Des faux papiers. Mine de rien, ça aidait pas mal à se sentir plus à l'aise ! Ce qui m'embêta pas mal, ce fut de trouver un autre nom. Si je n'appréciais pas l'idée, il fallait bien que je me fasse une raison ; c'était un peu trop dangereux. Tout d'abord, avec cette histoire de nazi, on risquait de me faire chier à propos de mon nom un peu trop allemand. Bien que ça ne me dérangerait pas de me faire suivre telle une proie pour mieux les avoir, vraiment. Mais ça n'irait pas vraiment... Si je me gourais pas, c'était commun que les immigrants qui arrivaient sur le sol américain avaient un nouveau nom qui allait un peu plus à l'ambiance de la grosse pomme. Et pour peu que, par le plus grand des hasards, un des héros ait mon nom... Ca serait gros ; je n'avais pas souvenir d'avoir particulièrement usité mon nom de famille avant. Mais mieux valait être prudent, surtout avec Stark qui me tournait autour en prétextant s'assurer que la bestiole allait bien.

Bestiole que j'avais appelé Mickey, comme un petit honneur au nom de code dont j'étais affublé chez Hydra. Evidemment, ces derniers ne le savaient pas ; mauvaise époque. Mais à moi, ça me faisait rire. C'était soit ça, soit Elvis Presley de toute façon. Et Elvis Presley, c'était quand même plus long. Mickey, donc... J'adorais Mickey. Sorti de sa cage dans ma chambre, la créature avait filé à tout allure se cacher, me soufflant dessus en me montrant une impressionnante collection de crocs. Il avait fallu plusieurs heures avant qu'elle ne se déride et vienne prendre la nourriture que j'avais disposé ça et là en offrande, sans trop l'emmerder. Ce petit repas m'avait permis de comprendre que, malgré une nette préférence pour la viande, il mangeait de tout. Bien qu'il semblait complètement fou de raisins. Il, parce que oui, c'était un mâle. J'avais réussi à vérifier. Curieusement, c'était une petite bête assez sociale, qui n'hésitait pas à s'approcher quand elle le voulait bien. Il ne fallait simplement pas voir cela comme une demande de caresse ; Mickey soufflait et sautillait tel un chaton furibond, se calmant que lorsque l'on abandonnait. Notre cohabitation l'avait cependant habitué à moi, et il faisait... Plus que me tolérait. Je pense qu'il m'aimait bien ! Par contre j'évitais de trop lui donner de raisins, même quand il faisait son mignon, au cas où qu'il soit un peu trop carnivore pour ça. Et j'avais assez acheté son amitié avec... Le pauvre allait être malheureux quand la saison des raisins passerait !  Si ça passait... C'était toute l'année ou qu'en septembre ?

Cela dit, qui disait Mickey, disait ironiquement Stark ! Il avait tenu sa promesse de venir s'assurer que l'animal allait bien. Ce dernier l'avait bien reconnu, l'avait reniflé avec un semblant de sympathie avant de tenter de dévorer l'habit qu'il portait. J'avais du assurer qu'il mangeait correctement. Mickey réagissait de mieux en mieux avec lui, tout comme Stark le faisait avec moi. Oh. Je ne dirais pas que nous étions "amis". Juste que même méfiant, quand on côtoyait assez quelqu'un, on finissait par être plus naturel. Je découvrais alors que son mordant était loin d'être forcé, mais qu'il savait être appréciable et agréable. Honnêtement, j'adorais une bonne joute verbale en sa compagnie... Même si je ne devais pas perdre de vue l'objectif de cette mascarade. Je faisais traîner les choses, déjà... Beaucoup diraient que c'était inutile ; je ne lui extorquais pas d'informations, je me montrais amical avec lui... Une perte de temps. Mais j'appréciais ça, parce que même moi j'avais besoin d'interactions sociales. On verrait bien ce que cela donnerait... En attendant, j'essayais de noyer sa méfiance, l'apaiser, la diluer. Ca prenait un peu de temps, avec un tel personnage. Je devais le retrouver aujourd'hui, et je revenais de quelques courses qui étaient surtout une excuse pour mes errances. Il ne fut pas difficile de le repérer ; quoi qu'on en dise, Stark avait une certaine prestance.  Mais il semblait plutôt occupé à regarder les prémices d'une dispute qui me donnait envie de sourire. Ah. Si j'ignorais les causes, la tension était réelle. Le type qui travaillait à l'hôtel essayait d'apaiser tout ça, mais il obtenait l'effet inverse, le calme professionnelle nourrissant la colère.

-Les paris vous intéressent, Shepard ?

J'avais fait un excellent travail là-dessus, mais passons. Je venais d'arriver juste derrière lui, habillé de mon manteau. Si le temps était clément, il n'y avait pas forcément besoin d'un tel habit, surtout avec le beau soleil qu'il y avait en ce mois ! Enfin, ça, ce serait ce que dirait quelqu'un qui n'avait pas de problème. Je paraissais étrange, certainement. Dans une autre époque, j'aurais la dégaine type du stalkeur ou de l’exhibitionniste. Mickey n'était pas avec moi ; quand il n'y avait pas les nettoyages de chambre, il restait là-bas, au calme. J'ignorais s'il s'échapperait en allant à l'extérieur avec moi... Il faudrait bien que je tente un jour, il ne pouvait pas juste rester enfermé tout le temps ! Je me demande comment il réagirait, avec une laisse... D'un geste de la tête, je désignais les deux hommes.

-Ça ne va pas se calmer. Ils vont se sauter à la gorge. Enfin, le hargneux va le faire. l'autre va devoir se défendre si, bien sûr, personne ne réagit.

Curieux d'ailleurs, que faisait les autres qui travaillaient à l'hôtel. Ils n'attendaient tout de même pas qu'un client réagisse, au risque de se prendre un vilain coup tout de même ? Mais apparemment, tout le monde regardait ça de loin, parce que dans le font, ça ne les concernait pas, pas vrai ? Moi, je ne me sentais pas concerné. Au contraire, une bonne bagarre était toujours plaisante à voir. Quel était l'avis de Stark sur la question ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Avengers
Voir le profil de l'utilisateur http://ashesanddusts.forumactif.com/t961-anthony-e-stark

MISSIVES : 555
FT. : Robert Downey Jr
COPYRIGHT : Bucky (avatar), Lady (signature), jesaispasqui (gif)
AKA. : Iron Man
STATUT CIVIL : Fiancé
DATE D'ARRIVÉE : 05/07/2018
ZONE LIBRE : Un coup de pouce de Fate (dés en folie du 02/09/18)
Un coup de pouce de Fate (dés en folie du 06/09/18)
Un coup de pouce de Fate (dés en folie du 16/09/18)
I have survived so many fires, I can no longer tell, if I am alive, or if I’m still burning.

Message Sujet: Re: Clear of the damage [Julian] Mar 18 Sep 2018, 18:53

Clear of the damage
« I think that we all do heroic things, but hero is not a noun, it’s a verb. » RDJ





12 novembre

Cela s’envenimait. Il y avait des regards désapprobateurs parce qu’évidemment, dans un monde puritain comme celui-ci, le tapage et les disputes ouvertes ne faisaient pas vraiment bon ménage. Les rares clients vaquant dans le hall regardaient ouvertement la scène tandis que les autres membres du personnels essayaient de savoir s’ils devaient agir ou non. Le fait est que s’ils le faisaient, l’autre gars penserait qu’il était doublement agressé et cela partirait encore plus facilement en cacahouète. L’homme en question était habillé correctement, convenablement peigné, cheveux courts plaqués sur la tête avec du gel, un costumes qui n’étaient pas fait sur mesure mais qui montrait un certain effort de sa part... Malgré tout, les plaques rouges sur son visage démontraient une un colère mal contenue, et d’autres signes, comme la couleur de ses ongles ou de sa peau faisaient référence à une passion pour la boisson et la cigarette. J’espérais sincèrement que je ne ressemblais pas à ça malgré les années à faire n’importe quoi. J’avais essayé de fumer avant d’abandonner : c’était dégelasse et je n’avais certainement pas besoin de ça pour me faire accepter dans une bande. J’étais le centre des bandes. On se bousculait pour être vu à mes côtés. Quant à la drogue, c’était le même topo : mes jeunes années avaient été folkloriques, pleines d’amusement, de déboires et débordements, de testes et tentatives, mais j’avais un caractère suffisamment fort pour ne jamais tomber dans la spirale infernale de l’addiction. Je n’avais aucun problème, et l’alcool, même si j’en abusais, n’était là que pour m’occuper l’esprit. En somme, si j’étais alcoolique, je n’avais pas besoin de quelqu’un pour arrêter. Le café en revanche serait plus difficile. Fort heureusement, il n’y avait pas de problème avec ce dernier... Tout comme je m’entretenais assez pour éliminer un maximum de toxine. Ce n’était clairement pas par coquetterie, mais bien parce que je ne pouvais pas m’encrouter. A l’aube de la cinquantaine, j’avais plus que conscience des cheveux grisonnants et de la barbe poivre et sel que j’abordais. J’avais également parfaitement conscience des petites rides qui se formaient au coin de mes yeux ou sur mon front. Étais-je dérangé ? Pas le moins du monde. Cela dit, ne pas faire attention à son apparence ne signifiait pas être négligé pour autant. Ma vie n’était certainement pas des plus saines, mais je connaissais mon charme et mon charisme. Je vieillissais bien. Ce qui ne serait certainement pas le cas de ce gars qui était légèrement en surpoids, et qui abusait de certaines choses.

