RSS
RSS



 
AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
LA SSR RECRUTE !

SSR recrute des membres, 25$ seront offerts aux nouveaux à la SSR I need a hero. | ft. Anthony Stark 3182883982 I need a hero. | ft. Anthony Stark 4154298936
On a besoin d'eux !

Nous recherchons nos superbes héros de l'ombre !
On recherche nos PV !

Faites des heureux, prenez des Postes Vacants !
Nous les recherchons très activement.

Partagez

I need a hero. | ft. Anthony Stark

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Matoskah Kohana
ADMIN ᚖ Mutant
Voir le profil de l'utilisateur http://ashesanddusts.forumactif.com/t1350-matoskah-kohana-black-
I need a hero. | ft. Anthony Stark 21cc39d76617d0e8e2552cbba78a2b76
MISSIVES : 274
FT. : Jason Momoa.
COPYRIGHT : Lux Aeterna (avatar) | ROGERS. (signature) | Redd ♥ (aesthetic)
AKA. : Black Bear.
CLASSE : Classe 3
STATUT CIVIL : C'est compliqué. Il fût fiancé mais a fuit ces fiançailles pour sa liberté.
LOCALISATION : Harlem - New York
MULTIFACE : Steven, Shoshana, Loki, Gamora & Natalia.
DATE D'ARRIVÉE : 12/01/2018
I need a hero. | ft. Anthony Stark Giphy

Message Sujet: I need a hero. | ft. Anthony Stark I need a hero. | ft. Anthony Stark EmptyDim 05 Aoû 2018, 13:43

I Need a Hero
Tony & Moïra

« I need a hero, I'm holding out for a hero 'til the end of the night. He's gotta be strong and he's gotta be fast and he's gotta be fresh from the fight.  »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
9 Septembre 1945

Elle adorait Brooklyn. Elle y avait passé toute sa vie. Elle y était née et y resterait sûrement toujours, quand bien même avait-elle un jour rêvé de grandeur, d'une maison de banlieue tranquille pour élever ses enfants avec son mari. Ici, elle connaissait tout le monde et tout le monde la connaissait, elle connaissait toutes les rues et ruelles, tous les détours et les cul-de-sacs. Le quartier irlandais surtout.

Elle revenait actuellement d'Harlem, où elle n'était pas forcément la bienvenue avec ses boucles blondes et sa peau pâle mais ses amis la laissaient venir en paix, avoir des amis amateurs de jazz, la passion pour la musique les avaient réunis loin des regards curieux ou mauvais, voir curieusement mauvais.

La musique était pratiquement tout ce qu'il lui restait, c'était surtout ce qui lui permettait de financer ses robes et payer son loyer et la nourriture pour Aedan Jr. Ce qui était des plus contraignants puisqu'elle ne pouvait pas disposer de son argent comme elle le voulait, elle devait souvent s'organiser avec son frère ou alors demander à son employeur de la payer en liquide. Il n'y avait que la pension d'Aedan qui était compliqué à toucher puisque donnée en chèque mais on s'arrangeait comme on pouvait. Elle gagnait beaucoup de pourboires en liquide, ses paies en liquide donc c'était toujours ça de pris.

Elle revenait d'un entraînement avec son petit groupe, Aedan Jr était chez le grand frère de la blonde, Aloysius, quand ce n'était pas Rosalina qui s'en occupait voir parfois Rebecca Barnes. Elle connaissait pratiquement tout le monde à Brooklyn mais elle était encore loin de son quartier quand un homme se mettait à la siffler. Sûrement à cause des boucles trop bouclées, des lèvres trop rouges du rouge à lèvres, du teint trop lisse, de la robe peut-être trop courte aux chevilles ou trop moulante. Elle était pourtant à ce qu'il lui semblait être la mode New Yorkaise mais il y avait toujours des hommes comme ça. C'était ce qui lui manquait aussi, qu'avoir son mari avec elle, car quand il était avec elle, on ne se serait jamais permis ça. Ou alors on se le serait permis et son cher et tendre étant ce qu'il était, la personne aurait vite appris à ne plus jamais le refaire de sa vie que siffler une dame.

C'était comme ça de temps à autres et cette fois là, la personne semblait plutôt tenace à la suivre, la forçant à presser le pas, ce qui n'était pas la chose la plus évidente avec des talons haut. Elle serrait juste son petit sac à main noir contre elle, à croire que ça lui permettrait d'aller plus vite. Une boule au ventre quand elle voyait en changeant plusieurs fois de rue que l'homme continuait à la suivre et l'appeler, elle faisait simplement comme si elle ne l'entendait pas, cela valait mieux. Dire qu'il y a encore cinq, six ans, Moïra lui serait rentrée dans le tas. Maintenant qu'elle était mère, les choses étaient différentes. Et maintenant que ses frères n'étaient plus là pour la couvrir ou simplement pas avec elle pour ça, ça n'aidait pas non plus. Oh elle n'était pas bagarreuse, juste trop franche et la fierté irlandaise faisait que.

