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Shoot to thrill, play to kill. I got my gun at the ready, gonna fire at will. | Tony

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Message Sujet: Shoot to thrill, play to kill. I got my gun at the ready, gonna fire at will. | Tony Dim 12 Aoû 2018, 20:34



Shoot to thrill
Anthony & Loki

« I got my gun at the ready, gonna fire at will. »
Repenti. La belle blague. Comme s'il allait devenir soudainement le gentil dieu qu'on attendait de lui qu'il soit. Il s'était depuis longtemps fait une raison à ce sujet, être gentil ce n'est pas pour moi, cela demande trop d'efforts pour être si gentil que Thor, cela ne me correspond pas, ce n'est pas moi. Trop de règles, trop de codes, oui, tout sauf lui. Il s'était fait une raison, il était mieux en solo à ne compter que sur lui-même, à se servir des gens sur la route s'il le fallait. Parce que tous étaient des crétins qui pensaient qu'il y avait toujours de l'espoir, qu'il pouvait changer. Grande nouvelle, je ne changerai jamais.

Il n'y avait que trois personnes dans l'univers capables de le retenir. Il y avait Frigga, il y avait Sigyn et il y a Thor. Deux sont mortes, le dernier, les choses sont encore compliquées mais l'unique raison pour laquelle cet immeuble était encore debout, c'était parce que Thor y était. Le fait était qu'un claquement de doigt et il pouvait décider de tout faire exploser selon son bon vouloir et il dirait à tous, morts ou vivants, que ce ne serait que justice. Immeuble pour immeuble. Lui aussi s'était pris un immeuble en plein visage et pas un seul d'entre eux sinon Thor n'était resté derrière à supporter ou plutôt subir ce massacre. S'il était en vie, ce n'était que parce que Sigyn s'était sacrifiée pour lui. C'était la seule et unique raison.

Il s'était rendu de lui-même, il avait pendant des semaines fait un jeu de piste dans New York pour amuser la galerie en changeant de vulgaires animaux en créatures improbables ou tout droit sorti des enfers. Il s'était rendu de lui-même et Thor et Strange étaient apparus pour venir le chercher. La condition de sa liberté ? Bien, disons que les deux n'étaient pas aussi idiots qu'ils le pensaient. D'une part, ils n'avaient aucune chaîne capable de le maintenir, elles étaient à Asgard et ils ne pouvaient pas y aller. D'une autre, l'enfermer au sous-sol, pourquoi faire ? Loki pouvait se transformer en minuscule insecte et sortir par le dessous de la porte ou par la serrure mais il pouvait aussi et surtout se téléporter. Pas d'un monde à l'autre certes mais sur Midgard, il pouvait aller où il voulait. Ce serait se battre contre le vent. Loki donnait juste l'illusion de coopérer, sans savoir s'il coopérait vraiment pour enfin laisser ses plaies guérir ou s'il préparait un plan quelconque pour tous les anéantir. Difficile à savoir tant pour les autres que pour lui-même. Loki n'était pas que guerre après tout, il avait ses moments d'accalmie aussi, tout dieu qu'il était, il avait aussi besoin de repos... Avant sa prochaine grosse connerie.

Il devait reconnaître qu'être seul entre ces murs avait un aspect réconfortant. Un peu de magie, quelque claquements de doigts, quelque vols et cet appartement avait tout d'un appartement de luxe, presque ressemblant à ce qu'il avait à Asgard. Pourtant il y avait une température très basse, extrêmement froide. C'était ainsi qu'il se sentait mieux, ces temps-ci. C'était aussi un rappel des dégâts intérieurs. Vu de l'extérieur tout était beau et impeccable, somptueux et riche, mais quand on s'y attardait c'était froid tant par la température que par le manque de mouvement et de vie dans cet appartement. Tout était trop bien rangé, trop froid. Il avait passé sa première journée à tout exploser dans son appartement, le reste à tout construire selon ses goûts, une idée qu'il fallait commencer par avoir ce confort à nouveau et être plus ordonné pour aller mieux dans son esprit. La belle blague, il n'irait jamais mieux.

Ces abrutis pensaient pouvoir le changer mais il ne pouvait pas changer, pas après autant de millénaires à agir comme il agissait et pas après qu'il ait pleinement accepté sa nature, pas celle de Jotun, non, mais bien de dieu de la ruse, dieu du mal, dieu des méfaits. C'était ce qu'il était. Ce n'était plus à lui de s'accommoder des principes des autres, mais à eux de faire avec qui il était. Trop de temps passé à prendre sur lui pour rien.

Ainsi donc, s'il acceptait de vivre dans cet immeuble depuis à présent une semaine, ce n'était pas par punition mais parce qu'il avait besoin de repos et de se retrouver avec lui-même. Faire le deuil. C'était pour ça qu'il restait exclu des autres, qu'il ne cherchait pas à se mêler. D'une part parce qu'il trouvait tous les humains et mutants inutiles, d'une autre parce qu'il avait besoin de rester seul et se ressourcer, faire le point avec lui-même, où il en était, ce qu'il ferait à l'avenir. Sauf que pour une première fois dans sa vie, il ignorait ce qu'il allait faire. C'était fâcheux. Quelle serait la prochaine connerie ? Il séchait question idées. Après 5 millénaires, en même temps. Même s'il avait passé des siècles attaché à un foutu rocher, au final, il avait eu le temps de tout faire. Mais il finirait bien par trouver, ce n'était qu'une question de temps et d'occasions.

Il lisait un livre dans son canapé. Une pièce de Molière. Loki avait l'avantage, comme tout Asgardien, de parler tous les langages des neuf royaumes, cela aidait. Il ne s'attendait pas non plus à avoir de la visite sinon pour l'engueuler alors il restait au calme, comme dans un cocon, dans son appartement glacial. Depuis qu'il était dans cet immeuble, il avait repris sa forme la plus courante, un homme blanc aux cheveux noirs et aux yeux verts. C'était aussi l'avantage d'être dans cet appartement, être qui il voulait, quand il voulait. Pour l'heure, il se sentait en accord avec cette apparence masculine, avec ses longs cheveux noirs. Quoi qu'il appréciait le style élégant des hommes de ce siècle mais il n'était pas inspiré pour ce style aujourd'hui.

Peu inspiré pour tout, le mal absolu pour lui, il valait mieux vite se ressaisir. Le goût à rien, même cette pièce venait à lui faire lever les yeux au ciel.
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Message Sujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. I got my gun at the ready, gonna fire at will. | Tony Dim 12 Aoû 2018, 21:53

Shoot to thrill
« Le cœur n’a pas de rides, seulement des cicatrices. » R. Vrigny





Les rumeurs se disséminaient telles des traînées de poudre. C’était vrai pour toute chose et en tout temps. Dans le futur qui est notre passé à tous, les journaux – plus des torchons qu’autre chose – avaient adoré titrer tout ce qui avait trait à mes exploits, que ça soit en mécanique, armement, disparition ou sexe. Seigneur, certain se spécialisait même dans la bouffe que j’ingurgitais. Les actions de mon entreprise fluctuaient en fonction de mon comportement et malgré tout mes débordements je continuais de rapporter assez d’argent à tout le monde pour que ça cesse de jaser. Les rumeurs, donc, n’épargnaient personne. Cette semaine, c’était notre nouveau pensionnaire. C’était somme toute assez logique, et Thor pourrait vendre l’information comme il le voulait, Loki restait le trou du cul sexy qu’il était. Il était normal, même après tout ce que le dieu avait fait, de le regarder avec méfiance. Bon sang, ça serait complètement stupide de lui faire aveuglément confiance ! J’étais même le premier à dire qu’il fallait garder un œil sur lui, tout en lui donnant une seconde chance. Ah bah oui… parce que me faire balancer par une fenêtre n’était pas assez pour me faire entrer dans la tête qu’il ne fallait pas l’emmerder. J’ai la tête dure, uh. Cela dit, j’aime à croire qu’il avait des circonstances atténuantes, et encore une fois, j’espère sincèrement ne pas avoir été le seul à noter les… différences. Je veux dire, Lokes avec des yeux verts saisissants, pas cette espèce de bleu maladif qu’il avait arboré en tentant lamentablement de dominer la terre. De plus, pour avoir été torturé, je reconnaissais aisément le maintien difficile et douloureux, le regard hanté et les cernes proéminentes.

Cela faisait longtemps. Cela faisait longtemps, mais ce type de première rencontre avait de quoi hanter un homme durant toute une vie. Oui, il m’arrivait encore régulièrement de rêver de cette ogive que je balançais à la gueule de ces affreux, je rêvais encore des milliers de morts que je n’avais pas pu sauver, je rêvais encore de ma chute lente et inexorable vers ma propre fin. J’étais ouvert d’esprit, je pouvais offrir une seconde chance, mais il y avait certaines choses que je ne pouvais tout de même pas pardonner aussi facilement et… Et Loki avait encore merdé. Je ne le connaissais pas suffisamment pour faire des conjectures, et pourtant, encore une fois, j’osais penser que tout ça n’était pas seulement dû à son comportement naturel de Diva. Je veux dire… J’en suis une également, et pourtant, il ne me prend jamais l’envie de faire péter des trucs en pleine ville et causer mort et panique. Non, j’ai l’impression qu’il va mal et voilà. Rien ne me permettait d’en jurer, mais on ne pourrait certainement pas dire que je ne faisais aucun effort ! Au contraire ! Je bougeais. Je commençais à bouger pour être exact.