C’en était là de mes pensées quand un mouvement pas si furtif, mais clairement dans mon dos, se fit sentir. Je tournai la tête pour aviser Julian qui revenait visiblement de quelques courses à l’extérieur. J’avais bien fait d’attendre un peu... Je reposai mon attention sur le duo dont l’un commençait à sérieusement s’échauffer. Il était question finalement d’une femme – toujours une femme ! – qui habitait visiblement ici d’après le costumé, tandis que l’autre homme niait ouvertement. J’ignore si elle était bien là où si elle avait grassement payé pour que l’on oublie son existence, en tout cas, la fameuse demoiselle semblait avoir fait le bon choix en quittant l’homme. Cela ressemblait à une constante ici. Après l’agression avortée sur Moïra, voici que j’étais témoin d’un autre rustre pensant que la force faisait tout et que la femme lui était due. Un frustré qui pouvait fort bien devenir dangereux s’il n’obtenait pas ce qu’il désirait. J’hésitais toujours à intervenir : j’ignorais tout de la situation à part justement le sujet. J’ignorais qui était dans son bon droit ou non, et surtout, mon propre « rendez-vous » était là. J’avais secoué légèrement la tête à son interrogation, vu que ce qui m’intéressait était la situation.  

- Bien observé, Sherlock.

C’était évident vu comment l’homme se rapprochait dangereusement de l’autre en faisant totalement fi de la convenance et de l’espace personnel. Si on m’avait parlé comme ça, nul doute que l’autre serait déjà au tapis, pas parce que j’aurais frappé, mais parce que j’aurais dis quelque chose de bien senti. Puis globalement, rares étaient les gens osant me parler sur ce ton. Ou me pointer du doigt de la sorte. Je levai les yeux au ciel, non pour ce que disait l’autre homme, mais vraiment parce que ce type pensait réellement qu’en s’échauffant de la sorte, ça aiderait. Quant à savoir si c’était à moi où un autre d’agir... C’était d’ailleurs le problème : plus il y avait de monde, plus il y avait de risque que personne n’agisse. C’était à la sécurité, voire à la police de le faire. En attendant, un drame pouvait fort bien arriver.

- Mais si je devais parier, je dirais que vous n’aller rien faire parce que vous trouveriez ça drôle.

Tout comme il était facile de deviner que je n’allais pas simplement laisser les choses se produire de façon moche et sanglante si je pouvais faire quelque chose. Je n’étais pas un héros, je détestais même qu’on me décrive comme tel. Mes intentions étaient bonnes, bien souvent, tout comme mes actions : cela ne suffisaient pourtant pas à faire de moi un homme héroïque. D’aucun dirais que si, mais c’était justement dans les mots que se trouvait l’ombre. L’enfer est pavé de bonnes intentions dit-on. Ou peut-être avais-je juste envie de me prouver que je n’étais pas le même imbécile naïf et égoïste qu’avant, que je pouvais encore m’inquiéter pour les autre et tenter de les aider. Qu’il n’y avait pas rien que l’argent et les filles – ou les hommes – qui m’intéressaient. Peut-être avais-je simplement envie de me racheter depuis que j’avais vu de mes propres yeux ce que mes armes faisaient à ceux pour lesquelles je les avais construites. J’avais beau le répéter : je les avais faites pour protéger, mais je savais... Une arme ne protégeait pas, elle blessait dans le meilleur des cas. Elle meurtrissait les chairs, traumatisait le corps et l’esprit. J’avais fait ma fortune sur la mort de personnes, souvent des faibles, dominés par des psychopathes ou des puissants avides d’un peu plus de pouvoir. Je ne voulais pas être cet homme là. Je ne voulais pas non plus rester devant une dispute qui finirait inévitablement mal lorsque je pouvais faire quelque chose pour l’éviter.

- Quant à moi je vais faire ce que vous savez que je vais faire.

Parce que Julian n’était pas stupide et qu’il m’avait déjà vu agir avec l’animal – c’était quoi son nom déjà ? un nom stupide... Mickey ! – alors que je n’avais aucune raison de le faire. Aussi je me rapprochai du duo avec toute la décontraction du monde, mais également comme si l’endroit m’appartenait. Fallait pas déconner : j’avais eu l’éducation et la vie suffisante pour me permettre de faire ce genre de chose. J’avais aussi le charisme et la prestance nécessaire pour laisser l’homme violent étonné de me voir. Lui parler assez pour attirer son attention et permettre à l’autre de reculer, mais surtout, d’appeler la sécurité si ce n’était déjà fait. Cela ne donnait aucune sensation d’excitation, rien qui donnait l’impression d’être particulièrement vivant.

Codage par Libella sur Graphiorum



grande iconepetite icone
LADY SUR EPICODE
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Mutant
Voir le profil de l'utilisateur

MISSIVES : 147
FT. : Daniel Sharman
COPYRIGHT : Anthony Stark
AKA. : Anthité
CLASSE : Classe 3
STATUT CIVIL : Célibataire
LOCALISATION : Rôde dans New-York
DATE D'ARRIVÉE : 28/07/2018


Message Sujet: Re: Clear of the damage [Julian] Jeu 20 Sep 2018, 14:58

CLEAR OF THE DAMAGE

ft. Anthony Stark

Informations.

C'était sans surprise de voir Stark ici, bien que je m'attendais pas à ce qu'il soit là si tôt. Il n'aimait pas se faire attendre un petit peu, ce genre de chose ? Je ne me sentais pas coupable à l'idée qu'il ai pu un peu attendre que j'arrive, par contre. Au contraire, c'était bizarrement plaisant de me dire qu'il était là pour me voir. Enfin, pour s'assurer que Mickey était bien traité, plutôt, mais ça, c'était la raison officielle. Je savais qu'il se méfiait bien de moi, et je guettais le moment où il oublierait cette idée, qu'il se dirait que c'était une idiotie, qu'il avait jugé trop vite dans une réaction très paranoïaque, avec des justifications beaucoup trop faibles. En vrai, c'était amusant. Il fallait par contre que je fasse attention, pour moi, mais ça valait le coup. Ca changeait aussi. Et puis, ça pouvait être utile que d'en apprendre un peu sur Stark, de me faire une petite place dans sa vie... Il semblait de plus en plus à l'aise avec moi, maintenant. Il avait toujours du mordant, mais ce n'était pas pour couper court à une discussion ou une rencontre qui l'emmerdait. Je pense que c'était tout simplement dans sa nature... Qu'il était sélectif et que c'était alors sa façon de sélectionner les personnes avec qui parler ; ceux qui pouvaient le suivre dans ses discussions et réagir à ses répliques parfois cinglante. Anthony Stark n'avait aucun mal à parler, et il était peu tolérant aussi ! Couper la parole, asséner des coups sans pitié à travers sa verbe ? Il avait du en mettre plus bas que terre. Ou bien attiser la honte et la colère de certains. En gros, il avait le genre de profil qui me plaisait bien. J'adorais les grandes gueules et la subtilité. Dommage que nous ne soyons pas dans le bon camp, puisque ça voulait forcément dire que ça finirait mal. Pour lui. Avant que ça n'arrive, je pouvais profiter de sa présence et voir ce qu'il pouvait m'offrir comme amusement... Aucun collègues n'étaient venus m'emmerder pour ça et que cela reste secret m'allait ; je n'avais pas envie de me justifier ou qu'on vienne gâcher mon plaisir.

Et donc, il observait cette querelle qui pourrait très vite dégénérer. Notre bon travailleur faisait de son mieux pour garder son calme et un ton tout juste mesuré pour ne déranger personne, mais celui qui cherchait la bagarre ne se gênait pour étaler son problème. Il était facile alors de comprendre que la raison de sa venue était une femme qui se trouvait peut-être à l'hôtel. Je pouvais bien vite me faire quelques idées avec ce genre d'hypothèse. Si la dame se trouvait dans un hôtel, c'était peut-être qu'elle n'avait pas envie que monsieur la trouve et la dérange ! On pouvait même aller plus loin dans l'imagination et se dire qu'elle avait une petite affaire avec un amant, peut-être un travailleur d'ici. Qui sait si ce n'était pas ce brave homme ! ... Mais là, je partais trop loin. Je ne lisais pas dans les pensées, non, juste les émotions. Je savais juste qu'il y avait de la colère d'un côté et de l'embarras de l'autre... Quelque chose qui semblait attirer Stark, mais pas comme ça m'attirait moi. Il était un chevalier servant après tout, et je me disais qu'il avait sûrement envie d'agir, parce que c'est ce que faisait les héros et qu'il avait déjà aidé cet idiot d'animalier. Cela dit, j'avais appris par quelqu'un d'autre que le brave Shepard était déjà venu pour réparer quelques trucs dans l'hôtel. Ca ne m'étonnait pas du tout. Tout comme Stark ne fut pas surpris de m'entendre derrière lui. Dommage ! J'aurais bien rit s'il avait sursauté !

-Vous feriez un merveilleux Watson.

Je souris. Il aimait sortir des références. Je pense qu'il souffrait aussi du manque de "cultures" général d'une époque qui n'était pas la notre. C'était franchement pas agréable pour moi ! Dommage que je devais cachais mon jeu d'ailleurs ; j'aurais bien aimé parler du bon vieux futur avec lui. Tout n'était pas interdit cependant, tant que je faisais attention aux anachronisme. En attendant, l'homme était de plus en plus énervé, et pas besoin d'être empathique pour le voir ! Tout le monde le voyait d'ailleurs... Mais personne n'agissait. Intéressant mouvement de foule ; le plus dramatique est que je me tâtais à le dire à Stark. Vu comment il était, il pouvait y voir là la preuve que je venais d'un autre temps. Quand avait-on comprit que l'être humain, quand il était en groupe, avait moins de chance d'agir pour aider quelqu'un que s'il était tout seul, car il se disait qu'une tierce personne du dit groupe ferait le taff à sa place ? Parce que c'était un peu ce qui se passait, dans ce lieu public où on se disait que la sécurité allait finir par agir et qu'on avait pas à se mouiller pour le pauvre monsieur qui était bien en peine d'apaiser l'autre type à la face rouge. Des lâches parmi des lâches, sans surprise. Qu'allait donc faire Stark ? J'en avais une petite idée et c'était apparemment réciproque. Je haussais les épaules, faisant bouger les sacs par le mouvement sans me départir de mon sourire.