Si elle pensait que le fait de ne pas répondre éviterait un quelconque conflit, il semblerait qu'elle se soit trompée puisqu'il semblait y voir de l'arrogance. les surnoms comme "poupée" à "jolie poupée" à "fait pas ta coincée". La manière dont on parlait à une mère la dégoûtait et encore, aucune femme ne devrait subir ça. Être ainsi suivie jusqu'à chez soi. Il lui restait pourtant plusieurs mètres avant d'arriver à son quartier et être certaine qu'en la voyant en difficulté, quelqu'un interviendrait, c'était là tout l'avantage d'être si connue du quartier irlandais. Ca ne semblait pas inquiéter cet homme qui lui attrapait le bras. Elle essayait de s'en défaire mais la poigne de cet homme était assez forte. Où tu vas comme ça ? lui disait-il mais elle ne comptait pas lui répondre, se contentant d'essayer de se libérer de sa prise. Nul doute qu'elle allait garder la trace de cette grosse main sur son bras frêle un petit moment vu la force qu'il y mettait. A quoi s'attendait-il seulement ? C'était terriblement frustrant de se dire qu'il lui restait plusieurs mètres à franchir pour être en paix mais ne pas pouvoir les franchir parce que cet abruti alcoolisé lui tenait le bras. Les hommes se croyaient-ils vraiment tous trop permis ? Ne voyait-il pas les alliances sur ses mains, la jeune femme qui n'était pas juste fiancée mais mariée, même si techniquement veuve - ce qu'elle se refusait à croire- ? Ca n'avait pas l'air de le percuter plus que ça. Ecoeurant.

Thor aurait-il seulement été là qu'il aurait lui aussi réglé ce problème en deux minutes à peine. Cela allait donné davantage raison à ses frères et même à Thomas, elle ne pouvait pas sortir seule.
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Anonymous
Invité
Invité

Message Sujet: Re: I need a hero. | ft. Anthony Stark I need a hero. | ft. Anthony Stark EmptyDim 05 Aoû 2018, 19:37

I need a Hero
« Qui touche aux miens doit songer à protéger les siens. » Proverbe Corse.






Il n’y avait pas de raison particulière à ma sortie. Honnêtement, j’aurais probablement mieux fait de rester à l’intérieur, dans la chaleur réconfortante de mon appartement silencieux, à travailler sur l’armure ou plancher sur un moyen de trouver les passagers clandestins du temps. J’étais infiniment plus productif avec de la musique beuglant par tous les haut-parleurs et les mains occupées, mais… Mais j’avais mal à l’épaule aujourd’hui, ainsi qu’à la tête. Très certainement le manque de sommeil qui se faisait sentir et de mauvais souvenirs qui venaient me tourmenter. Ma solution ? Plutôt que de siphonner un nouveau verre d’une quelconque liqueur, j’étais sorti. Sans prévenir personne évidemment, et sans but précis autre que de simplement marcher et observer. J’avais beaucoup à apprendre de cette époque et surtout, beaucoup à faire avant de m’y sentir à mon aise sans avoir l’impression qu’écrase une fourmi pourrait détruire l’avenir. Ce n’était peut-être pas à ce point là, mais c’était clairement pas évident de ne pas faire d’erreur quand on avait jadis eu mieux à faire que d’écouter les profs d’Histoire. De toute manière, ce n’était pas eux qui allaient fournir des plans détaillés d’une ville à une époque précise. Pour le coup, ça aurait été plus simple.

Non pas que j’étais perdu, mais il semblerait que marcher et observer en prenant des rues au hasard n’était pas forcément le moyen le plus facile pour s’y retrouver, et ce, même en évitant les petites ruelles sombres et peu engageantes. Sérieusement, certaines seraient d’une authenticité morbide pour des films d’horreur ! Pour un peu, on aurait pu dire que Jack l’Eventreur pourrait surgir de l’une d’elle. Fort heureusement, ce n’était pas ici qu’il avait sévit, et il n’y avait aucune jeune femme à éventrer. Enfin, aucune femme à son goût… Enfin, là n’était pas la question. J’avais le temps de retrouver mon chemin et même si les choses avaient le temps d’évoluer et de changer, l’agencement de certains bâtiments me faisait penser aux alentours de Brooklyn. Toujours de souvenir, il s’agissait d’un quartier plutôt défavorisé, quoi qu’il était encore loin du Bronx. Au vu des gens qui marchaient, et de l’état des lieux, il était facile de deviner la classe sociale des gens. Non pas que cela avait une quelconque importance, c’était juste intéressant d’observer les gens vaquer à leurs occupations, faire des messes basses, ou entendre les conversations, des brides de mots, concernant ce qu’il s’était passé à Times Square. Cela ressemblait plus à des rumeurs et à qui trouverait l’anecdote la plus fameuse.

Je ne me mêlai pas à ces gens. Même si j’étais l’un des mieux placé pour en discuter, je n’allais rien apprendre et juste perdre mon temps. Il fallait effectivement tenter de trouver des solutions, d’abord pour trouver les gens qui avaient utilisé le deuxième portail, mais également comment en créer un autre et le rendre suffisamment stable pour ne pas nous trouver dans une époque encore plus absurde. Si on se retrouvait dans le futur par exemple, ou une semaine avant l’invasion de Thanos et de ses armées. Non, nous devions prendre le temps de bien comprendre ce qui n’avait pas fonctionné et de nous préparer à toute éventualité. J’en étais là de mes pensées lorsqu’un sifflement me fit relever les yeux. Un homme, loin devant moi, sur l’autre trottoir, derrière une jeune femme blonde et pâle qui, de là où j’étais, semblait absolument superbe. Je baissai mes lunettes de soleil, histoire d’y voir un peu plus clair dans ce petit jeu. Jeu sordide, s’il en est. Il ne faut pas être un génie venant du futur pour parvenir à mettre un mot sur la situation et un qualificatif peu glorieux sur le bougre trop insistant. Comment ? une dispute de couple ? A d’autre. Et quand bien même ses deux là auraient élevé les cochons ensemble, il y avait certaines manières à ne pas avoir envers les femmes. Je dis les femmes parce que bordel, c’était souvent elles les dindons de la farce. Il n’y avait aucune excuse à ce comportement : la tenue n’était pas provocante, même si délicieusement moulante, et ce n’était pas pour un peu de chair visible aux chevilles qu’il fallait perdre tout bon sens. J’avais la sensation qu’on oubliait un peu trop rapidement à qui les hommes devaient leur existence. Le fait que j’ai était un sombre idiot par le passé n’entrait pas en compte : je n’avais jamais levé la main sur une demoiselle pour obtenir ses faveur, et il ne me semblait pas les avoir traitée comme un vulgaire gibier de premier choix.