Après ma discussion avec Steve, la rencontre avec Moïra et ma tentative de trouver un job avec Bruce, je pouvais affirmer sans trop rougir que je faisais tous les efforts possibles au vu de ma propre situation. Et si quelqu’un avait quelque chose à y redire, et bien il pouvait toujours parler à mes fesses, elles seraient heureuses de leur faire un vent. C’était quelque chose qui m’insupportait de manière assez générale : essayer de m’obliger à agir selon un certain code. D’être ce que je n’étais pas. A ce stade, je crois que quelques personnes se fourvoyaient sur Loki. Le type était assez vieux et intelligent pour savoir exactement ce qu’il voulait et comment, tout comme j’étais – comme tout le monde ici – conscient qu’il était là parce qu’il le voulait bien. Il pourrait tous nous assassiner dans notre sommeil – ou presque – si ça lui chantait.

Alors pourquoi diable étais-je ici ? Devant sa porte avec cette bouteille qui ne vaudra jamais ce que je pouvais jadis m’offrir ? Oui et bien Loki aurait dû accepter mon verre la première fois que je le lui avais proposé. S’il râlait aujourd’hui, ça en ferait simplement plus pour moi. La petite voix, qui sonnait presque comme Jarvis, me faisait remarquer que je me jetais encore une fois dans la gueule du loup. Ce sur quoi je répondrai que ce n’était pas Loki le loup dans l’histoire, mais son fiston. Je ne prends donc absolument pas la peine de frapper, principalement parce que si je le faisais, je risquais de vouloir réfléchir et c’était une très mauvaise idée au vu d’où je mettais les pieds.

La première impression fut…

- Ohmondieuçacaille.

Il fait même suffisamment frai pour qu’un léger voile s’échappe de mes lèvres lorsque je termine cette phrase beaucoup trop rapide. Si cela me dérange ? Ah et bien, ça a tendance à remuer certains souvenir, mais le froid ne m’a jamais réellement dérangé. Enfin, le froid est surtout meilleur pour certain alcool, non pas que celui en ai besoin… Il n’était pas cher, mais il était certain le meilleur qu’on puisse trouver dans cette entrée de gamme. Personne ne méritait d’être accueilli avec du vinaigre. Alors oui, évidemment, accueillir était peut-être un grand mot ici, d’autant que cela faisait une semaine que le monsieur était présent. Pourquoi ne pas être venu avant ? Je suis un homme occupé. Un homme occupé qui ne dort pas assez et qui n’avouerait jamais qu’il n’était quand même pas aussi à l’aise qu’il voulait l’admettre avec le fait qu’un dieu un peu monomaniaque dormait sous le même toit que lui. A part ça, je pouvais dire qu’il m’avait fallu un certain temps pour trouver l’argent nécessaire pour renflouer le bar de mon appartement. Ce n’était pas avec une aide par-ci-par-là que cela avancerait, d’autant que je devais reposer mon épaule, que j’avais des migraines récurrentes dont il était difficile de trouver la provenance. Mes yeux modifiés ? Le manque de sommeil ? Le stresse et l’angoisse ? Très certainement un foutu bon mélange de tout ça. Un cocktail dégelasse dont j’aurais aisément pu me passer.

Donc… Et bien l’appartement était décoré avec goût. C’était propre, froid, presque clinique, mais joli. Le dieu était assis, lisant… Molière ? Oui, je ne suis pas inculte, je sais qui s’est. D’ailleurs pour ça que je hausse un sourcil en sa direction. Voyons, il ne pouvait pas aller si mal que ça ! Certes Molière faisait de bons trucs, mais quand même, il y avait des lectures infiniment plus intéressantes ! A part ça… Loki ressemblait au Loki que je connaissais. Enfin il avait l’apparence que je lui connaissais, et je n’étais pas assez bête que pour le dévisager. Ca se fait pas de toute façon. Bon, d’aucun dirait que s’inviter dans l’appartement de l’autre sans y être invité ne se faisait pas non plus mais… hey ! je venais avec un cadeau ! Je vais donc à ses côtés… Aussi prudemment qu’il m’était possible de l’être avec déjà quelques verres dans le gosier. Ca aide à se détendre et à ne pas trop réfléchir quant à la connerie que je suis probablement en train de faire. Je tends donc le verre à Loki, après m’être assis non loin. Assez prêt pour le servir, assez loin pour ne pas empiéter sur notre espace personnel.

- Pendaison de crémière. Joli ce que t’as fais ici d’ailleurs ! Je suis venu t’apporter un verre, tu sais, celui promis. Beaucoup moins bon que celui promis.

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Message Sujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. I got my gun at the ready, gonna fire at will. | Tony Lun 13 Aoû 2018, 00:39


Shoot to thrill
Anthony & Loki

« I got my gun at the ready, gonna fire at will. »
Lire était une occupation comme une autre, c'était un moyen de s'évader pour un temps mais aussi une source d'inspiration sans fin. Loki aimait dire qu'il était cultivé, c'était ce qui le démarquait d'ailleurs de la plupart des asgardiens trop bruyants et bagarreurs. Lui se battait aussi mais il était aussi cultivé, avait un goût certain pour les arts. Le théâtre, la lecture, le cinéma. Lire une oeuvre de Molière avait cet aspect, s'accoutumer à ce monde et aussi se distraire et se cultiver. Essayer de mieux comprendre ces bougres pour mieux les anéantir s'il le fallait, il avait surtout compris que sur Midgard, presque tout était une affaire de sexe ou de coeur. Cela en était pitoyable de se limiter qu'à ceci, il en était convaincu. Il n'était pas le dernier concernant la luxure mais tout de même, il y avait bien plus important au monde, non ? Alors la plupart des livres qu'il avait lu découlaient de ça, tromperie, amour perdu, amour impossible, quiproquo amoureux, bla, bla, bla. Ce qui n'allait pas l'aider à oublier son propre amour, sa douce épouse qui avait péri pour que lui puisse survivre. Cette même épouse qui avait fait preuve d'un tel dévouement qu'elle l'avait suivi en exil pour apaiser ses tourments alors qu'il était condamné à recevoir du venin de serpent pour lui brûler la peau, attaché à un rocher pratiquement nu. Une punition, un exil parmi tant d'autres par Odin. Ca, Odin avait été particulièrement doué pour pointer les méfaits de Loki, mais quand il fallait pointer tout ce que Loki avait accompli : il n'y avait plus personne. Forcément, ces humains ne pensaient de lui que ce qu'on montrait, ce qu'on voulait bien montrer, un dieu vil qu'on exile régulièrement mais qui finit toujours par revenir. On ne montrait pas tout ce qu'on lui avait fait ou forcé à faire. Bref. Il ne voulait plus y penser et pourtant cette lecture l'y forçait, il n'y avait pas d'autre occupation malheureusement. Pas pour l'instant en tout cas. Et il avait quand même des plaies qui devaient guérir, qu'il n'avait jamais pris le temps de soigner et pourtant, il guérissait vite. Il avait encore quelque cicatrices et plaies de son combat contre Thanos et il avait la chance de pouvoir guérir rapidement alors imaginez seulement s'il n'avait pas cette faculté, alors que personne n'avait cherché et personne ne chercherait à s'occuper de lui.

Ohmondieuçacaille

Et voilà, un rat de cet immeuble qui s'engouffrait dans son domaine. Ca caille ? Pauvre raton. Je suis un géant de glace, j'aime le froid, je me complais dans le froid, que crois-tu ? Il le regardait d'un oeil, songeant que s'il l'ignorait, le rat finirait par s'en aller en voyant qu'il n'y avait rien pour lui ici. Pourtant il l'entendait avancer. Il levait le regard vers lui à nouveau. Se croyait-il donc tout permis ? Sa mère ne lui avait pas appris les bonnes manières ? Il n'allait quand même pas ...? Si. Il osait. S'asseoir à côté de lui. Que croyait-il, qu'ils pouvaient partager un même canapé comme s'ils étaient deux bons vieux amis ? Son regard se faisait plus dur, jugeant l'humain de haut en bas, de bas en haut, avec un mépris qu'il ne prenait pas la peine de cacher. Les humains, si faible, de la vermine, voilà ce qu'il en était. Il avait déjà rencontré ce rat-ci et l'avait fait volé, traversé une vitre. N'avait-il pas eu assez d'une vitre, lui en fallait-il une seconde de laquelle tomber ?

L'humain avait certaines odeurs, qu'il jugerait entre sueur et alcool. Super. Un humain sale et imbibé d'alcool, c'était ça, le comité d'accueil ? On lui laissait sept jours de repos puis on s'imposait chez lui, dans son canapé ? Il n'allait pas cohabiter bien longtemps si c'était ça. Loki aimait avoir son temps, y aller à sa manière, à la vitesse qu'il avait estimé. Venir comme un conquérant chez lui n'était certainement pas la meilleure manière d'avoir son attention ou en tout cas, la bonne attention. Il regardait l'humain les servir. Anthony Stark était un des leader, il l'avait vu dans l'esprit de Barton et il songeait que cela n'avait pas du changer, déjà contre Thanos c'était toujours le cas. Alors quoi, un leader de cet immeuble venait lui parler ? Il ne restait jamais qu'un être humain qu'il pouvait tuer d'un claquement de doigts si l'envie lui prenait et l'humain ne semblait pas s'en rendre compte. Oui, Loki était outré.