-J'ignorais qu'on se connaissait autant.

Bien qu'il n'ai pas tort ; j'étais tout à fait capable de ne rien faire. Je pourrais bien essayer d'aggraver la situation aussi, si ça n'allait pas assez vite à mon goût, mais dans le cas présent, je n'avais pas besoin d'agir. Il y avait assez d'énervement pour ça et je pouvais tout simplement observer... Il était assez étonnant qu'il se soit rendu compte de ce penchant chez moi. Ce n'était pas non plus une tare qui était marqué sur mon visage et j'avais aidé chez l'animalier, quant bien même m'étais-je amusé. Ca ne faisait pas de moi un sociopathe, pas plus qu'un gars regardant un match de boxe... Bien que je ne pouvais pas réellement utiliser cet argument car la situation était censée être cadré et que l'on se battait pour le plaisir des yeux. Mais je crois que Stark allait un peu trop vite sur mon compte, bien que cela soit vrai ! Quant à ce qu'il allait faire... Oui, ça, je ne pouvais pas le nier ; je me doutais de ce qu'il tenterait de faire. Parce qu'il avait déjà aider quelqu'un, il était tout à fait logique de penser qu'il réitérerait l’expérience ailleurs. Comme maintenant. Il me donnait facilement raison, en s'approchant du duo et je le regardais faire, avec mes sacs. Bon, très bien. J'en profitais pour les poser au sol et y sortir une sucette, l'un des nombreux tas de sucre que j'avais acheté pour mon plaisir. je l'enfournais dans la bouche, regardant comment Stark s'y prenait.

Il attirait l'attention sur lui. C'était assez facile quand on s'appelait Stark il fallait bien l'avouer ! Son charme, son charisme, blablabla... Par contre, pour avoir déjà subi son sarcasme, je me demandais s'il pensait vraiment qu'il pourrait gérer ça sans attiser la rage du type. Pensait-il réellement pouvoir la calmer, en tout cas ? Il fallait que la sécurité se bouge et je suppose que c'était ce que Stark cherchait à faire ; à ce que l'agressé puisse agir pour trouver une quelconque aide capable et qualifié pour mettre ce malotru qui semblait vouloir un peu retrouver cette petite femme pour se laisser reconduire à la sortir. Les dents claquant machinalement sur la sucette, j'observais tranquillement ce qui se passait. Apparemment, on pouvait se dire que ça se passait bien. Le gaillard regardait Stark, les sourcils froncés, mais attentif. J'étais un peu loin, donc difficile de savoir ce que disait ma proie, mais on pouvait penser que ça marchait. Ca aurait pu... Ca pourrait. Bien que je sentais que la colère ne faiblissait pas, Monsieur Shepard pouvait arriver son coup... Mais le fait est que la colère était toujours là, et qu'il suffirait d'une simple étincelle pour qu'il perde le contrôle, et ce, sur Stark. Parce qu'il remarquerait son manège, que la première cible de sa colère se faisait un peu la malle ou qu'on emploierait malencontreusement le mauvais mot, qu'on aurait le mauvais geste... Ou tout simplement parce qu'il aurait envie de laisser éclater ce qu'il retenait. Et je voyais cela arriver.

Je m'emparais d'une canette. Enfin, boite métallique, plutôt. Ca avait été un choc de voir que ça existait déjà en cette époque, malgré que ce ne soit pas nommé canette ! Dans tout les cas, c'était bien pratique, bien que son utilité allée être tout à fait différente, maintenant. Par exemple, je n'étais pas vraiment sûr qu'une boite métallique alimentaire ai comme but d'être frappé contre l'arrière d'un crâne, après qu'on se soit glissé derrière quelqu'un. Mais franchement ? Ça avait l'air plutôt efficace ! Le silence revint complètement. Un silence bizarre, étonné ou plutôt choqué parce que je venais quand même d'attaquer quelqu'un. Pour la bonne cause puisqu'il dérangeait  des gens.  Je savais que bientôt, c'était sur moi qu'on allait murmurer des choses. La sucette changea de place pendant que j'observais la boite, m'assurant qu'elle n'ai pas reçu trop de dégâts.

-Vous ne devriez pas parier sur moi, Shepard.

J'étais bon joueur, il ne fallait pas croire ! J'étais capable de reconnaître ma défaite, aussi. Mais j'aimais gagner comme tout le monde et je mettais les chances de mon côté  ! Maintenant, est-ce que je l'avais bien assommé ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Avengers
Voir le profil de l'utilisateur http://ashesanddusts.forumactif.com/t961-anthony-e-stark

MISSIVES : 555
FT. : Robert Downey Jr
COPYRIGHT : Bucky (avatar), Lady (signature), jesaispasqui (gif)
AKA. : Iron Man
STATUT CIVIL : Fiancé
DATE D'ARRIVÉE : 05/07/2018
ZONE LIBRE : Un coup de pouce de Fate (dés en folie du 02/09/18)
Un coup de pouce de Fate (dés en folie du 06/09/18)
Un coup de pouce de Fate (dés en folie du 16/09/18)
I have survived so many fires, I can no longer tell, if I am alive, or if I’m still burning.

Message Sujet: Re: Clear of the damage [Julian] Sam 22 Sep 2018, 14:34

Clear of the damage
« I think that we all do heroic things, but hero is not a noun, it’s a verb. » RDJ





Il n’y avait aucune raison de parier car tout était faussé. Je ne le connaissais pas mais l’inverse était également vrai. Nous ne nous étions certes croisés la première fois d’une manière qu’il essayait de dire fortuite, mais j’avais la certitude que ce n’était pas le cas. Ou plutôt, si elle l’était, j’étais persuadé que son intérêt ne l’était pas. Sans doute était-ce de la paranoïa, peut-être était-ce plus bêtement une sorte de sixième sens à force d’être confronté à des requins qui tentaient de me baiser avec plus ou moins de subtilité. Je baignais dans un système où je devais veiller à la moindre petite chose depuis mon enfance, où je devais deviner les mimiques d’un père absent afin de ne pas l’exaspérer, le rendre fier.  J’avais appris à lire sur les visages affables des acheteurs, des femmes, des hommes, de tous les gens qui m’approchaient et une constante revenait sans cesse : ils ne venaient jamais pour une raison noble. J’avais toujours quelque chose qu’ils voulaient, que ça soit de l’argent ou du sexe. Des armes, plus généralement, et dernièrement, des emmerdes qu’ils pensaient que je pouvais régler et ou dont j’étais responsable. Sur ce dernier point, cela ne changeait rien au passé. Après tout, j’avais reçu un surnom qui aujourd’hui encore avait tendance à me coller à la peau. Peu importe le temps que met une personne à se construire une bonne image, il suffisait d’une mauvaise action pour que tout s’effondre.

Le monde était ainsi fait : les gens avaient tendance à retenir plus facilement le mal que le bien. Le monde a également plus de facilité à se méfier des autres, c’est dans leur nature. Ils ne sont sereins que chez eux, dans l’intimité de leur foyer où ils étaient persuadé d’y être plus en sécurité que n’importe où ailleurs. Seulement... Seulement c’était faux. C’est ce qui rendait les effractions les plus traumatisantes : elle était vécue comme un viol. Et il était extrêmement facile de pénétrer dans une demeure, même surveillée, gardée. Vous aviez un garage ? Il suffisait de connaître la marque de la voiture, éventuellement sa série, et de trouver une commande universelle pour ouvrir le garage. Avec un programme adapté, on pouvait même bidouiller ladite commande. Vous dormiez la fenêtre ouverte, parce qu’il fait chaud, vous habitez ou quatrième étage ? Rien de plus facile que de grimper, de trouver un angle et de pénétrer dans votre demeure. Je peux continuer longtemps ainsi, dans le but unique de montrer que finalement, la méfiance devrait être de mise partout. Je n’avais pas été paranoïaque en compartimentant mes recherches, j’avais été prudent, et fort heureusement ! Seule Pepper pouvait se vanter d’avoir un accès quasi illimité à toutes mes données, mais c’était pour une raison fort simple : Pepper était la seule qui jamais ne me trahirait. Plier ne faisait pas partie de son vocabulaire, et c’était la moindre des choses pour travailler aussi longtemps au sein de mon entreprise et rester auprès de moi. J’avais d’autres alliés, tes que Rhodes ou Bruce, mais l’un faisait partie des militaire et l’autre devait éviter les situations trop embarrassantes. Au final, j’étais toujours extrêmement seul, quoi que je veuille bien dire. J’avais des amis, des gens sur qui compter, voire même quelques personnes qui n’hésiterait pas à se sacrifier pour moi, mais ça n’avait rien à voire. Dire « je lui confierais ma vie » n’avait aucune signification parce que la vie tient déjà à rien et surtout, parce qu’il y avait toujours plus important. Je préfèrerai crever que de laisser mes inventions tomber entre de mauvaises mains parce que je savais ce qui en serait fait.