J’aurais sans doute pu continuer mon chemin et faire comme les rares autres passants, faire comme si je n’avais rien vu. Sauf que voilà, ils avaient eu le temps d’avancer et moi de m’arrêter. J’avais eu le temps d’entendre certains propos et surtout, de distinguer le geste de ce gars. Oh, rien de bien vulgaire, mais rien de particulièrement élégant non plus. Je ne suis pas sûr qu’attraper le bras d’une femme puisse être pris comme un geste de courtoisie. Pas comme ça en tout cas. Il me suffit juste de regarder plus attentivement le duo pour terminer de froncer les sourcils. Elle… Me rappelait quelqu’un. Malgré le temps qui était passé, les vieilles photos en noirs et blancs d’album de famille ne trompaient pas. Je devenais peut-être de plus en plus vieux, mais je gardais une mémoire suffisamment riche que pour ne pas trop me tromper. Et même : il était hors de question de laisser quelqu’un dans la galère, même si ça ne me regardais pas et même si la femme avait peut-être volé quelque chose… Ce dont je doute. Je traversai, sans prendre la peine de regarder sur la route : il n’y avait aucun bruit et les voitures de l’époque n’étaient pas réellement connues pour leur moteur silencieux.

Il ne me faut que quelques enjambées décidées, tel un superbe conquérant – oui je pose le tableau et oui, c’est classe dit comme ça – pour atteindre la jeune femme en mauvaise posture. Je ne vais pas imaginer le gars la trainer dans une allée pour faire son affaire et laisser le corps brisé derrière lui, à coté de quelques ordures et quelques rongeurs, mais c’est presque l’idée qui ressort de tout cela. On aborde pas une jeune femme comme ça, ni ne lui tient le bras de cette manière pour parler dinette.

- Vous étiez là, très chère. Je m’inquiétais. Seriez-vous importunée ?

Cela sonne bizarrement à mes oreilles, mais il ne faudrait surtout pas que… Seigneur, que Moïra me prenne pour un autre dégénérer prêt à se battre pour l’enlever et la faire sienne. Rien que d’y penser, cela pourrait presque m’arracher une grimace dégoûtée. Je fais juste le mec qui connait la femme. Je ne donne pas de nom, même si son identité m’apparait maintenant comme évidente. Je ne donne pas non plus de nom : elle serait sans doute un peu trop… surprise. Comme le gars qui ne s’attendait visiblement pas à voir quelqu’un arriver pour gâcher son plaisir. Je baisse les yeux sur la main que le type tient toujours serrée sur le poignet, et j’hausse un sourcil. L’effet, s’il n’est pas immédiat, à le mérite de ne pas être gâché par les lunettes préalablement enlevées. J’avais bien envie que le gars me donne une raison de frapper, même si la violence ne résolvait rien. Elle avait le mérite de défouler cependant… D’autant plus quand on touchait à une personne que je considérais comme faisant partie de ma famille. Je ne suis certainement pas aussi grand que le gars, probablement pas aussi musculeux, mais j’avais indéniablement plus de charisme : on devient pas milliardaire en se faisant humilier par des crevettes. Lorsqu’il détache enfin sa vilaine main du poignet gracile, je m’autorise un sourire. Le tout c’est passez quand même relativement vite : moins d’une minute.

Il n’y a donc pas de raison pour que le geste du gars soit aussi stupide que son approche envers Moïra. Pourquoi diable faire ça ? Je n’avais même rien dit de désobligeant ! J’intervenais juste entre un pauvre gars et sa victime ! Peut-être est-ce juste un geste pour amorcer une excuse, une poignée de main, n’importe quoi de ce genre, mais les deux dernières années de guerre ont tendance à… modifier l’instinct et les réflexes des gens. Je repoussai peut-être un peu durement Moïra de cette confrontation, et déviai un coup qui visiblement, était destiné à l’un de nous deux. Le processus me fit clairement grimacer de douleur : la blessure n’était pas refermée, elle était toujours bien présente et me lançait comme au premier jour. Si ce n’était pas étonnant, le mouvement brusque n’arrangeait rien. Cela dit, l’homme ne s’attendait sans doute pas à se retrouver devant quelqu’un qui possédait un minimum de réflexe. Ou alors il ne réfléchissait simplement pas. L’esprit humain peut parfois être des plus complexes… Tout ça pour dire que je n’allais pas m’y attarder et que ma main alla s’écraser sur le sternum du l’autre homme, lui coupant provisoirement le souffle. Moi-même j’avais l’impression d’entendre brusquement le sang battre mes tempes. Savoir que ce n’était que l’adrénaline montée trop rapidement ne changeait rien.

Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Matoskah Kohana
ADMIN ᚖ Mutant
Voir le profil de l'utilisateur http://ashesanddusts.forumactif.com/t1350-matoskah-kohana-black-
I need a hero. | ft. Anthony Stark 21cc39d76617d0e8e2552cbba78a2b76
MISSIVES : 274
FT. : Jason Momoa.
COPYRIGHT : Lux Aeterna (avatar) | ROGERS. (signature) | Redd ♥ (aesthetic)
AKA. : Black Bear.
CLASSE : Classe 3
STATUT CIVIL : C'est compliqué. Il fût fiancé mais a fuit ces fiançailles pour sa liberté.
LOCALISATION : Harlem - New York
MULTIFACE : Steven, Shoshana, Loki, Gamora & Natalia.
DATE D'ARRIVÉE : 12/01/2018
I need a hero. | ft. Anthony Stark Giphy

Message Sujet: Re: I need a hero. | ft. Anthony Stark I need a hero. | ft. Anthony Stark EmptyDim 12 Aoû 2018, 12:44

I Need a Hero
Tony & Moïra

« I need a hero, I'm holding out for a hero 'til the end of the night. He's gotta be strong and he's gotta be fast and he's gotta be fresh from the fight.  »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]La jeune femme était sûre d'une chose, cela ne serait jamais arrivé si elle était dans son quartier. Quelqu'un serait aussitôt survenu pour apprendre les bonnes manières à cet homme. Et malgré ses airs de femme assurée, la jeune femme était plutôt frêle et n'avait aucun moyen de se défendre. Elle essayait tout simplement de le repousser au mieux. Pendant quelque instants, la jeune mère hésitait à aller chez son frère plutôt que chez elle, c'était le bâtiment en face du sien mais fou serait celui qui s'y aventurerait, cela éviterait aussi de donner l'adresse exacte de son foyer. Mais fallait-il encore seulement qu'elle parvienne à l'appartement et surtout à son quartier. C'était les mètres les plus longs à faire.

Dans son métier, Moïra devait composer avec certains bougres et leur mains baladeuses, elle avait appris à agir avec tact ou à les éviter de justesse. Sauf que dans son métier, il y avait une certaine ambiance et surtout plein de gens autour prompts à réagir si quelqu'un allait trop loin. Avance, fais comme si de rien n'était. Mais la poigne de cet homme sur son bras était trop ferme, trop tenace et elle ne parvenait pas à s'en défaire, sans parler de l'odeur nauséabonde qui émanait de lui, entre alcool et sueur, mélange des plus immondes quand bien même on lui avait dit que c'était l'odeur typique des hommes. Le sien avait au moins la décence de ne pas sentir ainsi.

Vous étiez là, très chère. Je m’inquiétais. Seriez-vous importunée ?

Une voix se faisait entendre et cette question aussi. Un petit temps d'arrêt pour remarquer cet homme venir jusqu'à eux. Un homme qui aurait pu être très beau s'il ne lui semblait pas si fatigué, presque endoloris aussi. Ses traits ne la trompaient pas et pourtant il avait tout d'un sauveur sur l'instant. Il fallait saisir l'occasion quand elle se présentait, si elle n'avait pas le loisir de prendre son temps pour l'observer et ainsi jauger s'il avait ou non de bonnes intentions, elle préférait partir du principe qu'il en avait de bonnes et elle préférait jouer son jeu.

Mon cher et tendre, enfin vous voilà.

Elle n'était pas actrice de cinéma mais au moins essayait-elle d'y mettre les formes. Elle avait du mettre suffisamment de formes pour que l'homme vile relâche son poignet, Moïra ne pouvait que le reprendre avec un soupir, mêlé entre douleur et satisfaction et se reculer derrière le nouvel arrivant. Il avait des airs d'Howard Stark, à bien y regarder, mais il lui semblait plus vieux, plus marqué par le temps et les événements. Peut-être qu'Howard était un modèle que les hommes copiaient ou alors elle pensait à Howard Stark parce qu'elle avait un rendez-vous très prochainement avec Maria au sujet de ses fiançailles et d'une fête qu'elle voulait organiser pour l'occasion, Maria qui lui semblait si éprise et qui lui en avait tant parlé qu'il était normal que le Stark soit encore dans ses pensées. Elle se massait son poignet endoloris puis repassait une de ses boucle blonde derrière son oreille quand celle-ci venait à la chatouiller un peu trop. Elle ne pouvait que constater ce qu'il se passait et être repoussée, reprenant son équilibre de justesse, chose peu aisée avec de telles chaussures à talons - maudits soient les créateurs et la mode. Le second l'avait repoussé et si elle comprenait l'intention derrière, elle ne s'y était pas mentalement préparé mais cela lui avait au moins évité un coup. Elle avait commencé à se reculer avant mais visiblement pas assez. Elle en devait donc au moins deux à cet homme, être intervenu pour lui sauver la mise et en plus, lui avoir éviter un coup.

Et visiblement l'homme fraîchement débarqué, le Howard Stark avec des cernes et quelque années dans les pattes, semblait savoir de quoi il parlait quand elle voyait le coup qu'il retournait à l'inconnu et l'effet que cela provoquait. Aucune idée de si tout ceci était ou non terminé, elle ne pouvait que rester en arrière à se masser le poignet pour faire passer la douleur et se dire qu'elle aurait une marque qu'elle devrait cacher avec un bracelet de perles pour son travail et ses rendez-vous. Le premier avait l'air d'avoir eu sa dose entre sa soudaine incapacité à respirer et son envie de déguerpir en se traînant plus loin. Cela valait mieux ainsi et l'homme avait du le comprendre.

Moïra attendait qu'il soit suffisamment loin pour retourner son regard sur le Howard Stark.

Merci à vous, vous êtes un parfait gentleman. Qui sait seulement ce qu'il serait arrivé si vous n'étiez pas intervenu...

Elle espérait juste que l'homme serait si charmant qu'il en avait eu l'air en l'abordant et qu'il ne serait pas comme l'autre et n'en profiterait donc pas pour continuer ce que l'autre avait commencé. Moïra se pensait douée pour analyser les gens, pour voir s'ils avaient bon ou mauvais fond, c'était des airs, des attitudes qui ne trompaient pas et là encore, c'était son métier qui lui avait enseignée à détailler les clients, lesquels seraient à aborder de ceux à éviter. Le premier était à éviter, le second, même avec ses airs fatigués et son odeur, un autre mélange d'alcool et de sueur, lui donnait plus confiance.