L'humain lui parlait et il haussait l'un de ses fin sourcil noir. Un verre promis. Ah, oui. Dans la fameuse tour, avant qu'il ne l'y pousse. Cela faisait sept années maintenant que c'était arrivé, avec tout ce qu'il avait vécu, il avait eu le temps d'oublier. Il regardait le liquide dans le verre. Il réfléchissait aux mots à employer.

Je crains qu'il ne soit un peu trop tard pour ce verre.

Un ton plutôt froid.

S'il y a une chose dont j'ai horreur, Stark, c'est que la vermine s'immisce dans mon lieu de vie.

Il jugeait l'humain. Il n'avait pas la tête à plaisanter par ces temps, ou en tout cas pas le genre de plaisanterie usuelle ici. Encore moins à prendre des pincettes avec un humain. Il avait bien insisté sur le mot vermine, en tout cas. Pourquoi les humains s'évertuaient à l'entourer ? Il aimait être vu, être regardé, certes. Mais de loin. Il n'aimait pas qu'on le touche ou qu'on s'approche de trop près, il détestait ça, même. Il aimait être craint, être admiré, il aimait ces sensations là, qu'offraient la puissance. Mais être approché ? Non. Il fallait y aller doucement avec lui, il fallait y aller petit à petit, le laisser s'accoutumer à une présence. Sinon, cela allait forcément aller mal, il le prendrait mal, réagirait mal. Comme là où il bouillonnait rien qu'à l'idée qu'un humain se soit incrusté dans son cocon et assit dans son canapé comme s'il possédait les lieux.

Loki avait refermé son livre et l'avait posé sur la table basse face à lui. Il réfléchissait au moyen de remettre les pendules à l'heure sans avoir à faire de concessions.
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Message Sujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. I got my gun at the ready, gonna fire at will. | Tony Lun 13 Aoû 2018, 11:41

Shoot to thrill
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J’allais certainement déranger. Après tout, je détestais jadis qu’on vienne s’incruster dans mon labo, c’était toujours le cas dans mon appartement maintenant. Même si fondamentalement, ce n’était pas le mien. Un détail. Je pouvais parfaitement comprendre qu’on ne voulait pas être dérangé, encore moins par moi. Malheureusement, je n’en ai pas grand-chose à faire. J’avais une idée, une envie et ce n’était pas une simple porte fermée qui allait m’arrêter. Après tout, si Loki était si puissant, il pouvait bien verrouiller ladite porte. D’ailleurs je m’étais attendu à un truc du genre, ou quelque chose d’un peu plus vicieux, mais mérité, tel un sort de protection ou une connerie du genre. Sauf que non, il n’y avait rien de tout cela. Il y avait une porte simplement ferme et un dieu dans un canapé en train de lire une pièce de Molière dans un froid de canard. Effectivement, je n’avais pas songé à prendre un pull. Il fallait dire que tout le reste de l’immeuble était agréablement chauffé. Chauffé pour des humains. Thor était différent, mais je supposais que la température était correcte pour lui. Loki n’était pas humain, mais il n’était pas non plus Asgardien. C’était... correct je présume. Je ne me voyais pas me plaindre – plus que je ne venais de le faire – sur le froid ambiant. Je suis certain de pouvoir m’y habitué. Le froid est bon pour la santé, il oxygène le cerveau. Jusqu’à un certain point, évidemment. Le froid polaire de la Sibérie m’avait plus paru mortel que réellement agréable.

Alors oui, je suis parfaitement conscient du regard hautain porté sur moi et je dois avouer que c’est presque jouissif. Non mais... C’était pas n’importe qui qui pouvait me regarder comme ça ! Généralement c’était du dédain, avec un savant mélange de déception et d’ennui. Parfois un petit regard calculateur, de convoitise, ce genre de connerie qu’on pensait pouvoir dissimuler à quelqu’un qui vit au milieu des requins depuis qu’il sait marcher. Au moins Loki ne prenait-il pas la peine de cacher son ennui. Encore que cela semble être un qualificatif bien maigre pour décrire ce genre de regard. Oh, allez... Il savait à quoi s’attendre avec moi ! Non seulement j’étais intrusif quand on ne voulait pas de moi – enfin, je m’impose, mais pas trop non plus – mais en plus je m’amusais du fait qu’on ne veuille absolument pas de ma présence. Je n’allais pas faire demi-tour juste parce que Monsieur avait un air louche. Je suis certain que ça le décevrait de ma part.

Oh allez mon mignon, fait pas cette tête, c’est qu’un mauvais moment à passer. Vu la tête qu’il tire, les sentiments qu’il éprouve doivent être de l’ordre de l’outrage. Et vous savez quoi ? Et bah j’en ai pas grand-chose à faire. Après tout, je n’avais même pas encore commencé à parler. Vraiment parler je veux dire. Pourquoi se mettre dans un état pareil alors que j’apporte juste la fête à lui ? Une petite fête en tout petit comité avec juste de l’alcool ? Pourquoi il grimace comme ça ? Je pue ? J’ai un truc sur la tronche ? Je me suis lavé y’a pas longtemps, quelques heures à peine, au vu de la nuit bien avancée ! Je décide d’ignorer totalement tous les signaux d’avertissement qui soufflaient que je devais me barrer d’ici, en laissant peut-être la bouteille en guise d’excuse. Je ne suis pas de ce moule et je n’allais pas fuir. D’autant que cela ne servirait à rien et que je n’ai plus envie de bouger maintenant que je suis assis. Ce canapé était confortable. Loki savait avoir bon goût, je le savais.

Je balayai la remarque glaciale et levant mon verre, pas particulièrement vers lui d’ailleurs, et en prenant une gorgée, histoire de prouver que ce n’était pas empoisonné. Juste mauvais. Ce n’était pas un poison midgardien qui allait faire du mal à un jotun, de toute manière, hein ? Je tais totalement cette pensée. Je ne savais pas du tout où en était l’autre par rapport à ses origines, mais aux dernières nouvelles, ce n’était pas fameux. Ce que je comprenais parfaitement : qui pourrait être bien dans sa peau quand le paternel n’a cessé de cracher sur les gens dont, oh mince alors, on faisait partie ? Au moins pour ça Howard n’avait rien dit. Non pas qu’il ait eu quelque chose à dire vu que j’avais toujours tenté de faire ce qu’il demandait et que j’étais bel et bien son fils. Il avait très certainement été déçu et désappointé de mes frasques sexuelles à l’époque, sauf que... Sauf que vu le personnage, il était bien le dernier à pouvoir faire de son nez. Bref. Il ne s’agit pas de moi là, mais du glaçon frigorifique qui tire une salle tête. J’entendrai presque la menace dans ses propos. Contrairement à ce que la plupart des gens pensent, je ne suis pas totalement dépourvu d’instinct de survie et de préservation. Je choisi juste de le mettre en pause le temps nécessaire de faire ce que je voulais. C’était pas mal lorsque des situations angoissantes et stressantes se foutaient en travers de votre route. De plus... non rien. Je ne faisais que me présenter en humain. Pas de tour, pas d’arnaque et pas d’armure. Loki pourrait bien enrouler ses doigts autour ma gorge et ‘étouffer ou me briser la nuque, me balancer à travers une vitre, je ne pourrais rien faire. Pas de plan de secours, juste mes bonnes intentions.

- J’appellerai le dératiseur demain. Cela dit, tu devrais leur donner une chance, ce sont de jolies bestioles qui ont beaucoup trop mauvaise presse.

J’avais parfaitement conscience qu’il venait de m’insulter, mais je n’allais pas lui faire le plaisir de réagir. Enfin, de m’offusquer je veux dire. Mon sourire devait le lui annoncer : je savais que je dérangeais, et je n’avais pas l’intention de déguerpir. Je n’allais pas non plus envahir plus son espace personnel que je l’avais fait. En fait, s’il voulait, il pouvait même se lever et lire son bouquin autre part ! Je n’allais probablement pas le suivre. Probablement. Parce que oui, même si je ne suis pas dépourvu d’instinct de conservation, j’ai tendance à aimer titiller les gens qui ne veulent pas l’être, quitte à me prendre une mandale bien méritée. Je suis peut-être un peu suicidaire sur les bords, en fait. La pensée me fait tourner la tête vers Loki pour le dévisager, cherchant à savoir si effectivement c’était ça que j’étais venu chercher. Loki n’aurait aucun remord à me tuer et je le soupçonne même de pouvoir y trouver un certain plaisir.

Sauf que non, je n’avais pas envie de crever maintenant, j’avais encore des choses à faire et je ne voulais certainement pas mourir dans l’état dans lequel j’étais. Quitte à crever autant que ça soit de manière glorieuse. J’hausse donc les épaules – aie ça fait mal – et reporte le verre à mes lèvres, détournant les yeux sur le livre. Non, vraiment, Molière quoi... J’avais l’impression de revenir en arrière et de voir des pièces de théâtre avec ma mère – mon père étant trop souvent occupé à bricoler – voire avec Moïra. Ca avait été plus rare, mais c’était tout de même des moments que je chérissais. Jusqu’à ce qu’il me fasse comprendre que la littérature et l’art n’amenaient à rien. Qu’il voyait plus loin pour moi. Que les rêves d’aventure, d’amour et de tout ce qu’offrait les histoires dans ce genre de bouquins, n’étaient que pour les hommes faibles. Ou les femmes. Je me demandais sérieusement ce qui avait amené Howard à devenir le connard de mes souvenirs.