Donc je ne faisais pas confiance à Julian, et même si mon comportement semblait tendre vers autre chose, ce n’était que de la poudre aux yeux. Je ne lui faisais pas confiance et je l’analysais. Je n’étais certainement pas psychologue, mais je savais certaines choses : il cachait quelque chose. Les recherches étaient certes délicates, mais personne n’était aussi invisible, pas sans avoir reçu de l’aide. Il n’y avait pas que ça, évidemment, mais je savais aussi qu’il était « différent. » Pas seulement parce que je le soupçonnais d’être un mutant, au vu de ce qu’il avait dit, mais parce qu’il avait des réactions étranges à des situations peu ordinaires. On pourrait effectivement faire le raisonnement inverse, mais j’en avais cure. Non, il ne serait pas dans son intérêt de faire quelque chose pour séparer ces deux personnes. Ca ne serait pas lui. Je le soupçonnais même de se délecter de ce genre de situation parce que c’est ce que font les connards de son genre. Pourquoi connard ? J’avais assez discuté avec lui pour me faire une idée générale de son tempérament, et il n’était certainement pas paisible ou calme, que du contraire.

- J’ignorais que vous accordiez une quelconque importance.

Ca n’avait pas gêné Julian pour qu’il vienne me parler, me coller et flotter vers d’autres rues tel un petit papillon, juste quand il sentait qu’il était temps de partir, que la situation s’éternisait et que rester plus longuement à mes côtés aurait juste paru encore plus étrange. Au royaume des aveugles, le borgne est roi, dit-on. Je n’étais ni borgne, ni aveugle, et encore moins stupide. Julian ne l’était pas non plus. Ainsi donc, je devinais qu’il n’était pas du genre à intervenir. Il était plutôt du genre à regarder et faire le contraire de ce qu’on attendait de lui, uniquement pour faire chier son monde ou donner tort. C’était simplement de la psychologie inversée et si je n’étais certainement pas adepte de toutes ces conneries, fallait quand même avouer que c’était parfois utiles. Et tout comme c’état ce qu’on attendait de moi, que c’était l’évolution normale de toute cette situation, cette discussion, je me dirigeai vers le duo, attirant l’attention du gars en colère pour laisser le temps aux autres d’enfin se bouger les fesses et mettre fin à cet espèce de combat à la mode rassling. Vu qu’il n’y avait pas d’arbitre et qu’aucun des deux adversaires ne voulaient laisser du terrain et rester à terre, j’intervenais. Normal. Logique. Je pourrais très facilement mettre le gars au tapis, les notes mentales faites plutôt se confirmant : c’était un buveur et il empestait presque. Est-ce que j’étais réellement comme ça ? Je repoussai l’idée aussi rapidement qu’elle me vint : j’étais beaucoup plus classe que ce gars.

Cependant, il sembla que Julian fut plus prompt à réagir que les autres, quoi que je n’étais pas certain qu’il s’y prenait de la meilleure des manières. Même si le corps de l’homme et le soudain silence était comme une douce caresse à mes oreilles, il n’empêche que marteler le crâne du pauvre bougre à grand renfort de coups de boite de conserve... Le gars allait avoir mal de tête. Un seul coup, suffisamment fort pour le rendre inconscient... Merveilleux. C’était totalement une agression là. Peut-être même une tentative d’assassinat. Quoi que les assassinats sous-entendaient une certaine préméditation, or ici, cela serait plutôt une tentative de meurtre. Après, Julian n’avait fait qu’assommer... vivement. Avec un sang froid et un détachement que peu pouvaient se vanter d’avoir. Cela dit, j’espérais réellement que la sécurité, et probablement la police, n’allaient pas faire chier. Une agression était une agression et même s’il y avait pas mal de monde pour incriminer le type inconscient, il y avait aussi pas mal de monde pour dire que Julian avait été le premier à porter un coup. Cela pouvait suffire pour le mettre au trou ou en garde à vue, et éventuellement m’arrêter pour complicité ou plus bêtement, me prendre comme témoin. Je n’avais aucun idée des lois à cette époque, mais il me semblait qu’en sortie de guerre, les esprits étaient toujours traumatisés, toujours prompts à juger, bref, si je n’avais pas frappé c’était qu’il y avait une raison. Très rapidement, les murmures commencèrent à s’élever en un festival de commentaires plus absurdes les uns que les autres. Ils prenait Julian pour un martien, ou n’importe quel autre alien vu que je n’étais même pas sûr qu’ils puissent songer qu’il existe des aliens. En gros, personne n’aurait réagit. Déjà le fait que je m’avance semblait avoir surpris pas mal de monde. Je suppose que la guerre avait sucé le courage de tout ces braves gens et qu’ils n’avaient plus rien à donner. Malgré tout ça, j’haussai les épaules aux paroles du jeune homme. Il semblait réellement peu troublé par toute cette agitation, d’ailleurs, de manière générale, il semblait juste blasé de tout et ce n’était certainement pas cette sucrerie pendue à ses lèvres qui allait changer quelque chose où lui donner un air innocent.

- Vous êtes joueur... Et vous n’aimez pas perdre.

Ou peut-être était-ce totalement autre chose, mais ses actions tendaient à cette hypothèse. Il n’y avait aucune raison pour qu’il me sorte ça à moins de dire qu’il n’aimait pas que je « l’analyse » ou une connerie du genre. En gros, il n’appréciait certainement pas que je puisse prétendre le connaître et parier sur ses réactions après seulement trois rencontres. Et comme pour confirmer que toute cette mascarade était terminée et qu’une autre allait commencer, voilà que la sécurité arrivait, se déployant tels des tentacules vers les témoins et la scène du « crime. » Cela n’avait rien d’un combat, rien d’une confrontation comme j’avais pu en avoir contre Loki, le Mandarin, les Chitauris et plus récemment, le Titan Fou. C’était juste un type inconnu qui avait braillé et qui semblait particulièrement irritable et irrité. Il s’agissait d’un gars voulant trouver une femme dans un hôtel qui refusait de lui donner des réponses. En gros, c’était à se demander si j’attirais les emmerdes ou si c’était toujours comme ça à New-York, à cette époque. Après Athéna trouvée avec Jessica, après l’agression avortée de Moïra, après Times Square, l’animalerie et j’en passe, il y avait une sacrée constante : où que je sois, il y avait un truc sale qui se passait. Peut-être était-ce simplement moi qui ne restais pas en place

« Monsieur ? Puis-je prendre votre déposition ? »

Je me tournai vers l’homme en uniforme. Un regard de haut en bas pour le jauger, comme il m’arrivait souvent de le faire dans une vie passée, histoire d’aviser de la marchandise. Je n’avais jamais été discret, je n’allais pas commencer maintenant, et que je sois un anonyme n’y changerait rien. Le type en question était entre deux âges, probablement la petite trentaine, absolument pas désagréable à regarder, quoi que tout son langage corporel gueule « strict. » Probablement juste la guerre qui était passée par là, au vu de la balafre qui lui barrait une bonne partie du visage. Il ne se laissa pas décontenancé par mes yeux, ni le regard que je lui avais lancé. J’adore les gens qui sont habitués à se faire obéir dans la seconde. J’adore aussi les gens de l’armée. Ouip, totalement ironique.

« Monsieur ? »
- C’est à quel sujet ?
« Je vous ai posé une question. »
- Je n’ai pas écouté, je vous reluquais.

Rien que pour la franche grimace qu’il fit, je me félicitais. Cela dit, il faudrait peut-être songer à réfléchir à deux fois avant de lâcher pareille énormité dans une telle époque. C’était peut-être la fin de la guerre et de la politique d’assainissement de la population – Merci tonton Hitler – mais les mentalités étaient pour autant pas des masses plus ouvertes que la sienne. Il répéta sa question et je levai les yeux au ciel avec un soupire. Je crois que ce gars et moi n’allions pas devenir amis. Faut dire que peu peuvent apprécier de voir clairement combien vous emmerdiez l’autre.

- Je suis comme Saint Patrick. Ou Saint Michael. J’adooore chasser les gros reptiles. Vous avez compris ? Serpents, dragons, bib...

Il fit un geste impatient, m’arrachant un ricanement. C’était tellement jouissif de faire perdre contenance à ce genre de personne. J’avais un sacré don pour ennuyer mon entourage, et plus spécifiquement, les militaires. Et les politiques. Et n’importe qui pour peu que j’y mette du mien.  

Codage par Libella sur Graphiorum
[/u]



grande iconepetite icone
LADY SUR EPICODE
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Mutant
Voir le profil de l'utilisateur

MISSIVES : 147
FT. : Daniel Sharman
COPYRIGHT : Anthony Stark
AKA. : Anthité
CLASSE : Classe 3
STATUT CIVIL : Célibataire
LOCALISATION : Rôde dans New-York
DATE D'ARRIVÉE : 28/07/2018


Message Sujet: Re: Clear of the damage [Julian] Mar 25 Sep 2018, 18:32

CLEAR OF THE DAMAGE

ft. Anthony Stark

Informations.

Je ris. Touché ! C'est vrai que je n'étais pas vraiment dérangé par ce genre de chose, moi qui donnait l'impression de pouvoir être amical avec n'importe qui et qui l'avait d'ailleurs pas mal collé avant que je ne finisse... Non pas de capter le signal qu'il ne voulait pas de moi -je l'avais capté dès le début-, mais que j'ai ce que je voulais ; la possibilité de le revoir. Et depuis, je ne m'étais pas montré autrement que comme un homme qui se moquait assez bien des convenances et qui semblait juste vouloir passer un bon moment. Ce qui était vrai puisque les mœurs de cette époque n'étaient pas les miennes ; je devrais certainement faire un effort, mais être un paria du genre ne me posait pas de problème. Et puis je pouvais toujours rester un gentleman avec quelques demoiselles ! Au moins ici, on n'était pas traité de canard ou de fragile. Et oui, en soit je passais un bon moment avec Stark. Il était intéressant de parler avec lui, si on était bien préparé à ça ! Je n'oubliais pas non plus pourquoi je faisais ça, donc je savais que ça ne pourrait pas durer éternellement... J'étais impatient de voir comment le final serait, mais je me devais d'être patient... Il était toujours méfiant, et ce ne serait pas drôle de le piéger si il était encore persuadé que j'étais un danger. Je me montrais donc toujours aussi affable, une attitude que je pouvais avoir même en étant dangereux d'ailleurs, et semblant désireux de mieux le connaître et vice-versa, les petites oiseaux et l'amitié sous le ciel bleu, etc.