Permettez moi de vous remercier, je vis juste à côté, je peux vous offrir un verre ou quelque chose ?

Car s'il ne lui semblait pas mauvais pour un sou, il lui semblait en tout cas en détresse. Comme s'il avait besoin d'une aide lui aussi mais qui ne semblait jamais venir. Elle reconnaissait ses propres traits dans les siens, dans une certaine mesure. Si cela se trouvait, elle faisait face à Howard Stark et ne s'en était pas rendue compte, il fallait dire qu'il n'était pas le genre d'homme qui l'intéressait particulièrement et que si elle l'avait vu, c'était en photo, dans des journaux ou parce que Maria le lui avait montré mais il n'était pas le genre d'homme qu'elle chercherait à voir absolument. Elle l'avait sûrement déjà croisé lors de bals dans lesquels elle chantait ou jouait mais cela s'arrêtait là. C'était trop peu pour mémoriser des traits et le voir en vrai. Donc elle avait un doute mais si l'homme ne se présentait pas comme tel, elle ne dirait rien. Puis, les vêtements parlaient pour eux et le manque de voiture de luxe aussi. On disait qu'Howard ne se déplaçait qu'en voiture de luxe, comme on disait bien d'autres choses. Hors, il n'y avait rien de tout cela dans l'horizon. Elle attendait simplement de voir s'il accepterait ou refuserait son offre avant de se diriger vers son quartier, attendant de voir si elle serait ou non accompagnée. Quelque part, elle espérait qu'elle le serait, éviter qu'un autre ne revienne à la charge. Cela donnerait juste raison à ses frères et beau-frère, une femme ne pouvait pas sortir seule dans New York. Elle détestait leur donner raison mais elle ne pouvait pas nier que cela ne serait pas arrivé si elle avait été accompagnée dès le début et que ce n'était pas comme s'il n'y avait personne pour l'accompagner.
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Anonymous
Invité
Invité

Message Sujet: Re: I need a hero. | ft. Anthony Stark I need a hero. | ft. Anthony Stark EmptyDim 12 Aoû 2018, 14:37

I need a Hero
« Qui touche aux miens doit songer à protéger les siens. » Proverbe Corse.





Moïra ne m’avait jamais dit combien sa vie de jeune épouse avait pu être compliquée. D’aussi loin que je me souvienne, je n’avais jamais posé la question non plus. J’avais beau avoir été friand d’histoire, ce genre de préoccupations était rapidement devenu obsolète. Les Hommes Stark ne rêvent pas, ils révolutionnent le monde. Personne n’avançait avec des rêves plein la tête. Les Hommes Stark n’ont pas besoin d’histoire, ils la Créée. J’avais l’impression de pouvoir encore entendre la voix forte et grave de mon paternel, froide et accusatrice. J’avais l’impression d’entendre encore les dispute à propos du temps que je pouvais passer que cette femme qui avait fait figure de deuxième mère, lorsque la première suivait les pas de mon père. J’avais passé du temps avec elle, et forcément, je ne pouvais pas trop me tromper sur l’identité de la femme importunée. Cela me donnais envie de mettre mon poing dans la figure de ce raté, mais par expérience… ou pas, je savais qu’il était parfois plus facile de s’extraire d’une mauvaise situation en parlant. D’autant que je ne suis pas certain de l’impression que je donnerai en frappant l’homme sans rien dire avant. Donc oui, j’arrive, je ne m’occupe certainement pas de mes affaires – quoi que – et je me présente comme étant quelqu’un qui la connaissait. J’avais l’impression d’avoir entendu ça quelque part, la meilleure façon d’agir lors d’une agression…

Mamoï, ma chère et tendre mamy – c’est franchement étrange de penser ainsi alors qu’elle semble avoir la moitié de mon âge – était loin d’être bête. Elle attrapait au vol ma question, se posant ou sous entendant, qu’elle était ma femme. Bien, parfait, cela me donnait toute latitude pour éclater la tronche de cet ivrogne. Bon sang, on n’a pas idée de se souler quand on a par la suite un tel comportement de demeuré ! D’accord, mon comportement n’était jamais réellement exemplaire avec un verre en trop dans le nez, mais pour ma défense, je n’avais jamais agressé aucune femme ! J’étais presque fier de voir toute cette situation se calmer sans  la moindre effusion de violence… Fierté de courte durée vu que le bonhomme semblait particulièrement enclin à vouloir poser ses couilles sur la table. Désolé chéri, mais je ne suis pas un tocard. Moïra ne s’attendait apparemment pas à ça non plus et fort heureusement, elle resta sur ses deux jambes, sans tomber ou se fouler la cheville. Ce n’était que quelques gestes, pas bien compliqué au vu du degré d’alcoolisme du gars, mais c’était assez pour me faire grimacer. Bordel de merde, mon épaule !

Le gars s’étouffait lentement, et je me refusais, pour le moment, à montrer que ce brusque mouvement n’était pas indiqué lorsqu’on était blessé. Mon poing gauche était toujours fermement fermé tandis que mes yeux probablement un peu trop bleus suivaient la fuite du gars. Ce n’est que la voix de Moïra qui détourne mon regard de la rue, histoire de vérifier qu’elle n’avait rien de plus qu’une douleur au bras. Bon sang, au vu de la rougeur, ça allait laisser des traces. J’ai bien envie d’apprendre le respect au gars, mais ma famille est plus importante. Il est bêtement hors de question que je la laisse seule après ça. Elle peut être forte, passer outre ce genre de chose… Une agression n’est jamais vraiment facile à gérer. Je n’ai pas envie qu’elle éprouve la moindre angoisse en rentrant et s’enferme dans son appartement parce qu’un imbécile avait décidé que tremper son biscuit sans consentement était correct.