- Tu aimes vraiment cette... comédie ? Tu ne voudrais pas plutôt aller la voir ?

Non pas que je lui ordonnais ou conseillais quoi que se soit, mais le fait est qu’une pièce de théâtre n’était pas faite pour être lue, mais pour être jouée. Etant donné qu’il s’agissait de Molière, j’étais plutôt convaincu que l’on pourrait trouver un petit théâtre qui la jouerait. Sinon, il y avait des livres plus intéressants ne traitant pas de meurtres ou trahison comme Shakespeare adorait le faire, ou qui tournait les choses en ridicule comme Molière. Cela dit, ce n’était pas des pièces de théâtre. En fait, il fallait prendre en compte toute l’Histoire pour comprendre pourquoi le gars en était venu à écrire ce qu’il avait écrit et pourquoi ça avait révolutionné le monde. Cela dit, je n’avais pas envie de m’y attarder, et quitte à lire des classiques, autant en lire qui pouvaient vous transporter autre part sans vous donner envie de vous jeter par une fenêtre. Encore que les classiques avaient cette faculté innée de donner envie de se pendre. Il y avait toutes les aventures des Chevaliers de la Table Ronde... qui objectivement parlait beaucoup trop de valeurs chevaleresques et d’amour courtois. Il y avait la Guerre des Mondes, parlant... un peu trop de guerre et de mondes. Ca ne serait pas approprié au vu de la situation. La Ferme des Animaux ? Bouais, c’était pas mal. C’était une critique de la société, mais mise en scène par le biais des animaux. Jean de la Fontaine avait fait pareil, mais en poème. J’avais en tête plein d’autres bouquins, le souci étant que hey... nous n’étions pas à notre époque et que je ne savais pas forcément avec certitude quand ces derniers étaient parus.

Cela dit, encore une fois, la guerre était passée par là, et je crois pouvoir dire sans me tromper que le théâtre – comme le cinéma – avait subi un gros changement. Ce n’était plus des pièces avec des actions... sans actions en fait, d’où ne nom de « théâtre de l’absurde. » Aha. Comment diable est-ce que je pouvais bien me souvenir de ça dans un tel moment, sérieusement ? Le Malentendu, peut-être ? Nah, je n’avais jamais aimé Camus... Loki peut-être ? Sauf que la pièce n’avait absolument rien de drôle. Pas de mon avis tout du moins. Sartre ! Huis Clos ! C’était garanti sans histoire d’amour chiante, peu de personnage, peu d’absurde – enfin, c’est une manière de voir – et qui faisait un minimum réfléchir. Bon, peut-être Loki pourrait-il voir des similitudes entre lui et les personnages, mais ce n’était pas le but.

- Tu connais « Huis Clos » ? De Sartre. Je crois que tu devrais apprécier. Laisse-moi t’inviter. Enfin, quand elle sera jouée...

Est-ce que je venais sérieusement d’inviter Loki à quitter l’appartement pour regarder une pièce parlant de personnes mortes attendant d’être jugée pour leurs actes ? Sachant que la pièce pouvait se résumer à « L’Enfer, c’est les autres » cela ne pouvait que me faire sourire. En fait, j’attendais presque cette réflexion de la part du dieu. Sauf que j’étais peut-être trop imbibé – c’est des conneries, je tiens merveilleusement bien l’alcool – soit j’étais trop excité à propos de l’idée que pour lasser quelqu’un – Loki – souffler ça d’un revers de la main. Il n’avait rien à faire après tout, juste accepter et se laisser traîner par moi. Moi qui n’étais pas exactement connu pour surveiller les autres de la meilleure des manières ni particulièrement connu pour ses meilleures idées. Bon sang, était-ce possible d’avoir hâte de mettre en place ce truc, alors que le dieu en question, l’invité et donc le principal concerné, avait toutes les raisons de refuser, de me jeter dehors et de vouloir se complaire dans son malheur ? Bon d’accord, pour le coup, il m’aiderait aussi à me changer les idées, mais à la base, je faisais ça pour lui ! Sans me préoccuper de savoir s’il était prêt à sortir, s’il le voulait, où s’il désirait juste de ma présence. Pour le dernier point il était facile de deviner la réponse.

- Ouais, écoute, je me doute que tu n’as certainement pas envie de sortir et encore moins avec moi, mais... Qu’est-ce que tu risques ? J’ai vu cette pièce avec ma mère la première fois. J’ai passé un bon moment.

Ouopopo. Ne nous avançons pas trop sur ce terrain, je n’ai pas envie d’offrir à Loki le moyen de me battre. Je veux dire, le moyen de me faire mal efficacement, et je ne parle pas de physiquement. Le gars n’est peut-être pas cruel inutilement et il aime les mamans, n’empêche que je n’avais pas envie de tester – trop – sa patience. Cela dit, l’offre tenait toujours. Je lui donnais juste une raison d’accepter, sans contrepartie. Pas de piège, pas d’artifice, juste un type qui invitait un dieu à se détendre au théâtre lorsque la pièce serait rejouée. Cela demanderait quelques recherches, mais cela me tiendrait occupé.

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Message Sujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. I got my gun at the ready, gonna fire at will. | Tony Mer 05 Sep 2018, 19:47


Shoot to thrill
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« I got my gun at the ready, gonna fire at will. »
Il devrait reconnaître cela à l'humain qui l'avait hébergé ces dernières semaines, Gabriel lui laissait de l'espace, ne s'incrustait pas dans son espace personnel, il comprenait au moins certains signes. Signe que, peut-être, tous les humains n'étaient pas des causes désespérées. Là ? Stark était trop proche d'un coup et cela ne lui plaisait pas des masses, Loki ne se retenait pas de lui montrer que sa présence n'était pas désirée. Que la présence de n'importe qui de cet immeuble, n'était pas désiré dans son appartement. Loki avait éclaté, sa colère avait fait rage et Time Square en avait payé le prix, un prix plutôt faible par rapport à la colère et la tristesse qui l'avaient envahis. Là, il était plus dans une phase de repos avant de se remettre en selle pour trouver la prochaine grosse connerie à faire. Il avait déjà essayé de manipuler cet humain avec son sceptre et quelque chose l'en avait empêché, il n'avait pas repensé depuis à renouveler l'expérience. Ceci dit, Loki pouvait être doué avec les mots, c'était parfois un très bon acteur, même.

L'idée de manipuler cette gargouille commençait à faire son chemin dans son esprit, il lui fallait bien un nouveau jouet dans cet immeuble, c'était toujours bien d'avoir ce genre de chose sous le coude. En un autre temps, il aurait pu sourire, même brièvement, à la façon dont l'humain rebondissait sur la façon dont il l'avait insulté. C'était amusant. L'impression aussi qu'il se laissait insulter sans broncher, forcément, ça l'amusait. Même si cela ne se voyait pas sur son visage. Il allait lui en falloir beaucoup plus que ça pour sourire.

Il regardait l'humain boire, il avait presque l'impression que l'humain cherchait une bonne excuse pour boire et quelle meilleure excuse que boire en compagnie de quelqu'un. Il avait souvent vu ça à Asgard, encore que, les asgardiens avaient toujours tout un tas de prétextes idiots pour boire. Tu aimes vraiment cette... comédie ? Tu ne voudrais pas plutôt aller la voir ? Il haussait un sourcil. C'était presque sous-entendu, à croire qu'il voulait l'inviter. Presque. Il aurait pu avoir cette impression, avec quelqu'un qu'il n'aurait pas essayé de tuer à plusieurs reprises. A moins que l'humain sache justement qu'il faisait face à quelqu'un de bien supérieur à lui sur bien des points et qu'il essayait de lui montrer du respect de cette façon, essayer de l'avoir en poche. Il jugeait. Il le regardait, pour décrypter l'humain. Des vêtements bons marchés, et encore il était gentil. Des cernes presque aussi prononcées que les siennes, s'il se montrait sous son vrai visage et non celui de façade.

Il est vrai que j'ai eu tout le temps du monde ces dernières années pour aller voir une pièce de théâtre.

Sarcasme à peine voilé. Pourquoi le cacher ? Pourquoi s'en priver ? L'humain semblait masochiste, semblait aimer qu'on lui parle ainsi, vu qu'il s'obstinait à rester là. Loki ne sortait pas beaucoup, ne sachant pas forcément où aller ni s'il y avait des lieux plus propices que d'autres au théâtre. Pourtant, il avait toujours aimé le théâtre, c'était distrayant et ça qu'importe les mondes où il se rendait. Tu connais « Huis Clos » ? De Sartre. Je crois que tu devrais apprécier. Laisse-moi t’inviter. Enfin, quand elle sera jouée... Et bien, non, il n'avait pas rêvé, l'invitation venait sur le tapis et là, pour le coup, un rire sans joie s'échappait d'entre ses lèvres. Etait-il tombé sur la tête ? Il y a encore quelque semaines il réduisait Time Square en cendres, il tuait des dizaines voir centaines de personnes, sans parler de l'attaque sur Midgard il y a quelque années avec les Chitauri. Et il l'invitait à voir une pièce de théâtre ? Il ignorait peut-être encore quelque coutumes Midgardiennes, peut-être qu'ici, balancer quelqu'un d'un immeuble équivalait à un début d'amitié ou qu'en savait-il encore.