Donc, dans l'optique de continuer sur cette voie-là,  je devrais l'épauler dans sa croisade contre la colère de l'autre. Rien ne m'obligeait à réagir, personne ne le faisait et je n'avais pas le profil du héros. De plus, en quoi cela me concernait ? Il n'en venait pas encore à la violence, ce qu'il allait pourtant faire, mais personne ne savait que j'étais plutôt doué pour ce genre d'estimation. Donc, dans l'idée que rien ne se produirait forcément... Pourquoi faire quelque chose ? Stark ne pouvait se retenir cependant, et le voilà déjà à vouloir calmer la situation, en disant quelque chose sur combien j'étais prévisible et lui aussi. Sauf que lui ne se faisait pas passer pour un connard, contrairement à moi. Un connard parmi tant d'autres, mais un connard quand même et, si ça ne me dérangeait pas vraiment en l'état, je n'avais pas envie de lui donner raison aussi facilement. Ca serait trop simple, trop prévisible... Ce n'était pas drôle que je sois si prévisible, surtout quand il semblait tellement sûr de lui ; pour lui, je n'allais pas bouger malgré que je savais quelle tournure tout cela allait prendre, et juste profiter du spectacle. Mais, définitivement, ça serait trop simple ! C'est pour cela que je décidais  d'intervenir, juste pour le plaisir de lui donner tort. Bien que ce fut assez... Violent, sur le moment. Mais un coup particulièrement bien maîtrisé, frappant pile où il fallait pour minimiser le risque d'homicide. Juste assommer l'homme, pas le tuer. Tuer quelqu'un était si simple ; ça pouvait arriver par accident ! Mais j'étais bien entraîné et nous avions simplement un type qui allait se réveiller avec un sacré mal de tête. Sucette en bouche, je souriais.

-En fait je suis beau joueur. Mais  j'aime jouer et je ne vais pas vous laisser vous amuser tout seul.

Même si du coup, ma méthode avait été très expéditif et que j'avais coupé court à toute possibilité de clash et de combat de rue au sein de l'hôtel. J'aurais peut-être du laisser Stark gérer comme il voulait la situation, jusqu'à ce que ça explose potentiellement et là, j'aurais pu tenter d'intervenir. L'homme était grand et lourd, ça aurait été quelque chose pour pouvoir le mettre à terre ; j'aurais du me faufiler derrière lui pour pouvoir l'assommer, comme je l'avais fait, mais en gérant un homme qui aurait balancé ses coups de poings dans tout les sens. Et ça, c'est si je n'aurais pas été tenté de faire durer tout ça, mais... Avec Stark dans le coin, mieux valait que je ne sois pas un complet déchet humain. Et puis maintenant, nous avions évité un problème pour tout le monde, ce qui était plus que suffisant et si j'avais conscience des murmures à mon égard, de comment les choses pouvaient se retourner contre moi car ma façon de faire n'était pas correct, je m'en moquais bien. Stark ne semblait pas me juger comme les autres, mais il y avait des chances qu'il soit juste plus discret à le faire. Ou alors il comprenait que quelques manières du genre soit nécessaire pour éviter de gros dégâts. On ne pouvait m'en vouloir d'avoir agit, contrairement aux autres... Mais ça, peut-être que la police aurait un autre avis.

Il semblait presque qu'ils attendaient la fin de cette altercation pour intervenir, comme si cela enclenchait la cinématique d'un quelconque jeu pour se déverser dans le hall de l'hôtel. Ils n'étaient pas bien nombreux, à la hauteur du danger ; juste un pauvre type qui gueulait trop fort, rien de trop criminel, pas d'armes à priori, facile à arrêter... Evidemment, Stark et moi étions des "proies" de choix à interroger puisqu'on se trouvait auprès de l'homme en question. C'était déjà bien qu'ils sachent que c'était lui, le problème de base et pas moi. Bien que son état allait forcément soulever des questions. Curieusement, ce fut Stark qu'on questionna en premier. Du moins on tentait, puisque ce dernier n'était pas tout à fait alerte, plus occupé à regarder le mec de la sécurité qui du attirer son attention sur la situation, un peu comme un rappel à l'ordre. La réplique ne tarda pas, et on ne pouvait vraiment pas m'en vouloir de ne pas être discret quand je reniflais, un sourire autour de ma sucette et que mes épaules tremblèrent sous le rire que je voulais silencieux, sans trop y parvenir et qui me valu un regard peu sympathique. Ce n'était pas de ma faute si l'humeur douteux me plaisait ! Encore plus quand je savais qu'à cette époque, c'était pas trop ça. C'était toujours un problème dans les années 2000 et je ne serais pas étonné si Stark finissait menotté et passait la nuit dans un commissariat histoire de se calmer un peu.

-Il a juste parlé de dragon pour l'instant, ça n'est pas interdit.
-Monsieur, n’interférez pas.

Je regardais l'évanoui. J'allais aussi être prit à part pour parler de ce qui s'était passé, si bien entendu on n'avait pas encore dit aux charmants messieurs que celui qui avait "arrêté" le colérique à coup de canette, c'était moi. En ce cas, on allait me demander les raisons de mes actes et ça allait être un peu idiot parce que la réponse serait vraiment simple.

-C'est moi qui l'ai assommé. A coup de boite métallique.

Ca allait forcément se savoir, je n'avais aucune raisons de le cacher quand tout le monde m'avait vu. Je me demandais si Stark m'aurait "vendu", bien qu'il n'aurait fait qu'établir la vérité. Dans tout les cas, ma déclaration avait fait son petit effet, et l'homme en uniforme me regardait, vaguement décontenancé par mon franc parlé. Pas assez à mon goût, il était sûrement doué pour garder son calme, et vu sa balafre, il avait vu plus moche, et entendu plus terrible. Au moins j'avais pu le surprendre par mon étrange franchise et je souriais toujours autant. Il me regarda dans les yeux, puis la boite dans ma main, puis à nouveau mes yeux avant qu'il n'appelle un collègue à lui pour qu'il s'approche. Est-ce que je paraissais dangereux à ses yeux ?

-Pourquoi avoir fait ça ?
-Il n'arrêtait pas de hurler. Mon ami l'a approché pour tenter de le calmer en attendant que la sécurité arrive... Mais il a commencé à se montrer plus agressif, j'ai cru qu'il était armé alors j'ai préféré agir avant qu'une catastrophe arrive.

Bon, je fabulais un petit peu. Je n'avais pas vu d'arme sur lui et il n'avait fait aucuns gestes en particulier contre Stark qui aurait pu expliquer mon geste, mais difficile de dire que je sentais ce genre de chose aussi clairement que s'il avait dit qu'il allait frapper Stark. Mon pas-si-ami-que-ça. Il pourrait très bien calmer mes propos, dire que j'avais agi sans réelle raison, ou bien me "protéger" aussi ! Il ne m'aimait pas et il était méfiant, mais il était quand même surprenant et je me demandais bien quelle attitude il adopterait... Il n'avait pas semblé bien choqué par mes manières expéditives ! Au final, c'était un test. Dans tout les cas, nous étions maintenant interrogé sur la situation, pendant qu'un autre s'occupait de voir si le type allait s'en remettre et faire une fouille rapide de son corps, à défaut de son cadavre. Mais je n'avais pas beaucoup à dire et je supposais que c'était aussi le cas de Stark ; je n'étais pas présent quand tout cela avait commencé, revenant de quelques courses, comme mes sacs le laissaient supposer. j'avais vaguement compris que cela parlait d'une femme qui se trouverait dans cet hôtel et que le type cherchait vraisemblablement. Adultère, tromperie, fuite... Aucune idée sûre, des gens qui avaient là depuis un peu plus longtemps avaient peut-être entendu assez pour apporter une version plus complète. J'avais juste agi pour éviter une catastrophe et ma façon était bien la seule chose que l'on pourrait me reprocher. Au vu du regard et des questions de plus en plus poussées, il me semblait qu'on n'appréciait vraiment pas mes manières, au point où je me demandais si je n'allais pas être emmené. On demandait déjà mes papiers d'identités et heureusement avais-je réglé ce problème là. Cela dit ils se trouvaient dans ma chambre, là où se trouvait Mickey... Je fus sauvé cependant par une certaine découverte, entre autre. Le collègue qui s'occupait de ma "victime" se redressa, avec quelque chose dans ses mains.

-On vient de trouver ça, sur lui.

Un nouveau silence s'installa à la vue de l'arme à feu. Je savais les utiliser, mais je n'arrivais jamais à oublier la première fois que j'avais utilisé une telle arme... Où j'avais forcé, plutôt. Il n'empêche que je savais m'en servir sans broncher, bien que je préférais d'autres moyens. Comme un bon coup de canette dans la nuque. Et vraiment, je n'avais pas vu que ce type était armé quand je l'avais attaqué, alors c'était un hasard plus que bienvenu, vu que toute l'attention était maintenant redirigée sur le gars toujours enfoncé dans je ne sais quelles rêves. Et magiquement, je n'apparaissais plus comme le brutal de service.

-Au moins, nous avons échappé à la catastrophe.

Mon commentaire n'eu droit qu'à un grognement. A croire qu'on souhaitait vraiment me mettre en taule ! Je lançais un sourire de connivence à Stark ; bon, tout ça n'avait pas trop l'air de mal se goupiller, non ? Je regardais à nouveau les messieurs de l'ordre.