- Honnêtement… Je ne préfère pas le savoir.

J’en avais une petite idée en fait, mais ça ne s’était pas produit et je me demande simplement si c’était ma présence qui avait causé cette agression, où si c’était quelque chose qui était censé se produire sans mon intervention, et donc faire du mal à Moïra. Elle n’en avait jamais parlé. Pas à moi en tout cas. Je présume que parler agression et viol n’est pas exactement un sujet de conversation sain à entretenir avec un enfant. Je n’avais strictement aucun remord à avoir empêché ça si cela avait dû se produire, et j’emmerde la ligne temporelle d’ailleurs. Je ne serais jamais le gars qui laisse ce genre de truc ce produire parce que… peu importe les raisons. Je reposai mon attention sur la rue où le gars était maintenant introuvable. Je laissai enfin la tension ma quitter un peu, ainsi qu’à mon poing de se relâcher. Les tremblements avaient repris, probablement à cause de cette vague démonstration de force. La douleur était bien là, telle une vieille amie, mais rien d’assez difficile pour que je ne puisse composer avec.

- Je ne vais pas vous laisser seule après ce qui vient de se passer.

Je fis la moue, parce que même si cela pouvait passer pour le chevalier servant qui désirait rétribution pour son courage… ce n’était pas ça. Je ne voulais pas qu’elle pense que je désirais profiter d’une quelconque dette. Rien que d’y penser, ça me faisait grimacer. Au moins me proposait-elle d’elle-même de l’accompagner, rendant la chose moins… perverse et insistante. Et honnêtement, je ne pouvais pas refuser un verre et quelques glaçons. Ce n’était pas comme si j’avais quelque chose de beaucoup plus intéressant à faire de toute manière. Avec un ultime regard derrière moi, je commençai à suivre la jeune femme. Beaucoup trop élégante pour ne pas attirer le regard. Était-ce bizarre de penser que si elle n’avait pas été ma Moïra, j’aurais été le charmeur que tout le monde connaissait ? Oui, désolé Pepper, on se refait pas vraiment. Au-delà de tout ça, et même si nous allions finir par tomber sur un territoire connu, je me demandais s’il était fort prudent de directement aller chez elle. Non, je ne suis pas paranoïaque, je préfère juste pallier à toute éventualité.

- Je suis Anthony, mais tous mes amis m’appellent Tony. Je préfère Tony, d’ailleurs. Pouvez-vous marcher encore un moment ? Je préfère être sûr que l’autre imbécile ne nous suit pas…

Mes yeux tombèrent sur les talons de la dame. Oh, une femme en talon était divinement sexy, mais j’étais aussi le premier a remarquer l’inconfort de ces choses. Y’avait pas une étude quelconque qui disait que ce n’était pas bon pour le dos ou les pieds ? Voire les deux ? Au pire nous pourrions trouver un petit parc, un banc, n’importe quoi, pour qu’elle puisse se reposer. Sauf si elle était pressée. La bague à son doigt est une preuve suffisante de son occupation, d’ailleurs. Encore que… Bon sang, tout ça remontait à loin et il était difficile de s’y retrouver. Oui, elle avait été mariée, et elle avait eu un fils. Je crois qu’il y avait eu… quelque chose à propos du mari. Quelque chose qui éveillait forcément le regard triste de Moïra et que je ne voulais certainement pas toucher.

- Nous pouvons aussi nous cacher dans un parc en attendant, à moins que vous ne soyez occupée… Vous n’avez pas envie de manger de la glace ? Je vous invite.

Cela ferait passer un peu le temps en plus de réveiller d’autres souvenirs nostalgiques. Est-ce que j’avais assez sur moi, d’abord ? C’était la meilleure tout de même : Tony Stark, deuxième plus grande fortune mondiale… ignorait s’il avait assez pour payer une glace à une amie. Splendide. Je détestais de plus en plus cette époque en fait. Peut-on faire une allergie à une époque ? Sachant que je n’avais d’autre choix que de serrer les dents et d’y vivre le temps nécessaire, et bien, advienne que pourra. Ce ne serait pas la première fois que je me retrouve sans le sous et complètement démuni, je saurais me débrouiller.  

Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Matoskah Kohana
ADMIN ᚖ Mutant
Voir le profil de l'utilisateur http://ashesanddusts.forumactif.com/t1350-matoskah-kohana-black-
I need a hero. | ft. Anthony Stark 21cc39d76617d0e8e2552cbba78a2b76
MISSIVES : 274
FT. : Jason Momoa.
COPYRIGHT : Lux Aeterna (avatar) | ROGERS. (signature) | Redd ♥ (aesthetic)
AKA. : Black Bear.
CLASSE : Classe 3
STATUT CIVIL : C'est compliqué. Il fût fiancé mais a fuit ces fiançailles pour sa liberté.
LOCALISATION : Harlem - New York
MULTIFACE : Steven, Shoshana, Loki, Gamora & Natalia.
DATE D'ARRIVÉE : 12/01/2018
I need a hero. | ft. Anthony Stark Giphy

Message Sujet: Re: I need a hero. | ft. Anthony Stark I need a hero. | ft. Anthony Stark EmptyJeu 06 Sep 2018, 22:00

I Need a Hero
Tony & Moïra

« I need a hero, I'm holding out for a hero 'til the end of the night. He's gotta be strong and he's gotta be fast and he's gotta be fresh from the fight.  »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Elle ne voulait pas croire qu'être une femme puisse être si problématique que cela en se promenant dans New York. Elle savait les quartiers à éviter en étant seule et ne s'y aventurait pas pour ressentir une quelconque adrénaline, elle voulait juste rentrer chez elle. Cet homme était survenu de nul part pour ce qui semblait être le meilleur pour l'instant. Moïra préférait y croire en tout cas, que cet homme était réellement là pour la sauver plutôt que profiter de la situation pour l'inverser. C'était souvent dans ces moments où elle pensait à Aedan et au fait qu'à son bras, jamais personne ne s'y serait frottée. Aedan était grand, carré, musclé, le genre d'homme qu'on évite de trop titiller en règle général. En plus de savoir donner les coups. Mais il n'était pas l'heure de rêvasser, Aedan n'était pas ici et elle devait composer avec et profiter de cette aide, cette main tendue comme elle le pouvait.