Êtes-vous tombé sur la tête, Stark ?

Il n'allait pas lui rendre la tâche facile, ça, c'était certain. Il regardait le verre qu'il lui avait servi, était-ce si alcoolisé que le Stark en perdait l'esprit ? Il portait le verre à son nez, humant l'odeur du breuvage. Aucune finesse là-dedans, de quoi agresser les narines. Loki soupirait, posant ce verre sur la table basse et se levant pour plutôt aller chercher une bouteille dans une de ses armoire, ne connaissant pas les alcools d'ici, il en avait pris plusieurs pour essayer. Vin, hydromel, ça, il connaissait. Le whisky, le bourbon, ça, il ne connaissait pas des masses mais cela l'avait intrigué. Le résultat de vol, évidemment. L'argent, c'était futile pour lui, il était un dieu, il se servait, cela lui revenait de droit, point. Il revenait finalement s'asseoir, posant la bouteille sur la table basse.

Je ne sais ce qu'est du whisky écossais mais j'imagine que c'est le moment de savoir. A Asgard, il faut savoir se contenter d'Hydromel ou de bière.

Whisky écossais, whisky irlandais, bourbon, il ne s'y connaissait pas mais il n'était jamais trop tard pour. L'alcool d'Asgard était généralement très fort pour les humains, de ce qu'il savait, une bière d'Asgard contre une bière ici, les humains n'auraient sûrement pas tenus. Il leur fallait du costaud, aux Asgardiens. Et encore il ne parlait que de ces alcools-ci. Pas de ceux qui attendaient des millénaires pour être bu. Il devait lui en rester d'ailleurs, une flasque. Une gorgée pour les coups durs, sauf qu'il n'avait pas un penchant pour l'alcool aussi prononcé que son frère. Il n'avait d'ailleurs pas vraiment répondu à l'invitation de l'humain, songeant que le manque de réponse lui ferait comprendre à quel point c'était idiot. C'était cadeau plutôt qu'une remarque sarcastique, eh, qui avait dit que Loki n'était pas généreux ?

Loki pouvait sortir comme il le voulait et l'humain semblait l'ignorer. Peut-être ignorait-il que Loki avait un don de téléportation, c'était possible. Que Loki pouvait le chopper par le bras et qu'ils pouvaient se retrouver sur Sakaar en moins de deux. Ou que Loki pouvait le chopper par le bras et l'emmener vers une faille. Il les connaissait toutes. Bref, Loki lui montrait la bouteille, comme une invitation à passer à autre chose, de l'alcool qui ne risquait pas de leur faire un trou au foie ou leur agresser les narines ou les papilles dès la première gorgée. Preuve de sa générosité, mais était-ce vraiment de la générosité ou un moyen de se le mettre en poche que jouer sur l'alcool que le Stark semblait apprécier, ça...

Dites moi, Stark. Avez-vous si peu de considérations pour la vie que vous buviez un alcool si abrupt comme on boirait de l'eau ? Que vous entriez dans cet appartement sans permissions, autorisation et vous asseyiez à mes côtés comme si nous étions deux vieux amis de guerre ?

S'ils s'étaient souvent croisés pendant ces deux dernières années, Loki avait surtout été là pour Thor et n'avait aidé les avengers que parce qu'il y avait Thor et que c'était dans ses propres intérêts, question survie. Il regardait aussi le bras de Stark, plutôt l'épaule qu'il savait avoir été touchée. C'était de toutes ces choses qui ne trompaient pas, surtout quand, malheureusement, on avait une bonne ouïe. Et pour entendre des choses, ça, il en entendait, un peu trop, même. Ce n'était peut-être pas le meilleur moyen d'entamer une conversation mais s'il changeait soudainement de ton pour être plus mielleux, le Stark se serait vite douté de quelque chose. Loki n'était pas des plus subtiles, il le savait. Il était surtout trop fatigué, mentalement, moralement, pour faire nombreux efforts juste pour un humain.
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Message Sujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. I got my gun at the ready, gonna fire at will. | Tony Lun 10 Sep 2018, 11:01

Shoot to thrill
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Il m’était difficile de croire que Loki puisse préférer lire une telle... chose plutôt que de la voir. Bon, d’accord, il ne devait pas avoir grande envie de sortir pour le moment, du moins, pas sans avoir une idée derrière la tête, une idée qui nous obligerait à ramasser derrière lui, tels des balayeurs de rue. J’avais autre chose à faire que de m’amuser à la jouer discrète quand d’autres n’en avait visiblement pas grand-chose à faire. Sûr que le gars risquait moins de souffrir d’un changement temporel que nous, pauvres humains. Cette pensée pourrait presque m’arracher un gloussement d’amusement. Presque. Parce que cet alcool est beaucoup trop bon marché et qu’à force, je me rendais bien compte que cela serait probablement plus efficace pour déboucher les WC que mon estomac. Sauf que je fais avec ce que j’ai et qu’il est hors de question de faire ça. Pas maintenant. Pas quand j’ai une discussion si passionnante avec le dieu de la filouterie. Il m’insulte ? Il devrait savoir que cela ne me faisait pas grand-chose : l’humour est bien souvent la meilleure réponse, tout comme le sarcasme. Ca avait tendance à énerver les gens, les épuiser et à les faire reculer dans leurs derniers retranchements. C’était aussi un moyen pour les faire causer, jusqu’à déceler le tout petit détail qui les ferait tomber. C’était bêtement un jeu. Un peu comme ici, quoi que ce dernier était infiniment plus dangereux. Et grisant.

Non, le danger ne me manquait pas. J’étais réellement ici pour prendre de ses nouvelles, et son manque de courtoisie ne me refroidissait pas. Après tout, j’étais aussi désiré que redouté dans les soirées. J’avais une réputation à l’époque, et probablement pas des plus glorieuse. En avais-je quelque chose à faire ? Je m’invitais là où on ne voulait pas de moi. Que cela puisse se retourner contre moi était évident, que Loki perde patience et décide de faire de moi une descente de lit était possible. Néanmoins, je prenais le risque. J’haussai les épaules.

- Notre lot à tous. N’empêche que tu aurais pu en entendre parler.

Ce n’était pas une accusation, que du contraire. Loki m’avait toujours paru plus finaud que Thor – Seigneur, c’était tellement évident – et plus attiré par les choses intellectuelles. Curiosité, art, tout ça. Je me trompais peut-être, mais avec son âge et son caractère, ma question n’était pas si bête et ne concernait pas seulement les dernières années. Il avait très bien pu venir ici en tout discrétion et assister à une représentation ou l’autre. Mais bon, puisqu’il était coincé ici, qu’il lisait une pièce qui était faite pour être vue, et qu’il n’avait rien vu depuis longtemps – toute proportion gardée – je pouvais bien l’inviter. Je devrais sans doute faire cette proposition à Pepper, je le sais. Cela serait très certainement moins dangereux aussi, et plus romantique. Je levai les yeux au ciel à sa question. Demandait-il réellement une réponse ? Ne pouvait-il pas juste apprécier l’effort, le drapeau blanc, la proposition de sortie qui n’engageait à rien ? Il n’avait rien à faire hormis s’habiller et se laisser conduire, apprécier ou non, faire sa diva ou non, et passer la soirée avec quelqu’un qui visiblement n’en avait rien à faire de qui il était sur le moment. Je n’oubliais pas ses crimes, je n’oubliais pas son camp, son allégeance, ni ce qu’il avait fait contre Thanos. Oui, Loki était un type instable, mais tout le monde l’était. Il avait juste eu le temps de peaufiner tout ça. Je n’osais imaginer comment moi je pourrais être avec quelques milliers d’années dans les pattes. C’est pas un truc naturel et je présume qu’avec une bonne dose de traumatisme et de guerre, je ne serais plus aussi droit qu’avant. Quoi ? Je suis juste réaliste. J’ai bien envie de croire que je resterai « irréprochable » dans cinq milles ans, sauf que c’est loin et que pas mal d’emmerdes peuvent se produire. Je suis assez dégourdi que pour savoir ce que le temps peut faire comme ravages.

- Nop, me suis fait tirer dessus.

Et les antidouleurs ne faisaient pas partie de l’équation, je n’en prenais pas. Cela aurait probablement arrangé mon humeur durant certains jours, mais non. Ce n’était pas mes premières blessures, mes premières balles, mon premier combat. Ce n’était même pas ma première décision de prime à bord complètement stupide. Bon, objectivement, c’était stupide, mais sachant que si le bonhomme voulait nous buter, il l’aurait déjà fait... Qu’avais-je à craindre de plus ? Qu’il me tue ? C’était une possibilité. Mais je crois qu’au-delà de l’ennui qu’il ressent inévitablement en face de moi – et il n’était pas le seul, je faisais cet effet à beaucoup de monde – il y avait une part d’intérêt, de curiosité et peut-être d’amusement. Bref, s’il voulait me tuer, ça ne serait pas pour tout de suite.