-Avons-nous fini ?
-Pas encore. Nous devons trouver cette femme qu'il cherchait et l'on appréciera toute information sur elle... De plus, nous aurons peut-être besoin de vous poser d'autres questions.
-Il n'y a pas de problème ; je vis ici. Mais mon ami non. Il me rendait visite.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Avengers
Voir le profil de l'utilisateur http://ashesanddusts.forumactif.com/t961-anthony-e-stark

MISSIVES : 555
FT. : Robert Downey Jr
COPYRIGHT : Bucky (avatar), Lady (signature), jesaispasqui (gif)
AKA. : Iron Man
STATUT CIVIL : Fiancé
DATE D'ARRIVÉE : 05/07/2018
ZONE LIBRE : Un coup de pouce de Fate (dés en folie du 02/09/18)
Un coup de pouce de Fate (dés en folie du 06/09/18)
Un coup de pouce de Fate (dés en folie du 16/09/18)
I have survived so many fires, I can no longer tell, if I am alive, or if I’m still burning.

Message Sujet: Re: Clear of the damage [Julian] Mer 26 Sep 2018, 11:28

Clear of the damage
« I think that we all do heroic things, but hero is not a noun, it’s a verb. » RDJ





C’était juste plus fort que moi. Certes, le gars n’était pas du tout laid, il était même agréable à regarder. Tout en droiture, en regards perçants et mimiques austères, probablement le fruit de longs et rudes combats dans des tranchées puantes. Probablement avait-il vu des choses terribles, vécu pire encore, et regardés ses amis mourir. Cela me touchait-il ? Probablement un tout petit peu. Faut dire que je ressentais toujours quelque chose en sachant ça, ça s’appelait la compassion. Malheureusement, la partie atrophiée de mon cerveau, celle qui avait également vécu ce genre d’horreur, n’en avait pas grand-chose à faire de se retrouver devant une autre victime de guerre. Elle ne voulait en rien être comparée à ce type parce qu’il n’y avait certainement rien à comparer. Ce que nous avions vécu durant deux ans n’était en rien semblable à ce que cette guerre avait été. Il y avait eu beaucoup trop e mort ici... Et ce n’était rien en comparaison de ce que se fut chez nous. Ce gars était juste intéressant pour son aspect extérieur, rien en lui ne m’intéressait, et certainement pas le plaisir de le faire sortir de ses gonds en faisant l’un ou l’autre petits sous-entendus. Bien entendu, je savais que ce genre de discours pouvait me faire arrêter, pour peu que cela soit prit comme insubordination ou une connerie du genre. Ou juste parce que le type serait mal luné.

En tout cas son attention fut rapidement tournée vers Julian, vu que ce dernier ne pouvait pas non plus s’empêcher de mettre son grain de sel. Il ne pouvait pas laisser parler les grandes personnes, pour une fois ? Mais visiblement ce qu’il avait à dire était infiniment plus intéressant, et j’haussai les épaules en réponses. J’écoutai la conversation distraitement, tout en regardant la police faire son job, entre autre recueillir d’autres témoignages et fouiller l’inconscient. Nous n’avions rien d’autre à dire : en vérité, il n’y avait rien à dire. J’étais intervenu parce qu’il était évident que ça allait en venir aux mains, j’avais détourné l’attention du gars du réceptionniste ou je sais pas qui, et Julian, ayant vu la situation dégénérer un peu plus, avait cru bon d’utiliser quelque chose pour calmer le gars en question. Le fait est qu’il avait utilisé une « arme proportionnelle à la menace : on ne pouvait pas le blâmer pour ça. D’autant que ça aurait pu être pire : la nuque ou la tempe, le final aurait été bien différent. Un mort ou un paraplégique.

Ainsi donc Julian essayait de s’expliquer, de donner les informations qu’il avait, les même que moi en somme, mais que je n’avais pu donner vu qu’il avait fourré son nez dans la conversation. C’est à peu près là que le gars qui fouillait trouva quelque chose de suffisamment inquiétant pour détourner l’attention et faire élever une nouvelle vague de murmure dans la salle. Quelle journée trépidante : entre moi qui tenais des propos graveleux et Julian qui en riait, avant d’affirmer que nous étions « amis » sans s’inquiéter de comment cela pourrait sonner aux oreilles des autres, le gars énervé qui avait une arme et un flic pour le moins sur les nerfs sans aucun sens de l’humour. Je levai les yeux au ciel, soupirant. J’avais tellement l’impression d’être revenu en arrière, sans aucune possibilité d’en placer une parce que mon entourage était un poil trop stupide pour comprendre l’idée même d’un plan ou de la discrétion. Bref, le corps policier était un temps soit peu méticuleux, assez pour découvrir l’arme et faire passer Julian pour un sauveur, alors que honnêtement, tout le monde ignorait le véritable danger. Me serais-je senti inquiet s’il avait sorti son arme ? Pas le moins du monde. Je m’étais fait assez tirer dessus pour ne pas craindre la colère d’un chaton furibond. Parce que oui, à mes yeux, ce type allongé n’était pas particulièrement dangereux, il s’agissait juste d’un pauvre type se croyant dangereux ou intéressant, à qui tout lui était dû. Il n’était même pas mignon... Les chatons avaient au moins ça pour eux. Julian posa enfin la question la plus intéressante, tout en réaffirmant notre grande et belle amitié, lui attirant un nouveau regard, regard qui coula sur moi et qui m’arracha le même sourire avenant et commercial que je sortais il y a des années. Et que je continuais à arborer, même après avoir cessé la production d’armes. C’était le sourire de façade que je réservais aux belles plantes – aux journalistes bien trop souvent féminines – aux actionnaires de Stark Industries et aux clients. L’homme, s’il y fut sensible, ne répondit rien, à par me demander où j’habitais et de me fournir mes papiers. Histoire de pouvoir me contacter si besoin était. Fort heureusement, j’avais de bons papiers. Pas de ceux futuristes qui montraient une date de naissance invraisemblable et une parenté qui aurait soulevée plus de questions que de réponses.

Quand on pu enfin s’en aller – après avoir donné la boite de conserve pour je ne sais quelle analyse – je suivi Julian jusqu’à l’ascenseur où un jeun groom nous attendait et nous accueilli avec un immense sourire, faisant visiblement peu de cas du remue ménage qu’il venait d’y avoir. Comme souvent, il était de couleur, sa peau sombre se fondant presque parfaitement avec la couleur de son costume. Il était grand également, la comparaison avec la courgette me frappa, avant que je ne me perde dans mes pensées parce que j’étais plutôt certain que l’expression n’était pas « être grand comme une courgette. » La seconde suivante je me souvenais. En français, c’était bien un légume : l’asperge. Etre grand comme une asperge. Tout le contraire de moi en somme. Arrivés au bon étage, je sorti un billet, le confiant au groom. Je pense que ces gens ne vivaient presque qu’exclusivement des pourboires, et si j’avais toujours besoin d’argent parce que j’étais ridiculement pauvre ces derniers temps, ma conception de l’argent restait la même : je n’en avais pas grand-chose à faire. Je laissai Julian ouvrir la porte de sa chambre et entrai à sa suite. La bestiole était visiblement toujours là, couchée sur l’édredon du matelas. Ouais, Athena aussi avait tendance à vouloir grimper sur le lit. Ca n’aurait pas été si fâcheux si elle n’était pas aussi imposante.

- Il prend ses aises, je vois. Heureusement, c’est un format de poche.

Codage par Libella sur Graphiorum




grande iconepetite icone
LADY SUR EPICODE
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Mutant
Voir le profil de l'utilisateur

MISSIVES : 147
FT. : Daniel Sharman
COPYRIGHT : Anthony Stark
AKA. : Anthité
CLASSE : Classe 3
STATUT CIVIL : Célibataire
LOCALISATION : Rôde dans New-York
DATE D'ARRIVÉE : 28/07/2018


Message Sujet: Re: Clear of the damage [Julian] Jeu 27 Sep 2018, 22:52

CLEAR OF THE DAMAGE

ft. Anthony Stark

Informations.

Ces policiers et ce type par terre n'était qu'un contre-temps. Ce n'était pas notre histoire et s'il faut, nous loupions un incroyable moment. Qui sait si cette histoire de colère et de petite femme cachée dans l'hôtel ne cachait pas quelque chose de plus gros ? Pas juste de l'adultère ! Trafic de drogue, prostitution, trésor caché, secret de famille scandaleux... Et si elle avait un amant, plus doux, plus vertueux que cet homme alcoolique. Un amant qui serait noir ? Mieux ! Une amante ? Et tout finirait par une course-poursuite sur le légendaire pont de Los Angeles, la police et -pourquoi pas- la mafia à leur trousse ! Leur seul allié serait un vieux détective reclus et un conducteur de taxi chinois... Oui, tout ça serait un véritable film au scénario un peu cliché mais particulièrement haletant, et nous, nous étions les figurants qui apparaissions dans une scène... Et comme les gens aimaient souvent les passages où quelqu'un est assommé, nous serions des figurants appréciés ! Malheureusement, ça n'était pas notre histoire et qu'importe à quel point elle pouvait être dingue, nous n'étions pas dans un film. Si l'on choisissait de se mêler des affaires de cette fameuse femme pour en savoir plus, le scénario ne nous guiderait certainement pas bien loin. Ou bien l'histoire n'était pas si prometteuse que ça, et la magie de l'imagination serait bien gâché... Non, vraiment, autant se cantonner à nos rôles et faire en sorte de satisfaire les policiers pour qu'ils nous laissent tranquilles.