Il aurait pu lui arriver n'importe quoi et ils le savaient, l'homme lui répondait qu'il préférait ne pas le savoir et en toute franchise, elle non plus ne voulait pas le savoir. Il y avait juste de ces hommes qui se croyaient tout permis, fort heureusement plutôt rares. Elle regardait l'homme trembler sans le faire remarquer, se montrant juste compatissante et voulant le remercier. Un verre ou quelque chose, l'homme ne semblait pas être dans le meilleur des états qui soit.

- Je suis Anthony, mais tous mes amis m’appellent Tony. Je préfère Tony, d’ailleurs. Pouvez-vous marcher encore un moment ? Je préfère être sûr que l’autre imbécile ne nous suit pas…
Quelle sotte je fais, j'en ai oublié de me présenter. Je me nomme Moïra. Il arrive que mes amis m'appelle Ira, faites donc à votre convenance. Mal venu serait celui qui essaierait de venir chez moi, ne vous inquiétez pas. Le quartier irlandais, tout le monde se connaît et j'ai presque autant de frères et beaux-frères que de doigts.

Un petit rire malgré tout à ses derniers mots, elle avait perdu un frère à la guerre mais il lui restait d'autres frères et même un beau frère un peu trop protecteur - la famille, c'était la famille. Dans ce quartier, tout le monde s'entraidait, ce n'était plus comme il y a quelque années où on risquait de se faire taper dessus, la guerre avait calmé bien des ardeurs. En passant devant une ruelle, elle revoyait encore le pauvre Rogers s'y faire tabasser pour un oui ou un non, celui qui était devenu Captain America et qui autrefois était juste un de ses voisin, un gamin comme tant d'autres. Le fait que l'homme se présente comme Tony étouffait au moins le soupçon qu'elle avait pu avoir sur Howard Stark. Ce n'était pas l'illustre Howard Stark qui manquerait une occasion de se faire connaître et faire savoir qu'il s'agissait de lui, donc il ne s'agissait là que de Tony, un homme qui ressemblait à Howard du peu qu'elle s'en souvienne mais n'était pas lui.

Elle se faisait juste quelque peu hésitante quant à l'invitation. Après tout, il n'y avait rien de mal à aller manger une glace et s'asseoir dans un parc en bonne compagnie, cela n'amenait à rien de particuliers. Elle avait l'habitude de composer avec les charmeurs, c'était son métier qui voulait ça aussi. Elle avait appris à reconnaître les séducteurs, de ceux qui voulaient s'amuser, de ceux qui voulaient du sérieux, de ceux qui n'attendaient rien de particulier d'une personne sinon la connaître. Cet homme lui donnait deux impressions différentes sans savoir laquelle était la plus valable. L'impression qu'il cherchait à la connaître et l'impression qu'il voulait s'amuser. Bon, une glace, cela ne coûtait pas grand chose et ce n'était pas comme si elle était débordée, elle voulait juste rentrer et retrouver son petit monstre de fils mais il était entre de bonnes mains, cela pouvait encore un peu attendre.

C'est une invitation des plus originales, je dois dire. Pourquoi pas.

Elle était une fille des rues, pas de la Haute. Elle n'avait pas un langage particuliers, digne, mais un langage plus abrupt, plus direct. Elle avait un peu mal aux pieds mais marcher quelque minutes n'était pas pire que danser toute une soirée sur des talons hauts, elle pouvait bien supporter d'y aller. Cela pourrait aussi lui changer les idées et dieu sait comme elle en avait bien besoin, peut-être aussi l'occasion de se faire un nouvel ami, il ne fallait pas garder l'esprit fermer.
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Anonymous
Invité
Invité

Message Sujet: Re: I need a hero. | ft. Anthony Stark I need a hero. | ft. Anthony Stark EmptyLun 10 Sep 2018, 10:08

I need a Hero
« Qui touche aux miens doit songer à protéger les siens. » Proverbe Corse.





Me présenter n’était qu’une manière polie de prouver que je ne lui voulais pas de mal. D’accord, il y avait des psychopathes qui appréciait jouer avec leurs victimes, les mettre en confiance, gagner leur respect et leur amitié avant de les utiliser comme bon leur semblait. Ce n’était évidemment pas mon cas, et probablement que même elle ne pensait pas à ça. Je me demande ce que je pourrais bien faire pour la démentir si c’était le cas : me présenter comme Anthony Stark ne serait vraisemblablement pas la meilleure option et ce, même si des gens pouvaient avoir le même nom. Dire que je venais du futur était également proscrit : je n’avais pas envie de la traumatiser ou de me faire passer pour un total demeuré bon à enfermer. Bref, un prénom était plus que suffisant, c’était d’ailleurs ce que tout le monde utilisait avec moi. Cela serait tellement étrange que cette femme utilise autre chose que mon diminutif... J’avais beau être adulte, certains souvenirs étaient sacrés : ceux de mon enfance avec elle par exemple.