Il se releva, allant chercher quelque chose dans l’une des élégantes armoires. L’étiquette, autant que la couleur du liquide, étaient reconnaissables. Non, je ne m’humectai pas les lèvres comme un alcoolo en manque, mais il fallait avouer que c’était infiniment plus prometteur que ce que j’avais apporté en guise de cadeau.

- Les asgardiens sont des rustres.

Et c’était dit avec trop de naturel pour qu’il y ait la moindre trace de mensonge. Je le pensais sincèrement. J’avais beau m’entendre avec Thor, ça n’enlevait rien au fait que c’étaient un peuple qui frappait d’abord et posait des questions ensuite. Un peuple qui assujettissait d’autres peuples et estimaient ensuite que ces derniers devaient être heureux de vivre sous la garde d’Asgard et de leur bon roi. Et non, je ne verrai jamais un peuple qui pratiquait ce genre de torture comme étant un peuple avancé. Les américains faisaient de même ? Si la peine de mort me semblait justifiée dans certains cas, la torture, pour l’avoir vécu à moindre échelle que Loki, me semblait inacceptable. Il y avait toujours un autre moyen pour punir ou obtenir des informations. J’étais même foutrement doué pour le second point.

Donc... Whisky et non pas Whiskey. A première vue tout du moins, et c’était justement une différence à faire puisque le breuvage n’était pas effectué dans les même pays. Double distillation plutôt que trop, marque de fabrique des irlandais. Les deux étaient parfaitement acceptables, c’était même mes boissons favorites avec le bourbon. Cela dit, pour ce dernier, c’était plutôt en termes de nostalgie que je devais parler. Merci papa de m’avoir appris beaucoup trop tôt, pour faire de moi un homme, un vrai ! Mon verre fut donc vidé, rapidement remplacer par quelque chose ayant une odeur bien plus agréable et capiteuse.

- N’est-ce pas ce que nous sommes ?

De vieux amis de guerre. On avait eu un but commun, plus ou moins. La finalité était la même : la défaite de Thanos. Et contrairement à ce que semblait croire Snowman, j’avais parfaitement conscience qu’il restait un type dangereux. Me montrer sous mon jour alcoolique n’était même pas honteux, tout le monde savait que je possédais un penchant pour la bouteille. Encore un héritage de mon père. C’était un coup à me dégoûter de la boisson, et définitivement, je n’allais pas gâcher ça. Même cette pensée était pitoyable, ce n’était certainement ce sur quoi il fallait s’attarder en présence du dieu de la malice. Je suis certain qu’il était du genre à voir ces petits détails, à être curieux et collecter précieusement des informations. Je n’étais pas là pour me plaindre et parler de moi. Pas totalement. Pourquoi étais-je ici, déjà ? Parce que vu la question de Loki, on pourrait presque penser que je demandais qu’on m’achève. Cette blague ! Je suis mal, mais quand même pas à ce point. J’aime beaucoup la vie, merci bien.

- Chacun sa manière d’affronter les choses, Reindeer Games.

Si certains parvenaient à s’acclimater facilement à ce nouveau monde parce qu’ils en venaient d’une manière ou d’une autre, où qu’ils l’avaient vécue sans que leur physique en soit touché... Si certains parvenaient à se focaliser exclusivement sur certains points, pour d’autres, c’était un poil plus compliqué. Je ne nous mettais pas dans le même panier, mais il était évident que Loki avait un problème, tout comme moi. Nos histoires étaient différentes, notre vie également, et même si le dieu détesterait l’entendre, nous nous ressemblions un tout petit peu. Juste au niveau paternel du moins. Cela dit, c’était malheureusement une caractéristique courante, donc inutile de trop s’y attarder.

- Cette époque m’ennuie. La technologie est archaïque et pose des barrières que j’adorerai briser si cela ne risquait pas de foutre en l’air le futur.

Parce qu’il y avait aussi de ça. Le fait que ce que je faisais habituellement quand je n’allais pas bien m’était interdit pour des raisons ou d’autres. Je n’avais pas ce qu’il me fallait sous la main, je ne pouvais rien construire, rien réparer. J’avais envie de poser un ordinateur performant dans le salon, mais ceux existants prenaient ledit salon et n’étaient capables que de faire quelques calculs. Je voulais pouvoir réintégrer Friday à ma vie quotidienne, mais le fait est que c’était plutôt impossible pour le moment. Il serait également des plus faciles de communiquer que nous avions tous de vrais téléphones portables, ou des pad, mais non. Cette époque n’était pas la mienne. Les gens pouvaient être adorable, cela ne changeait rien au fait que ce n’était pas pour moi, que je n’y étais pas à mon aise. Pour un peu, j’en comprendrais presque Rogers et son arrivée chez nous.

- Mais je me soucie surtout de comment toi tu vis les choses... même si j’en ai une petite idée.

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ZONE LIBRE : Il a nombreux surnoms et titres dont il est plutôt fier ; Dieu des méfaits, dieu du mal, dieu de la ruse, dieu espiègle, dieu des mensonges, dieu de la discorde, prince du mal, fils des secrets, le faiseur de méfaits, le dieu sournois, Le Sournois, Seigneur de Tous les Mensonges, Lie-Smith, le change-forme, le magicien des mensonges, Loki le Rusé, Tso Zhung, Loren Olson, l'escroc d'Asgard, Ikol, le détenteur de gemme. Il est genderfluid ; il se considère homme, femme, parfois les deux à la fois, parfois aucun des deux, il a horreur qu'on lui impose un genre.


Message Sujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. I got my gun at the ready, gonna fire at will. | Tony Jeu 13 Sep 2018, 17:53

Il ne saurait dire si le comportement de Tony face à ses plaisanteries était amusement ou fatiguant. Il ne savait pas si c'était une bonne chose qu'il accepte les remarques sans broncher ou si cela n'aurait pas été plus drôle s'il tentait de répliquer quelque chose. Loki avait l'habitude qu'on l'ignore ou lui réponde, il jugeait souvent le niveau intellectuel d'une personne à sa façon de répliquer ou non. De la personne qui manquait de jugeote, la personne trop impulsive ou au manque de répondant ou qui justement savait qu'il valait mieux ne pas répondre. Il arrivait que Stark ait des répliques amusante mais ce jour là, il semblait à court de stock. Notre lot à tous. N’empêche que tu aurais pu en entendre parler. Merci, il savait que les pièces de ce genre étaient habituellement jouées, seulement, il n'avait pas eu le temps de se déplacer et en fait, pas même l'envie d'aller voir. Il avait toute fois promis à son fils, Fenrir, de l'emmener un jour voir ces œuvres. Sauf que le Stark ignorait que son fils avait passé le portail, il n'allait donc pas balancer l'information comme ça. On pouvait dire bien des choses sur Loki, qu'il était cruel, impulsif, capricieux, mais on ne pouvait pas lui retirer une chose : il était un très bon père. Sauf avec Narfi, certes. Mais du reste, avec ses bâtards, c'était un très, très bon père. Ses enfants étaient après tout dans la légende et pas pour rien. Et il les aimait de tout ce qu'il lui restait de cœur.

« Où pourrions-nous aller pour voir ces pièces ? »

Le lieu dans New York où ils pourraient voir ces pièces, sans dire que ce serait Stark et lui, juste savoir où il pourrait trouver ça pour y emmener son fils pour un moment père fils, que Fenrir puisse apprendre tout ce qu'il avait manqué, toutes ces années coincé avec des chaînes. Quand le Stark lui disait s'être fait tirer dans l'épaule, Loki ne pouvait réprimer son petit sourire, presque rire, un amusement passager, car il savait fort bien où le Stark avait du récolter cette blessure. En soi, il y avait beaucoup de possibilités, il pouvait aussi l'avoir eu à cause de Thanos mais dans son orgueil, il préférait croire que c'était de son fait.

Il finissait par apporter une des bouteille qu'il avait prise, honnêtement, l'odeur du liquide ramené par Stark ne lui disait rien qui vaille. L'odeur ne lui plaisait pas, manquait presque de lui agresser le nez tant cela manquait de subtilité. De quoi se sentir insulté si Loki ne s'était pas mis en tête qu'il ferait mieux d'avoir le Stark sous le coude, sait-on jamais, il pouvait lui être fort utile dans cet immeuble s'il faisait une énième connerie – ce qu'il ferait, indéniablement – et qu'il avait besoin d'une solution de replis.

Les asgardiens sont des rustres. Oui, c'est certain. La violence était une caractéristique première des Asgardiens. Ils n'étaient pas tous fins d'esprit et même Odin, le père de tous, le dieu du savoir, de la connaissance, lui paraissait parfois plutôt ignorant sur ce qui l'entourait. Ou alors il était si vieux qu'il perdait la tête. Possible. En tout cas, ses fils n'avaient pas hérités de son savoir, il avait fallu qu'il adopte Loki pour relever le niveau, selon Loki lui-même.

Il laissait le Stark se servir comme un grand, il ne manquerait plus que cela, tient, qu'il doive le servir. Le contenue de son propre verre disparaissait bien vite, il avait suffit d'un claquement de doigts – à quelque détails près – pour que son verre plein soit remplacé par un nouveau verre, vide et propre. Illusion ? Téléportation ? Magie ? Il n'y répondrait pas, les magiciens avaient leur secrets. Il laissait simplement son invité se servir avant d'en faire de même, curieux des boissons terrestres. Il devait reconnaître qu'il appréciait les inventions humaines, c'était les humains qu'il n'aimait pas : beaucoup trop d'idiots pour trop peu de génies qui se démarquaient.  N’est-ce pas ce que nous sommes ?