Nous n'avions même pas grand chose à leur dire ! On avait juste vu une altercation et on était intervenu, chacun à notre façon. Nous n'étions pas des terroristes, pas pour cette fois, et sincèrement, je ne me sentais même pas coupable de mes manières. Ils avaient déjà un coupable ; le mec au sol. Lui, il avait cherché la merde et nous, on avait cherché à éviter une catastrophe possible. Enfin... Stark avait cherché à éviter une catastrophe. Ca ne m'aurait pas dérangé de voir la situation dégénérée. Au pire, si ça m'emmerdait vraiment, je serais monté dans ma chambre ! Mais voilà, Stark avait fait son malin à prévoir mes réactions et j'avais fini par faire quelque chose. C'était de sa faute, mais difficile à dire aux forces de l'ordre sans qu'ils ne se questionnent sur mon état de santé. Et si j'avais vraiment su qu'il avait une arme à feu sur lui ? Là, ça aurait été différent. Parce qu'autant il y aurait une situation chaotique, de la peur, de l'adrénaline entre le type armé, les gens lambda et la sécurité, autant je n'étais pas invincible. Une balle dans la poitrine aurait le même effet sur moi que sur n'importe quel être humain. Même Stark en mourrait ! A moins qu'il ne cachait un quelconque secret ? J'avais fini pas me dire que la couleur de ses yeux était... Un peu étrange. Ce bleu était si... Bleu, et ça avait beau être très con dit comme ça, c'était mon ressentit. Mais j'étais bien incapable de savoir si c'était normal avec lui. Juste qu'il devait forcément attirer les regards avec une telle paire. Mais je me demandais vraiment s'il pouvait mourir d'une balle... Il avait l'air tellement humain, le protecteur de la terre.

Et avec cette fameuse arme trouvée, on ne semblait soudainement plus si intéressant que ça. Juste des adresses données et des papiers à contrôler pour la suite et voilà. Avec en plus la demande d'être joignable au cas où. Au cas où de quoi, on pouvait bien se le demander ! Mais nous avions rempli notre part du "marché" et l'on était libéré de nos obligations de bon citoyen. Je savais aussi où nous devions aller ; dans ma chambre, sous prétexte de s'assurer que Mickey allait bien. Je savais toujours autant qu'il ne venait pas pour lui, ou pas que pour lui en tout cas. Et moi je jouais toujours le jeu, prenant la direction de l'ascenseur où un groom nous attendait. Comme si je ne savais pas utiliser un ascenseur. Cet hôtel n'était même pas particulièrement classe ! Et pourtant, il y avait quelqu'un pour activer l'ascenseur à notre place. J'avoue que ça m'avait dérouté la première fois, mais je m'y étais fait, laissant le pauvre homme tenter de gagner son pain avec un sourire et une main sur la mécanique de l'ascenseur. Au final, il commençait à juste faire parti du décors, mais Stark se décida à être gentil avec lui et lui donner un bon pourboire. Alors que l'homme ne faisait pas grand chose au final. Mais qu'importe, je ne dis rien, allant simplement jusqu'à ma chambre. Un jeu de clé plus tard, je m'engouffrais à l'intérieur, suivi du brillant génie. Mickey était tranquillement installé sur le lit, sa queue lui servant d'oreiller. Il fallait être honnête, il était adorable quand il faisait ça. Il ouvrit un simple œil paresseux quand il nous entendit arriver, son poil se redressant un instant avant qu'il ne nous reconnaisse. Il s'étira un instant... Avant de purement sautiller sur le matelas.

-C'est plus pratique pour le garder ici... Il est de plus en plus facile à vivre, il ressemble un peu à un chat... Un chat en un peu plus moche.

Mickey se saisit, tout poil dressé et la queue haute, comme s'il m'avait comprit. Il me fit la grimace, le genre de grimace dont il avait le secret et qui découvrait une dentition effrayante, même pour sa taille. J'eu un sourire croqué, déposant mes sacs au sol pour y sortir un raisin que je lui lançais. Il bondit à nouveau, s'empressant d'attraper son précieux pour le gober, émettant comme une sorte de cliquetis aiguë avant de ronronner. Oui, ça aussi, ça faisait chat ! Et maintenant qu'il était ravi de son offrande, je vidais les sacs pour ranger les quelques courses que j'avais fait avant d'arriver ici. Quelques boites et légumes, de quoi faire mes repas pour les jours à venir, mais pas beaucoup.

-Tu peux l'observer pour t'assurer qu'il est bien nourri et en bonne santé, comme d'habitude. Après tout, tu viens pour ça, non ?

Je gloussais, amusé par l'idée comme si c'était faux. Le truc, c'est que je savais que c'était faux, d'où le rire derrière ma question.  Stark était mignon de faire semblant de venir juste pour la créature étrange, bien que je ne pouvais pas dire en quoi je pensais qu'il venait pour autre chose. Comme le fait qu'il avait des doutes sur moi, par exemple.  Les courses bien rangées, je laissais deux canettes sur la table, sortant un ouvre boite qui était fait pour. Un truc "ingénieux" qui faisait deux trous sur la surface de la canette, pour laisser entrer l'air d'un côté et ainsi laisser couler plus facilement le contenu. Au moins, ils savaient déjà mettre leur alcool en "boite" à l'époque ! Je m'occupais ainsi d'en ouvrir deux pour qu'on ai quelque chose à se mettre dans le gosier, et être un "bon hôte". Je lui en tendis une.

-Que d'émotion, tout à l'heure... Vous pensez qu'il voulait utiliser cette arme contre la femme qu'il cherchait, Shepard ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Avengers
Voir le profil de l'utilisateur http://ashesanddusts.forumactif.com/t961-anthony-e-stark

MISSIVES : 555
FT. : Robert Downey Jr
COPYRIGHT : Bucky (avatar), Lady (signature), jesaispasqui (gif)
AKA. : Iron Man
STATUT CIVIL : Fiancé
DATE D'ARRIVÉE : 05/07/2018
ZONE LIBRE : Un coup de pouce de Fate (dés en folie du 02/09/18)
Un coup de pouce de Fate (dés en folie du 06/09/18)
Un coup de pouce de Fate (dés en folie du 16/09/18)
I have survived so many fires, I can no longer tell, if I am alive, or if I’m still burning.

Message Sujet: Re: Clear of the damage [Julian] Dim 07 Oct 2018, 17:30

Clear of the damage
« I think that we all do heroic things, but hero is not a noun, it’s a verb. » RDJ





Les grooms avaient cette réputation de n’être là que pour le décors, pour aider les gens à ne rien faire, mais surtout, faire partie d’une minorité. Celui que nous avions ne faisait pas exception. Jeune, sa couleur de peau ne trompait pas ses origines. Son sourire ne cachait en rien sa belle dentition, et les vêtements qu’il portait montraient une carrure qui devait encore se développer. Il avait vraisemblablement une vie plutôt sédentaire, mais il avait grandi trop vite, ce qui le rendait grand et maigre. Les pourboires qu’il recevait, lorsqu’il en recevait parce que ce n’était évidemment pas obligatoire comme venait de le prouver ce charmant Julian, permettait d’aider une famille dont la femme était très certainement femme de ménage ou nurse. Le mari était sans aucun doute possible un ouvrier, peut-être un mineur, ou quelque chose de cet ordre. Les enfants, suivant l’âge, étaient soit à l’école, soit travaillaient comme leur parents dans un boulot proche de ce qu’ils faisaient. Ainsi, la mère de ce gamin devaient sans doute être une femme dé ménage dans cet hôtel, et le gamin était venu l’aider et avait obtenu un post grâce aux bons et loyaux services de la dame. Ils ne pouvaient faire aucune erreur parce que c’était connu : on ne pardonnait pas à un nègre, ils étaient fainéants et profiteurs, ainsi que des voleurs patentés. Je reniflai. Je n’aimais pas spécialement la façon de penser des gens d’ici. C’était tellement grotesque... Et pas seulement parce que j’étais un foutu scientifique dans l’âme et que l’intelligence se fichait pas mal de la couleur de peau... Certains penseurs n’apprécieraient certainement pas ma manière de penser...

Je donnai donc un pourboire conséquent au jeune homme qui me remercia, ponctuant sa phrase d’un monsieur dégoulinant de respect. Connaissant sa place, il ne fit rien contre Julian, lui souhaita bonne journée avec presque autant de respect, et ne lui lança aucune œillade envieuse. L’autre homme ouvrit enfin son appartement, nous laissant entrer, et laissant apercevoir un petit animal qui avait pris ses aises durant son absence. Mickey – quel nom absurde – s’étira, montrant ses dents, que ça soit pour montrer son désaccord avec les propos de son « maître » que pour bailler. Effectivement, il ne ressemblait en rien à un chat, et ça serait particulièrement bête de le décrire comme tel. Il n’était pas particulièrement hideux, pas plus qu’Athéna d’ailleurs. Je laissai Julian ranger ses courses tandis que oui, je faisais ce que j’étais censé faire. Regarder l’animal. Autant Julian que moi avions conscience que ce n’était qu’une excuse, une excuse qui tombai bien, mais qui ne faisait pas illusion au vu du nombre de fois que je venais le trouver. Même les associations d’animaux ne faisaient pas autant de visites à domicile ! Mickey... se laissa faire. Plus ou moins. Il avait un raisin, ce qui lui permettait de s’occuper, du moins un peu. Sa friandise sucrée dans la gueule, il continuait néanmoins de m’observer. Il acceptait ma présence et mon touché, s’étant finalement habitué à moi, ou du moins, n’étais-je plus totalement un inconnu pour lui.

Ma main parcourait donc son petit corps à la recherche d’une difformité, d’un os cassé ou déplacé. C’était aussi un moyen comme un autre de réviser ma biologie et de me demander quelle ossature il pouvait bien avoir. Il avait du chat, c’était indéniable, sa queue était celle d’un écureuil, tandis que ses pattes et sa tête faisaient clairement penser à celles d’un singe. Il allait clairement bien, il était bien nourri, ne semblait souffrir d’aucune carence. Son poil était doux et soyeux et aucune touffe ne s’enlevait quand on le caressait. Je pris la boisson qu’il me tendait, tout en continuant mon « inspection. » C’était pas très compliqué de boire, parler et vérifier l’état de quelque chose.