Plus par souvenir que par réel connaissance de la situation, je souris à l’évocation de sa famille. Ses frères et sœurs, les gens sur qui elle pouvait compter. Cela pourrait éventuellement me faire songer à ce qu’aurait été ma vie avec une famille plus nombreuse... Quelque chose de différent j’imagine, mais pas meilleur, assurément. Howard n’était pas fait pour être père, pas plus que je ne pensais pouvoir l’être. C’était une chose de vouloir protéger les siens, de vouloir le meilleur, de leur offrir tout ce qu’ils désiraient et d’éduquer un petit être pour qu’il devienne quelqu’un de bien. D’ailleurs je n’avais pas été particulièrement bien inspiré en invitant Peter à me rejoindre alors même que c’était qu’un gamin. Cela dit, il s’en était bien sorti et c’était un moyen comme un autre de le préparer à l’avenir. Des excuses oui, mais ça ne changeait rien au fait que devenir père m’était difficile à envisager. Surtout maintenant. Bref.

- Autant de gens présents pour vous gâter.

Elle et sa famille et surtout son enfant. Je ne pouvais pas l’évoquer : rien ne m’indiquait qu’elle en avait un. Ce n’était pas la largeur du bassin, ou quelque chose du genre qui était indicatif... Sans compter que le corps de la jeune femme ne montrait pas particulièrement le miracle de la vie. C’était réellement étrange de parler aussi librement à quelqu’un que je connaissais et de devoir veiller à ne pas trop en dire. Et à ne pas paraître trop étrange non plus : l’inviter à s’asseoir quelque part en dégustant une glace  me semblait être une idée certes enfantine, mais pas totalement dépourvue de sens. J’étais très certainement paranoïaque, mais autant ne courir aucun risque. Cela lui permettrait de se détendre, d’oublier un peu l’incongru, d’éviter de se sentir suivie et de pouvoir rentrer chez elle en toute quiétude sans avoir à se sentir redevable envers moi, quitte à même m’inviter chez elle. C’était parfaitement charmant, mais c’était aussi dangereux. Sauf si c’était encore une fois une forme de paranoïa. Tout le monde n’était pas calculateur et mesquin, tout le monde ne sauvait pas une dame pour se faire inviter chez elle, l’abuser et l’assassiner avant de voler des objets précieux.

- Le sucre a des propriétés euphorisantes. En petites quantités, comme ici, ça sera parfait pour décompresser.

Il augmentait également l’énergie pour un court lapse de temps. Le sucre était l’un des maux de mon siècle, mais on devait tout de même lui reconnaître certains bienfaits. Je doutais que Moïra soit sujette à des crises d’angoisse, dépressive et autre, que le sucre pouvait favoriser. En somme, il n’y avait rien d’autre qu’une invitation à renouer avec des actions de l’enfance, comme simplement déguster quelque chose de froid et sucré sans se soucier du regard des autres. Est-ce que les riches d’ici étaient trop snob que pour déguster une glace ? La lécher ? Ca serait tellement intéressant à voir. En attendant, il faudrait qu’elle puisse également s’asseoir : avec des chaussures pareilles, elle devait souffrir. Fort heureusement, l’endroit en question n’était pas bien loin et il y avait effectivement quelques endroit pour s’asseoir. Si on nous regardait, je n’y fis pas attention : on finit par s’habituer à ce genre de chose. De toute manière, pour une fois, ce n’était pas « moi » qu’on regardait. Pas le Stark excentrique que l’on voulait prendre en photo pour offrir une Une plus digne ou plus scandaleuse que les autres. C’était presque réconfortant d’être bêtement anonyme. Fut un temps où cette simple balade aurait fait jaser. Fut un temps où j’aurais très certainement tenté ma chance avec une telle femme. Le hasard faisait bien les choses : non seulement elle était une figure sacrée et intouchable, mais elle était mariée. Encore qu’avant, ce n’était pas réellement le genre de choses qui m’arrêtait. Bref, j’avais changé, pour le mieux.

- Que prendrez-vous ?

Je passai ensuite commande, et payai, laissant l’homme avec la monnaie. J’aurais sans doute dû être plus regardant, d’autant que je ne roulais littéralement pas sur l’or, mais les habitudes avaient la vie dure, du moins celle là. L’argent n’avait jamais été un problème pour moi, que j’en ai ou pas, visiblement. Je tandis donc la douceur à la jeune femme et on pu enfin s’asseoir. Effectivement, cela pouvait parfaitement être pris pour une invitation peu ordinaire : nous étions très certainement les seuls adultes à s’arrêter pour ça ici.

- C’est la première fois que cela vous arrive ?

Je détestais l’idée qu’elle puisse être mise en danger d’une quelconque manière, plus encore parce qu’elle n’était qu’une civile vraisemblablement seule. Aedan était vivant il me semblait, mais cela n’empêchait pas Moïra de se faire malmener par des inconnus. Elle pouvait aussi affirmer qu’elle avait de nombreuses connaissances qui pourraient lui venir en aide, tout comme des frères, je serais plus rassurer si elle se baladait avec une petite arme sur elle. Même un bête spray au poivre. Amélioré. Si je le lui proposais, elle me regarderait sûrement bizarrement.

Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Message Sujet: Re: I need a hero. | ft. Anthony Stark I need a hero. | ft. Anthony Stark Empty

Revenir en haut Aller en bas

I need a hero. | ft. Anthony Stark

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Mister Stark
» Anthony arrive
» hero system
» Stark Lawcoe et sa renommée !
» Une lettre d'adieu... [PV Anthony G]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Back to the Past :: Déposons les armes :: Archives de nos disparus :: RP-