« Si pour vous de vieux amis de guerre s'abandonnent à une mort certaine même après s'être entraidé pendant deux années au péril de leur vie, alors, j'imagine que oui. »

Loki l'avait toujours mauvaise, que Tony et les autres l'aient laissés derrière. Cela avait aussi forcé Thor à rester derrière avec lui, cela avait été comme dire « eux, on en veut pas » alors que Loki les avait aidé pendant deux années. Qu'il avait nombreuses fois risqué sa vie face à Thanos, en s'immisçant chez lui, en s'immisçant dans son camp, lui faisant croire qu'il était de son côté ou essayant de récupérer une ou deux pierre, la pierre du pouvoir étant celle qu'il convoitait le plus parmi toutes pour mettre Thanos à genoux. Sauf que tous les risques et efforts lui avaient valus un joli tête à tête avec Thanos au lieu d'un ticket pour le passé. Il était rancunier, le Loki. Surtout qu'aucun d'eux n'avait eu la décence de s'excuser pour ça, depuis que Loki était ici.

Le Stark semblait vouloir s'ouvrir à lui. Loki se demandait si le Stark n'avait pas d'amis à qui raconter tout ça, pour qu'il vienne le voir lui. Loki comprenait donc qu'ils semblaient avoir mis une barrière pour ne pas changer le futur, c'était ce qu'il en déduisait des dires du Tony en tout cas. Pour qu'il vienne s'en plaindre à lui, qui avait bouleversé le futur avec l'attentat de Time Square, Tony devait avoir reçu quelque ordres particuliers de ses compères et ne pouvaient donc pas aller leur en parler, contrairement à lui qui se moquait des règles, qui imposait les siennes sans se soucier de l'avis des autres.

« Stark. Le futur est déjà brisé ou pour reprendre vos mots, foutu en l'air. Il l'a été dès l'instant où vous avez franchis ce portail, dès l'instant où je suis passé par ce nouveau portail et que j'ai fais exploser ce Time Square. »

Il ne s'y connaissait pas en matière de voyage temporel, il ne s'y connaissait que dans les failles dans l'espace. Il savait où aller, quelle brèche utiliser pour aller d'un point a à un point b mais il restait à son époque, pas comme là où ils avaient remontés le temps. Pourtant, quelque chose lui disait qu'ils étaient dans une autre faille, un autre temps, comme un multivers. C'était eux mais ce n'était plus eux. C'était leur monde mais ça ne l'était plus.

« Lorsque je suis venu à New York la première fois, les humains ont commencés à réaliser qu'il y avait du monde ailleurs que sur leur planète et ils ont commencés à fabriquer des armes toujours plus puissantes et destructrices pour se protéger des envahisseurs. Malheureusement, ils ignoraient à quelles forces ils pouvaient avoir à faire. Ils ignoraient tous de mes pouvoirs et ils avançaient dans le noir. Ils ignoraient qu'il y avait des créatures comme les chitauris ou pire encore, des titans comme Thanos. Le fait est que maintenant, ils ont 71 années et 11 mois à partir de l'explosion de New York pour fabriquer de nouvelles armes pour se préparer à ces attaques. Le fait est qu'ils ignorent qui est Venom, qu'ils ignorent qui je suis et qu'ils ne savent donc pas contre qui ils se battent. J'ai lu vos journaux et c'est pathétique. Ils croient à des terroristes humains, ils croient à des allemands ou des italiens, certains à des russes, mais aucun ne pense à une attaque qui viendrait d'un autre monde. Mais les scientifiques vont commencer à travailler sur des armes, parce qu'ils ont vu que leur stupide pistolets ne faisaient rien sur Venom, pas plus que sur moi. Alors votre technologie, Stark, dans cet immeuble, je crois que ce sera le cadet de leur soucis et je crois que je vous ai à tous rendu un très grand service en attaquant Time Square. »

Sauf que cette fois, il n'y avait pas eu de faille dans le ciel et aucune créature qui en sortait mais l'idée était la même. Il ne culpabilisait pas pour Time Square parce qu'il savait que d'une certaine façon, il avait permis aux humains de faire comme en 2012, prendre conscience des autres mondes ou des attaques que de simples pistolets ne pouvaient appréhender et donc, ils chercheraient à créer de meilleures armes. La vie suivrait son court de cette façon. Oui, aussi, à sa façon, il cherchait à rassurer le Stark sur tout ça, mais ça, il ne le dirait pas comme ça, Loki avait sa fierté.

« Comment devrais-je vivre les choses ? Mon épouse a péri par votre faute, je ne peux plus voir mes propres enfants, ma chair, mon sang. Asgard ne répond pas, Heimdall joue la sourde oreille. Comment devrais-je vivre les choses, d'après vous ? »

Il n'allait pas dire que son fils était avec eux, pas plus que sa fille mais il parlait bien de son épouse, rajouter de la culpabilité sur leur épaules s'il le fallait. Anthony avait toujours sa femme, les autres aussi, certainement, mais lui ? Il n'avait plus que Thor. Il l'aimait, son frère, c'était même pour ça qu'il s'était rendu et s'était tenu tranquille jusque là, par amour pour son frère. Même s'il ne lui dirait pas ainsi non plus.

« Cette époque ou une autre, cela m'importe peu, contrairement à vous. »

La Terre détruite ou encore debout lui importait peu, de toute façon, c'était déjà le chaos dans son esprit donc que le lieu où il habite y ressemble n'était pas surprenant pour lui.


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Message Sujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. I got my gun at the ready, gonna fire at will. | Tony Ven 14 Sep 2018, 13:28

Shoot to thrill
« Le cœur n’a pas de rides, seulement des cicatrices. » R. Vrigny





Garder à l’esprit que Loki était dangereux et instable n’était pas bien compliqué. Je ne pouvais pas dire que je le « lisais » suffisamment bien pour savoir s’il tentait de m’amadouer, de me manipuler ou qu’il avait une sale idée derrière la tête, aussi je partais du principe que... bah, c’était le cas. Si je n’avais pas l’air particulièrement méfiant, que j’étais face à lui, vulnérable et probablement à sa merci, j’estimais également qu’il ne tenterait rien de mortel contre moi pour le moment. J’avais déjà joué ma vie pour moins que ça... Et il fallait avouer que c’était un brin exaltant. C’était se sentir vivre d’une manière sauvage et implacable, me ramenant à cette première fois où j’avais volé, oublieux des règles physiques et biologiques les plus élémentaires. C’était risquer sa vie pour ensuite trouver une solution. C’était jouer avec le feu, risquer de perdre le contrôle. J’avais parfaitement conscience que de continuer à tenter le diable, d’aller de plus en plus loin était mauvais... Et pour tout avouer, j’avais également conscience qu’il y avait un terme pour désigner ce genre de comportement : l’autodestruction. J’avais cependant un instinct de conservation, même si on était totalement en droit d’en douter. J’avais beau me jeter dans toutes les pires situations, je m’en sortais, et le sentiment procuré était bien souvent vivifiant. Loki... Et bien, je ne connaissais pas assez Loki, mais il me donnait l’impression d’apprécier aussi ce genre de sentiment de liberté. Il était autant prêt à tout brûler pour le garder que par amusement ou plus simplement parce qu’il refusait de se soumettre. Il était bêtement capable de foutre la merde seulement parce qu’on lui avait demandé de rester calme. C’était l’ennui quand on essayait de brider un esprit brillant et indomptable : ça pétait. Odin – qui d’autre ? – avait tenté de garder Loki dans l’ombre de Thor. Si cela avait dû fonctionner un temps, les blagues du Dieu malicieux s’étaient sans doute faites de plus en plus... vicieuses. Preuves s’il en est que déjà à l’époque, il aurait fallu le prendre au sérieux. Lui donner une chance. Le problème... Le problème c’est que c’était ce que je pensais du Dieu et que je pouvais parfaitement me fourvoyer parce qu’il est plutôt compliquer de comprendre le chaos.

- Il y a le Paramount Theatre, sur la 43eme rue de Times Squares. Il y a aussi le Roxy Theatre situé 50eme rue, entre la 6ème et la 7ème Avenue, juste à côté de Time Squares. Ils y passent quelques films muets aussi.

Je réfléchissais en même temps que je parlais : j’avais eu le temps de me balader. Pas tant que ça, mais assez pour noter quelques grands bâtiments. Il y en avait certainement d’autres, mais c’était présentement les seuls qui me venaient à l’esprit. Je ne pensais pas non plus ne pas répondre au dieu : c’était inutile. S’il voulait sortir, il sortirait, avec ou sans moi. S’il était de mon devoir d’essayer de le « canaliser » un peu, je ne me sentais pas de le faire quand tout ce qu’il semblait rechercher était un peu d’amusement. Tout dépendait le genre d’amusement. Tout comme Loki avait bon goût, au moins au niveau de l’alcool, et qu’il ne ressemblait en rien aux autres Asgardien. 2videmment, ça devait avoir un peu sens au vu de son adoption et du comportement de son cher paternel adoptif. Quoi que Laufey ne devait pas être un père particulièrement accueillant. Je me demandais... Loki avait-il réellement était abandonné ? Ou Odin avait-il pris l’enfant-prince comme une prise de guerre ? Après tout, mettre un gosse dans un temple était logiquement le meilleur endroit pour le sauver. C’était dans les temples que les civiles se cachaient, en tant de guerre. Ou alors Loki était vraiment trop petit et cela avait été acte de miséricorde que de laisser l’Hivers s’emparer de lui, pour... je sais pas. Magie : le réincarner ? J’ignorais trop de choses dans cette histoire et ce que je savais n’était que l’histoire écrite par les vainqueurs ou des humains ignorants.