- Ce n’est pas les hypothèses qui manquent. Qu’il ait voulu tué la femme, son adultère, ou les membres du personnel...

Le tout était juste de savoir que quelque chose allait se passer et que ça impliquait forcément du sang, du bruit et des morts probables. J’avais l’impression que cette époque était aussi folle que la mienne, la seule différence étant qu’ici, il y avait eu une sortie de guerre et des esprits pas mal traumatisés. Ah oui, et aussi une bonne dose de puritanisme et de faux semblant. Les gens de mon époque avait plus tendance à la violence et à ne pas s’en cacher. Les problèmes étaient les mêmes, c’était juste la manière dont on les cachait qui changeait. Mon problème en l’occurrence, n’était pas de savoir si on allait m’emmerder pour recevoir un énième interrogatoire, le sort sur l’immeuble était suffisamment efficace. Non, ce qui m’ennuyait était de ne rien savoir sur Julian et que ma sale impression ne pouvait pas être affirmée ou infirmée. Je pouvais bien attendre encore qu’il fasse une erreur, mais il semblerait qu’il faisait à présent attention à ce qu’il disait, tout en gardant un comportement qui dénotait. Pour le coup, je ne pouvais le blâmer : le mien n’était pas toujours très à-propos, notamment au sujet des femmes et des personnes de couleurs.

- Il a l’air d’aller bien. Enfin, compte tenu du fait qu’il ressemble à rien de connu...

On ne pouvait que supposer qu’il allait bien. Je le laissai tranquille principalement parce qu’il semblait commencer à vouloir faire ses dents sur mes doigts. Je bus un peu... c’était pas forcément excellent, c’était même loin de ce que je pouvais avoir l’habitude de boire, mais ça importait réellement peu. Donc, en somme, je devais probablement trouver une nouvelle excuse pour le surveiller, plutôt que de dire ouvertement que malgré cette petite mascarade, je ne le croyais toujours pas. Que cela soit instinctif ou purement de la paranoïa, Julian m’apparaissait comme un bug. Quelque chose qui ne devait pas exister dans cette époque, tout comme je n’y avais absolument pas ma place, quoi que je veuille bien dire, et peu importe combien je pouvais m’adapter. Soudainement, je comprenais comment mon père c’était senti en ayant les idées, mais pas l’avancée technologique pour le faire.

Codage par Libella sur Graphiorum



grande iconepetite icone
LADY SUR EPICODE
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Mutant
Voir le profil de l'utilisateur

MISSIVES : 147
FT. : Daniel Sharman
COPYRIGHT : Anthony Stark
AKA. : Anthité
CLASSE : Classe 3
STATUT CIVIL : Célibataire
LOCALISATION : Rôde dans New-York
DATE D'ARRIVÉE : 28/07/2018


Message Sujet: Re: Clear of the damage [Julian] Sam 13 Oct 2018, 17:09

CLEAR OF THE DAMAGE

ft. Anthony Stark

Informations.

Mickey semblait aller bien. Je ne m'en faisais pas trop de ce côté là, quand je le laissais seul. La seule chose qui pouvait bien m'effrayer, c'était si quelqu'un s'invitait dans la chambre et qu'il décide de tenter quoique ce soit contre lui. J'avais pris connaissance des heures de passage des femmes de ménages par exemple, pour m'assurer d'avoir Mickey avec moi à ces moments-là. Il avait fini par s'attacher à moi, ou peut-être à la nourriture que je pouvais lui donner, parce qu'il restait près de moi, bien qu'il devait sûrement être un animal curieux. Par contre si un étranger ouvrait la porte, j'ignorais comment mon compagnon à poil réagirait. Il était doué pour se cacher, donc il le ferait peut-être. Ou bien alors il paniquerait et il quitterait la pièce, et il faudrait que je le retrouve. L'hôtel n'était pas un palace mais pour une bestiole de sa taille, il était immense ! Et s'il réussissait à le quitter... Ça serait vraiment trop compliqué, donc pour l'instant, j'évitais de prendre trop de risque. Au moins il tolérait Stark, sa présence et son toucher, ce qui était déjà pas mal vu qu'ils ne se voyaient pas non plus beaucoup. Ce n'était pas lui qui le nourrissait et avec qui il vivait, et pourtant Mickey, aussi méfiant soit-il, se montrait sage...Du moins, assez pour laisser Stark le tripoter assez pour être satisfait ; la bestiole allait bien. Elle avait de l'énergie à revendre et le repos qu'elle pouvait souhaiter, tout comme une nourriture qui semblait pour l'instant adaptée et appréciée. Mickey n'était pas non plus battu ou souffrant d'une quelconque malformation physique. Enfin, c'est ce qu'on pouvait déduire quand on était face à un spécimen unique.

Je fredonnais à sa réplique, buvant dans ma bière tout comme il le faisait, en plus de continuer à analyser l'étrange hybride. Oui, ce n'était pas les hypothèses qui manquaient, et l'on pouvait même supposer qu'il ne comptait à la base pas se servir de son arme. Ca pouvait être juste pour impressionner... Et ce bluff aurait pu virer au drame, car il était si facile d'appuyer sans le vouloir sur la gâchette ! Je crois même que ça l'était encore plus quand on y pensait pas... Quand on réfléchissait trop au poids de l'arme dans les mains, à ce que l'on pouvait faire avec, à ce qu'on nous obligeait à faire... Cette simple seconde de décision devenait éternel, une marque au fer rouge dans le cerveau. Bien loin de ce genre de considération, Stark finit son affaire, au moment où Mickey fut ennuyé de l'attention de Stark, couinant en avertissement et claquant des dents sur les doigts du génie. Rien de très douloureux apparemment, il avait l'habitude de me mordiller aussi. Ou bien me mordre carrément, donc je pouvais voir la différence. Je haussais des épaules.

-Il est capable de ronronner, si ça vous intéresses comme information. Je suppose que vous n'avez plus à vous en faire pour lui.

Il allait bientôt manquer de crédibilité pour continuer à venir me voir, sous prétexte de s'assurer que l'animal était entre de bonnes mains... Je ne l'avais pas maltraité et je ne m'étais pas enfui de l'hôtel pour aller le vendre au marché noir ou je ne sais quoi. Donc oui, ce n'était pas que je le narguais, mais... Je le faisais un peu, tout en gardant un ton qui ne trahissait aucune moquerie de ma part. Un simple constat, jusque-là, presque du regret. Ça serait regrettable qu'il ne vienne plus me voir. S'il le faisait, il allait falloir que je me bouge pour le trouver ! Je finis ma bière en de longues gorgées, soufflant juste après par l'absence temporaire de cet épanchement de soif, pensif. Oui... Cela prenait du temps de devenir ami-ami avec Stark. Si on arrêtait maintenant, alors ces dernières rencontres n'auraient été qu'une perte de temps. Je ne pouvais pas juste laisser les choses couler. Ça n'aurait pas de sens ! Je le regardais un instant, alors que je m'effondrais lourdement sur le fauteuil de la chambre, soupirant.

-C'était une bonne chose d'empêcher un possible massacre de la part de cet homme... Mais il ne se passe jamais rien d'intéressant, dans cet hôtel.

Je n'aurais peut-être pas du l’assommer. J'aurais peut-être du laisser Stark gérer ce type jusqu'à ce que ce dernier perde le contrôle, et cause ainsi du drama. Je regrettais que les choses se soient déroulées si vite... Ah, si seulement Stark ne m'avait pas "provoqué" ! J'aurais du le frapper moins fort, pour ne pas qu'il s'évanouisse... Il se serait énervé et avec la police qui arrivait, ça aurait pu donner quelque chose. Mais j'étais juste empathique, pas médium ; je ne pouvais prévoir que la sécurité serait là et que l'homme était bel et bien armé ! Et pour le coup, Stark ne m'offrait pas grande distraction. Il allait sûrement partir, en prétextant avoir vu ce qu'il voulait voir et c'était d'une morosité... Soudainement, je me mis à sourire en grand, m’éjectant de mon siège, la canette vide toujours à la main et m'approchant de Stark.

-Il venait pour trouver cette femme ! Et si nous allions la trouver ? Participer un peu à ce mystère attrayant, bousculer notre quotidien... Imaginez ce que tout cela cache peut-être et ce que nous pourrions manquer comme aventure ?

Et voilà que mon imagination était de retour ! En vrai, je n'étais pas sérieux. Enfin... Pas complètement. Je voulais juste emmerder un peu "Shepard", ce qui expliquait pourquoi j'avais nonchalamment passé mon bras autour de ses épaules pour le tenir contre moi comme si nous étions de joyeux compères. Ma main libre, celle qui tenait toujours la canette, balaya largement l'air en face de nous, alors que je me montrais très clairement théâtral.

-Nous pourrions en apprendre plus, comme... Une romance interdite ! Avec ce jeune groom qui nous a tenu la porte. Imagine, Shepard. Drame, indécence, passion ! Et nous pourrions être leurs anges gardiens en les aidant à s'échapper à la pression des mœurs et du bien pensant... Personnellement, j'ai déjà commencé le travail en assommant l'autre idiot.

A croire que j'étais saoul !
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Message Sujet: Re: Clear of the damage [Julian]

Revenir en haut Aller en bas

Clear of the damage [Julian]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Waterslide Clear Decal Paper
» 08. Collateral Damage [PV Kahlan]
» (M) Julian Morris - the enemy is the inner me (host)
» (m) julian schratter ⊹ my head is a jungle with you inside
» When two objects collide, there is always damage of a collateral nature ~

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Back to the Past :: New York City :: Queens-