- Crois-le ou non, mais s’il avait fallu que j’abandonne Pepper là-bas pour avoir la chance de sauver ce monde, je l’aurais fait.

J’avais eu le temps d’y réfléchir, et la réponse était... difficile. Malheureusement, c’était un calcul simple et terriblement logique : une vie n’avait aucune importance si des milliards étaient en jeu. Je ne dis pas en revanche que cela m’aurais plus. J’aurais été dans une colère terrible, probablement plus l’ombre de moi-même qu’autre chose, avec une violente envie de détruire et de faire mal à ce bâtard poupleux... J’aurais tenté de trouver une solution, n’importe laquelle, pour pouvoir la sauver. Mais s’il n’y en avait pas, si il n’y avait que cette solution, pressés par le temps, les ennemis, le portails, tellement d’autres données... Je l’aurais fait. Cela ne faisait certainement pas de moi un héros, et peut-être cela jouait-il sur mon état d’esprit du moment. Comment vivre en se regardant, en sachant que l’on était capable de cette horreur ? Je ne voulais perdre personne, ni laisser qui que se soit derrière. Des choix devaient être faits, difficiles, mais logiques. D’ailleurs, si cela n’avait tenu qu’à moi, je n’aurais pas choisi certaines personnes. Fort heureusement, d’autres gens, plus objectifs avaient pu donner leurs avis. Je ne parle pas de Rogers pour ce cas précis, bien évidemment, mais peu importait. Les choses étaient faites et nous avions à vivre avec l’idée que nous avions laissé des gens derrière nous, en sachant parfaitement qu’ils allaient mourir. Ce n’était pas facile... Parce que nous avions tous perdu quelqu’un, quelque chose. Du moins, la plupart d’entre nous. Je ricanai, un sourire presque amusé venant se coller à mes lèvres. Sérieusement ?

- Je sais.

Je n’avais certainement pas besoin de lui pour le savoir. Notre arrivée changeait les choses, c’était le but. Le fait est que nous avions légèrement raté notre atterrissage. Et si notre arrivée n’avait rien fait et était passée inaperçue, les événements de Times Squares étaient quant à eux parfaitement visible. Si les gens d’ici ignoraient tout de ce qui se passaient, on ne pouvait les blâmer : ils n’avaient pas encore construit la Nasa, ils ignoraient encore tout de la Lune, de Mars, et plus encore de tout ce que l’Univers cachait comme beauté ou horreur. Le futur était changé à partir du moment où Bruce avait parlé à Natasha, ou, plus largement, chacun d’entre nous avait rencontré des gens de cette époque. Nous n’en ressentions pas encore les effets, où alors si, et ils étaient simplement venus s’implanter naturellement dans notre esprit sans que nous puissions dire que nos anciens souvenirs avaient été remplacés par des nouveaux. C’était là toute l’affaire du temps : un sacré bordel de paradoxe. Le tout était d’éviter que le battement d’ailes du papillon ne consume pas la vie de l’un d’entre nous avant sa naissance ! L’attaque de Times Squares avait remué pas mal la boue, nous forçant à réagir. En un sens, je pourrais presque être reconnaissance d’avoir offert un moyen pour nous de bouger et nous montrer... Mais des gens avaient été blessés et tués, et ce n’était pas juste pour ouvrir les yeux. C’était le caprice de personnes en colères, désireuses de foutre la merde. Il n’y avait rien d’altruistes dans leurs actions et je n’allais certainement pas applaudir Loki d’avoir attaqué le quartier. En fait, j’étais positivement sûr qu’il y avait d’autres moyens d’éveiller les consciences que de tout faire péter, tout comme je n’étais pas certain que de partager notre savoir maintenant serait forcément très... adéquat. Certaines choses ne devaient pas être touchées. On ne devait pas bouleverser la vie d’autres gens. Mais si l’avenir du monde en dépendait... Quelle merde, sérieusement. Tout comme les Symbiotes étaient un problème... Du moins celui qu’il y avait pour le moment.

- Je ne suis même pas sûr qu’on puisse tuer un Symbiote. Ou que cela soit une bonne idée. En fait je suis positivement persuadé qu’un Symbiote mêler à un alliage...

Je partais loin dans des idées qui n’étaient pas forcément bonne. Le truc, c’est qu’on en savait assez peu sur ces créatures. Quant au reste. Aaah, je savais que nous en arriverions là. C’était peut-être aussi un peu pour ça que j’étais là... Essayer de le faire parler, l’écouter et peut-être l’aider, même si rien ne pourrait atténuer ce genre de douleur.

- Je suis désolé à propos de ça.

Et j’étais sincère. Je pouvais parfaitement imaginer le genre de douleur qu’il ressentait. Ce sentiment d’impuissance et de rage, cette envie de vengeance et de faire du mal. J’avais été une plaie béante à la mort de ma mère, de celle de Jarvis, de Moïra. J’avais été plus préparé à certaines qu’à d’autres, mais je connaissais le sentiment à la perte inopinée et sauvage de gens que l’on aimait. Loki était sensiblement plus vieux avait juste eu plus de temps pour l’examiner de long en large. Même si je n’aimais pas du tout l’idée qu’on puisse torturer, chose que l’on faisait chez nous avec création et imagination, et chez eux, de manière peut-être un peu plus rustre. En revanche, il fallait qu’il se rendre compte d’une chose toute simple...

- Mais ceux que tu aimes sont vivants. Changer les choses ici changera les choses là-bas. Traite moi de naïf, mais ça doit compter.

Et puis, ne pouvait-il pas voyager ? Il me semblait qu’il connaissait les chemins pour voyager à travers les mondes. Sleipnir le pouvait également il me semblait, à moi que je n’ai totalement inventé ces dons. De plus... Sigyn restait avec Loki, quoi qu’il se passe. Si nous avions décidé de l’emmener avec nous, elle aurait refusé pour rester à ses côtés. Nous ne pouvions prendre Loki parce que... Et bien, c’était Loki. Nous n’avions aucune garantie qu’il soit aussi « sage » ici qu’il avait été aidant en 2019. Vu tout ce que nous avions à perdre, nous ne pouvions risquer d’emmener des « vilains. » Et Times Squares était arrivé comme pour nous donner raison, même s’il était évident que c’était plus compliqué que ça. De même que si Heimdall restait sourd aux appels de Loki, c’était peut-être bêtement parce qu’il risquait de changer l’avenir d’Asgard également. Pouvais-je lui donner tort ? Bon sang, Loki avait la possibilité de sauver les gens qu’il aimait ! Que ne ferais-je pas pour sauver ma mère ? Oui, j’aime être un monde de contradiction. La chose principale à savoir était que changer l’avenir permettait à nos morts de ne pas mourir. De rendre leur sacrifice dans le passé utile et leur permettre de vivre dans le présent. Le présent changé. Nous aurions à vivre avec ça, pas eux.

- Etre ici est important. Pas seulement pour nous : tu as la possibilité de sauver Sigyn et Frigga.

Cela ne serait pas simple, évidemment, surtout s’il ne pouvait aller sur Asgard. Cette époque pourrait tout changer pour lui, du moins une bonne partie. Il faudrait y aller avec des pincettes, manœuvrer délicatement parce que tout le monde à Asgard le prenait pour le dieu menteur, et ne lui accordait donc que peu de crédit. S’était absurde... Même s’il ne fallait pas prendre pour argent comptant ce qu’il disait, il était évident que l’homme ferait n’importe quoi pour ceux qu’il aimait. De ce que je savais, ses enfants étaient encore en vie, mais il pourrait les rejoindre plus rapidement et facilement, ou plus simplement dire la vérité à son lui du passé sur ce qu’il était réellement : cela lui éviterait peut-être de devenir fou furieux en apprenant la vérité par un simple hasard et de voir qu’il n’était qu’une relique destinée à Odin seul le sait. Ce que je voulais juste dire c’est que Loki avait autant intérêt que nous à changer les choses. Il était là alors qu’il ne le devait pas, son chagrin était réel, mais tout n’était pas perdu. Il n’avait pas été emmené pour des raisons évidentes, mais sa présence pouvait être fort utile. Je ne pensais certainement pas que quelqu’un comme lui puisse être contrôlé, mais en l’état, il pouvait faire d’autres choses que de tout détruire par pure tristesse, rage et colère. Oui, il y avait le simple plaisir de détruire, mais contre ça, je n’avais pas vraiment de solution : il y avait un nombre limité de truc que je pouvais tolérer, accepter et pardonner au bout d’un moment. Loki avait plus que son comptant de morts, et si je comprenais, je ne pardonnais pas. Cela ne signifiait pas non plus que j’étais incapable de voir l’intérêt qu’il pouvait représenter, tout comme Barnes.

Codage par Libella sur Graphiorum



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Shoot to thrill, play to kill. I got my gun at the ready, gonna fire at will. | Tony

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